Le ministère des Arts et de la Culture, appelé Ministère des Arts et de la Culture ou MINAC, est la principale autorité publique chargée de la politique et de l’administration culturelles au Cameroun. Ses services concernés comprennent la Direction du Développement et de la Promotion des Arts, la Direction du Patrimoine Culturel, la Direction de la Coopération et de la Promotion Artistique, la Direction des Industries Culturelles, les délégations régionales et départementales ainsi que les services responsables du livre et de la lecture. Le MINAC supervise ou soutient également des institutions telles que le Musée national, la Bibliothèque nationale, la Cinémathèque nationale et l’Ensemble National. Les formations artistiques suivent plusieurs parcours. L’Institut des Beaux-Arts de Foumban, rattaché à l’Université de Dschang, propose notamment des programmes de peinture et dessin, sculpture, gravure, céramique, histoire de l’art, art contemporain, stylisme et modélisme, textile, décoration intérieure et arts visuels et médiatiques. Le parcours universitaire documenté comprend une licence de trois ans et un master de deux ans. L’admission dépend normalement du baccalauréat, du GCE Advanced Level ou d’un diplôme équivalent. Il existe également des cours de formation continue et des stages plus courts. Le parcours de l’IBA Nkongsamba comprend l’architecture et l’urbanisme, le patrimoine et la muséologie, les arts plastiques et l’histoire de l’art, ainsi que le cinéma et l’audiovisuel. Les établissements privés d’enseignement supérieur accrédités, l’apprentissage communautaire, les associations, les ateliers, les festivals et la pratique autodidacte offrent d’autres voies, dont la reconnaissance, la durée et les coûts varient. Les arts visuels, appliqués et photographiques comprennent la peinture, la sculpture, la céramique, la photographie d’art, le multimédia, le travail textile, la mode, la décoration intérieure et d’autres arts appliqués. La musique et les arts du spectacle comprennent la musique, la danse, le théâtre, le ballet et le travail orchestral. L’Ensemble National développe, produit et diffuse des œuvres artistiques au niveau national et international. Des formes culturelles vivantes comme Mvet Oyeng, Ngondo, Nguon et Guruna réunissent, selon des contextes culturels différents, spectacle, musique, danse, instruments, cérémonie et transmission communautaire. Le cadre juridique distingue les spectacles professionnels et amateurs. La littérature et l’édition couvrent la création, l’édition, la diffusion, la distribution, les bibliothèques et le dépôt légal. CREPLA soutient le livre et la lecture. Le décret n° 2026/00644/PM fixe les conditions d’agrément des éditeurs, des libraires et des éditeurs de manuels scolaires. Les règles sur le dépôt légal exigent généralement six exemplaires de documents imprimés, graphiques, photographiques et phonographiques au moment de leur publication. Les logiciels et les bases de données nécessitent deux exemplaires, normalement dans le mois suivant leur mise en circulation, tandis que les films doivent être déposés à la Cinémathèque nationale dans les six mois suivant leur première projection. Le non-respect des règles de dépôt légal peut entraîner une amende de 100 000 à 1 000 000 FCFA. La production, la distribution et l’exploitation cinématographiques nécessitent une autorisation préalable en vertu de la loi n° 88/017 et du décret n° 90/1462. Le dossier de production est transmis au MINAC par le service compétent pour le cinéma et l’audiovisuel, la Direction de la Production Cinématographique et Audiovisuelle. Le délai de décision annoncé est de 60 jours, avec un délai maximal de 90 jours ; selon le cadre cité, l’absence de réponse vaut approbation. Des droits et taxes prévus par la loi s’appliquent, mais leurs taux actuels n’ont pas été vérifiés dans les recherches disponibles. Le cadre juridique était en cours de révision en août 2026 ; les demandeurs devraient donc confirmer la procédure et les exigences en vigueur avant la production ou la sortie. L’accès à la profession d’architecte est soumis à des conditions distinctes. L’Ordre National des Architectes du Cameroun, ou ONAC, exige une inscription pour l’exercice professionnel et un cabinet d’architecture privé doit être autorisé par l’ONAC. Les architectes étrangers sont soumis à des conditions supplémentaires. Des formations en architecture sont proposées notamment à l’IBAF, à l’ESSACA et à l’ENSTP ; un cursus d’architecture est aussi documenté à l’Université de Padoue. L’architecture traditionnelle et le patrimoine comprennent les grandes cases des Grassfields et le paysage en pierres sèches de Diy-Gid-Biy chez les Mafa. La Direction du Patrimoine Culturel contrôle notamment l’inventaire, la conservation et la circulation ou l’exportation des objets patrimoniaux et artistiques protégés. Le design est associé aux arts appliqués, aux arts visuels et au multimédia plutôt que régi par un permis national distinct documenté. De même, les sources officielles disponibles ne permettent pas d’établir l’existence d’un permis indépendant ni d’un marché national normalisé pour l’art numérique. Le droit d’auteur, les contrats, le dépôt légal applicable aux logiciels ou bases de données, les règles d’exposition et les conditions des lieux déterminent donc une grande partie des conditions pratiques du design et des arts numériques. Le droit d’auteur camerounais protège les œuvres originales de littérature et d’art, notamment la musique, les œuvres audiovisuelles, le dessin, la peinture, la sculpture, l’architecture, les arts appliqués et la photographie. Le droit d’auteur naît de la création et aucun dépôt de droit d’auteur n’est exigé. Les idées seules ne sont pas protégées. Les auteurs détiennent des droits moraux et patrimoniaux, tandis que les artistes-interprètes, les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes et les organismes de radiodiffusion détiennent des droits voisins. Des organismes de gestion collective, dont SONACAM, SOCADAP, SCAAP et SOCILADRA, peuvent administrer les licences et la rémunération des droits. L’inscription des titulaires de droits dans un fichier national peut se faire dans le cadre de la procédure INT, avec un délai d’un mois pour présenter des réclamations après la publication provisoire. L’exploitation commerciale du folklore exige une déclaration et le paiement de droits conformément aux règles applicables. Le secteur culturel comprend aussi les musées, galeries, expositions, festivals, associations, prestataires privés et événements communautaires. Le Musée national, service du MINAC, acquiert, classe, conserve et expose des collections, et soutient la formation et la recherche en histoire de l’art et en muséologie. Une mesure de politique publique de 2020 mentionnait 24 pôles artistiques et culturels et neuf fédérations. Les recherches disponibles ne permettent pas de confirmer l’existence d’un indice national du marché, d’un registre fiable des prix, d’un répertoire complet de galeries ou d’un décompte sectoriel fiable des artistes ; les prix, la demande et les revenus professionnels ne peuvent donc pas être généralisés à l’ensemble du Cameroun. Le CASSPC soutient la création, la production, la diffusion, l’édition, les organismes de gestion collective, les prix et les mesures de solidarité. Les demandes sont adressées au ministre, et la Commission des Arts et Lettres les examine. Les aides dépendent des fonds disponibles. Sont admissibles les entreprises culturelles camerounaises ainsi que les auteurs ou interprètes camerounais ; les recherches n’ont pas permis de vérifier un montant d’aide actuel standard ni un barème universel de frais. Le parrainage et le mécénat sont des solutions de financement reconnues par la loi, mais leurs conditions dépendent des accords et des projets. Les spectacles publics nécessitent une autorisation préalable de l’autorité compétente. Un entrepreneur ou agent professionnel de spectacles vivants doit obtenir une licence du MINAC. Les événements ponctuels à but philanthropique, socioéducatif, sportif ou religieux font l’objet d’une déclaration déposée au plus tard 15 jours avant l’événement. Le cadre traite différemment les activités des entrepreneurs amateurs, et un artiste mineur doit obtenir l’autorisation écrite d’un parent ou tuteur. L’administration locale compte également, car le MINAC dispose de services décentralisés et les autorisations d’événements peuvent relever des autorités régionales ou départementales. Les barèmes précis des frais de scolarité, d’exposition, de galerie, de marché et de cinéma n’ont pas été vérifiés, et aucun frais de dépôt légal n’a été identifié. Le droit d’agrément de 1 000 000 FCFA associé à un OGC concerne l’organisme de gestion collective et non l’artiste individuellement.
Arts au Cameroun
Les arts au Cameroun comprennent les arts visuels, la musique, la littérature, le cinéma, les arts du spectacle, l’architecture, le design, la photographie et les formes numériques. Le secteur est réparti entre les services du MINAC, les universités, les établissements privés, les associations, les communautés et les artistes indépendants, sans système unifié. Il existe des études formelles, des formations non formelles, des apprentissages communautaires, des festivals, des ateliers et une pratique autodidacte. Le droit d’auteur, l’autorisation des événements, les permis de tournage, l’inscription professionnelle en architecture, le dépôt légal et le financement culturel imposent des obligations différentes selon les activités.
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