Dans l’usage local, le marché du travail (marché du travail), l’emploi formel et informel (emploi formel et informel), le travail indépendant (auto-emploi) et les activités génératrices de revenus (Activités Génératrices de Revenus (AGR)) sont des notions centrales. Plus des trois quarts de la population ont moins de 30 ans et environ 70 % de la population active dépend de l’agriculture. L’EHCVM 2021 a classé 69,2 % des personnes en emploi principalement dans l’agriculture ; seuls 6,6 % de la population active avaient effectué un travail salarié au cours des sept jours précédents. Selon l’Agence centrafricaine de l’emploi et de la formation professionnelle (ACFPE), environ 91 % des jeunes travailleurs occupaient un emploi informel en 2019, tandis que le travail indépendant représentait environ 92 % des formes d’emploi en 2018. Les activités informelles génèrent souvent des revenus faibles et fluctuants et n’offrent pas de protection sociale fiable. Les secteurs importants pour le marché du travail comprennent l’agriculture, l’élevage, la foresterie, la pêche, les mines, la transformation locale, la construction, le commerce, les transports et les télécommunications. La demande d’emplois formels provient surtout des ONG et des organismes humanitaires, de la fonction publique, des soins de santé, de la logistique et des projets d’infrastructure. L’agro-industrie, la foresterie, les mines, la transformation, la construction, le commerce et les télécommunications 4G sont aussi considérés comme des moteurs de croissance pour 2025. Parmi les profils enregistrés par l’ACFPE en 2022, les parts les plus importantes concernaient les sciences sociales, avec 15,31 %, la logistique, avec 6,41 %, les soins infirmiers, avec 5,06 %, les mobilisateurs communautaires, avec 4,45 %, et les conducteurs, avec 4,40 %. Bangui offre le meilleur accès aux emplois qualifiés et formels. On y trouvait 105 des 237 centres de formation professionnelle ; en dehors de la capitale, l’insécurité, les transports et la faiblesse de l’accès aux marchés compliquent l’accès. En zone rurale, l’emploi repose principalement sur l’agriculture et le travail indépendant. Le Plan national de développement (PND) désigne notamment les régions pôles des Plateaux, de l’Équateur, de la Yadé, des Kagas, du Fertit, du Haut-Oubangui et du Bas-Oubangui, ainsi que Bangui. Sur les 237 centres de formation professionnelle, 25 étaient inactifs faute de ressources et 15 étaient exploités par des ONG. Entre juin 2021 et mars 2023, environ 4 000 jeunes ont participé à des programmes dans 27 centres réhabilités. PADA a soutenu 175 stagiaires dans neuf métiers, tandis que TREE a soutenu 180 jeunes dans les régions 1 et 2. Les programmes de formation correspondent souvent seulement en partie aux besoins du marché du travail, et le suivi de l’insertion professionnelle après la formation est limité. L’ACFPE joue un rôle public central en matière d’information, d’orientation professionnelle, d’inscription, d’information sur le marché du travail, d’examen des contrats et de placement. Pour s’inscrire, les personnes en recherche d’emploi fournissent généralement une copie de leur acte de naissance, leur dernier diplôme et une photo d’identité. Selon l’ACFPE, la carte de demandeur d’emploi (carte de Demandeur d’emploi) est gratuite. Les employeurs peuvent créer un compte et publier des offres ; une carte en cours de validité est exigée pour certaines offres de formation. Aucun délai de placement ni taux de réussite fiable applicable à tout le pays n’a été établi. Beaucoup de personnes trouvent encore du travail par les réseaux familiaux et communautaires, par leurs propres recherches, le petit commerce, l’agriculture et les activités génératrices de revenus. Selon l’OITSTAT, le salaire minimum légal était de 35 000 XAF par mois en 2024. Aucune répartition fiable des salaires par région ou secteur n’a été publiée. Selon le PND, l’emploi formel représentait environ 10 % de la population active, et l’OITSTAT indiquait que seulement 3,5 % avaient reçu au moins une prestation de protection sociale en 2019. Le taux modélisé de travailleurs pauvres estimé par l’OIT était de 65,7 % en 2024 ; la Banque africaine de développement estimait le sous-emploi à 62 % en 2025. Pour les contrats de travail, la dernière référence applicable reste le Code du travail, loi 09-004 du 29 janvier 2009. Il couvre les contrats exécutés sur le territoire national, mais ne s’applique pas aux fonctionnaires, aux forces armées, à la magistrature ni aux travailleurs indépendants. Les contrats à durée déterminée et indéterminée sont autorisés ; certains contrats à durée déterminée peuvent avoir une durée cumulée maximale de deux ans. L’Assemblée nationale a adopté un nouveau Code du travail le 15 mai 2025, qui, selon le statut ePLEX de décembre 2025, n’avait pas encore été promulgué. Il convient donc de vérifier l’état actuel du droit avant toute décision juridique. Le PND ne mentionne pas de prestation nationale de chômage. Les conflits, les déplacements de population, la destruction d’entreprises formelles et l’expansion des activités informelles transforment les conditions d’emploi. La présence de la MINUSCA et des organismes humanitaires crée une demande dans certaines zones, tandis que le développement des communications mobiles ouvre des possibilités dans le commerce et les services. Le PND 2024–2028 porte notamment sur la transition de l’informel vers le formel, le secteur privé, l’agro-industrie, la transformation, la numérisation et la formation régionale. L’insécurité, le mauvais état des routes, l’approvisionnement en énergie, le manque de capitaux et l’inadéquation des compétences freinent ce développement. Les données restent limitées : la dernière enquête auprès des ménages de l’OITSTAT remonte au recensement de 1988. Bien que le PND fasse état d’enquêtes annuelles sur l’emploi depuis 2012 et d’enquêtes biennales sur le secteur informel, la comparabilité et le niveau de détail régional sont limités. Les migrations ont surtout un impact à travers les déplacements et les retours. Plus de 1,4 million de Centrafricains ont été déplacés et le HCR a compté 53 394 réfugiés et demandeurs d’asile dans le pays à la fin de 2024. Depuis la guerre au Soudan, plus de 25 000 réfugiés soudanais et 6 360 personnes centrafricaines de retour sont arrivés. Le droit des réfugiés prévoit généralement des droits à l’emploi égaux à ceux des nationaux ; dans la pratique, l’absence de documents, les obstacles liés à la CNR et la préférence des employeurs pour les nationaux compliquent l’accès. Les femmes exercent souvent une activité informelle malgré leurs qualifications pertinentes.
Marché du travail en République centrafricaine
Le marché du travail en République centrafricaine est largement informel et marqué par l’agriculture, le travail indépendant et l’activité rurale. Les emplois qualifiés et formels se concentrent surtout à Bangui ainsi que dans les secteurs public, humanitaire, sanitaire, logistique et des infrastructures. Une agence publique de l’emploi et de la formation professionnelle accompagne les personnes en recherche d’emploi, tandis que les données régionales et les comparaisons salariales fiables restent incomplètes.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

