En Côte d’Ivoire, l’expression locale « cadre de vie » désigne l’environnement résidentiel et quotidien tel qu’il est vécu directement. La croissance urbaine, les quartiers périurbains et informels, l’inégale disponibilité des services essentiels et l’exposition aux inondations influent fortement sur les conditions de vie. L’approvisionnement en eau relève du ministère chargé de l’Hydraulique et de l’ONEP, l’Office national de l’eau potable. Les raccordements, la continuité du service, les prestataires locaux et l’accès varient selon la commune et le quartier. L’assainissement et la gestion des eaux pluviales relèvent du ministère chargé de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, de l’ONAD et des autorités locales. En l’absence d’égout public, l’assainissement non collectif, c’est-à-dire un système individuel ou local, est obligatoire. Les propriétaires entretiennent les canalisations et installations intérieures, et le raccordement à l’égout devient obligatoire lorsqu’il est disponible. La vidange doit être effectuée par des vidangeurs agréés. Les excréments et les boues ne doivent pas être déversés dans les drains. Selon l’infraction, les sanctions peuvent aller de deux à dix-huit mois d’emprisonnement ou de 50 000 à 500 000 FCFA d’amende. Les installations d’assainissement existantes disposent d’un délai de deux ans pour se mettre en conformité avec le code applicable. L’ONAD procède au curage et à la réhabilitation des drains, mais les drains obstrués ou endommagés, les eaux usées, les déchets et les chantiers non sécurisés peuvent encore créer de graves risques d’inondation et de sécurité en cas de fortes pluies. La gestion des déchets mobilise le ministère chargé de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, les municipalités et les prestataires délégataires. Les règles d’hygiène et de salubrité portent sur le stockage et la collecte, ainsi que sur les routes, les lieux publics, les plages, les marchés, les parcs et les jardins. La collecte formelle n’est pas uniforme à l’échelle nationale, et les dépôts sauvages ou le brûlage à l’air libre aggravent les dommages environnementaux. Les sources de pollution de l’air relevées dans les travaux environnementaux officiels comprennent la circulation, l’industrie, les activités domestiques, la combustion de végétation et de déchets et les décharges à ciel ouvert. Le CIAPOL et l’administration chargée de l’environnement sont des organismes concernés, mais aucun réseau public de surveillance continue à l’échelle nationale n’a été confirmé. Le bruit provient souvent de la circulation, de l’industrie, des chantiers, des groupes électrogènes et des activités commerciales. Le Code de l’hygiène et de la salubrité traite des nuisances et des installations classées, mais les éléments disponibles ne permettent pas d’établir un système uniforme de mesure, des seuils d’alerte et des procédures de plainte à l’échelle nationale ; il ne faut donc pas présumer de seuils locaux. Les parcs, jardins et autres espaces verts publics contribuent au cadre de vie quotidien, mais l’accès, l’entretien et la sécurité dépendent du lieu. Les aires protégées et les forêts relèvent principalement du thème de la nature ; elles ne sont pertinentes ici que lorsqu’elles font partie du cadre environnant. La participation du public aux questions environnementales s’organise principalement autour de projets. Le Code de l’environnement de 2023 reconnaît le droit d’être informé sur l’état de l’environnement. Les projets soumis à une étude d’impact environnemental et social (EIES) peuvent comprendre une enquête publique. L’ANDE est le guichet unique pour l’examen des EIES et le quitus correspondant, tandis que le décret n° 2024-595 modernise la procédure d’évaluation. Cela ne crée pas de service national de consultation générale au quotidien pour toutes les plaintes concernant le cadre de vie. L’urbanisation, les programmes d’infrastructure, les risques climatiques, les inondations, les réformes de l’eau et de l’assainissement ainsi que les projets de gestion des déchets et de drainage font évoluer les conditions locales. Le PND 2026-2030 et des programmes tels que PASEA et PARU constituent des orientations de développement documentées, mises en œuvre par les institutions nationales, les municipalités, les prestataires de services et les partenaires. Aucun tarif ni délai de service fiable à l’échelle nationale ne s’applique à tous les raccordements, services d’eau, collectes de déchets, vidanges ou autorisations ; les coûts et délais pratiques dépendent de l’organisme compétent, du contrat, du réseau et de la localité.
Le cadre de vie en Côte d’Ivoire
Le cadre de vie en Côte d’Ivoire dépend de l’accès à l’eau et à l’assainissement, du drainage, de la collecte des déchets, de la qualité de l’air, du bruit, des espaces verts, de la sécurité et de l’évolution urbaine. Les conditions varient selon les communes, les quartiers, les réseaux de service, les prestataires et les saisons, surtout lors de fortes pluies. Les responsabilités sont partagées entre ministères nationaux, municipalités, prestataires délégataires et organismes de projet, plutôt que confiées à un service unique du cadre de vie.
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