L’éducation préscolaire comprend cinq années de crèche et deux années de maternelle. La dernière année de maternelle, appelée maternelle supérieure, fait partie du cycle obligatoire de 12 ans. Le parcours scolaire officiel comprend ensuite cinq années d’école primaire, trois années de collège et trois années de lycée. Le collège commence généralement vers 12 ans, le lycée vers 14 ans et les études s’achèvent vers 17 ans. Le ministère de l’Éducation fixe le cadre national. Les comités populaires provinciaux, municipaux et départementaux ainsi que les établissements scolaires locaux organisent l’accès et l’offre éducative. Les autorités locales sont responsables de la scolarisation des enfants vivant dans des zones montagneuses ou insulaires reculées, notamment par l’intermédiaire d’écoles annexes ou de transports lorsqu’ils existent. Aucune autonomie scolaire régionale n’est documentée dans ce périmètre. La loi sur l’éducation de 2015 prévoit la gratuité de l’éducation. Elle couvre sans frais l’admission, les cours, la formation pratique, les sorties et les enquêtes de terrain ; selon les règles applicables, des dispositifs publics fournissent aussi nourriture, fournitures scolaires et produits de première nécessité. Un rapport de 2025 du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme décrit néanmoins des familles et des élèves auxquels il est demandé de fournir du matériel ou des contributions pour le fonctionnement des écoles et les salaires du personnel enseignant. Le montant exact de cette charge n’est pas documenté de manière fiable et peut être particulièrement difficile à assumer pour les ménages aux revenus limités. Le programme est organisé de manière centralisée et comprend des matières idéologiques spécifiques ainsi que des contenus axés sur la loyauté dans des domaines tels que la langue, l’histoire et la musique. Des activités de terrain peuvent être organisées pendant les heures de classe. Les rapports de l’État font état d’efforts de modernisation et de développement des technologies de l’information ; des rapports indépendants décrivent pour leur part des problèmes persistants d’électricité, d’accès à Internet et d’équipement scolaire. La loi sur la garantie de l’éducation des jeunes date de 2021, et la Ligue de la jeunesse patriotique socialiste est présente à partir du secondaire. Les statistiques nationales disponibles proviennent principalement de l’enquête en grappes à indicateurs multiples de 2017 et d’analyses connexes de l’ONU ; elles ne doivent donc pas être considérées comme des mesures actuelles. L’enquête indiquait que 72,7 % des enfants de 36 à 59 mois étaient scolarisés, que 97 % des enfants fréquentaient l’école durant l’année précédant l’école primaire et que le taux de préparation scolaire était de 98,3 %. Le taux net ajusté de fréquentation était estimé à 97 % en primaire, 96 % au collège et 95 % au lycée. La même analyse faisait état d’un taux d’achèvement de 100 % pour le primaire et de 99,9 % pour l’ensemble des 12 années, mais les vérifications indépendantes plus récentes sont limitées. Les enfants handicapés ont légalement droit à 12 années d’éducation gratuite. Les départements de l’éducation inscrivent les élèves avant l’année scolaire, normalement en février et mars, avant la rentrée d’avril. La préférence officielle va à la scolarisation dans des écoles ordinaires avec les autres élèves, mais le système prévoit aussi des écoles à besoins éducatifs particuliers, des classes pour enfants handicapés, des écoles pour personnes sourdes ou aveugles et des programmes à domicile pour certains enfants présentant un handicap grave. Le ministère de l’Éducation travaille avec la Fédération coréenne pour la protection des personnes handicapées, mais les résultats d’une enquête prévue pour 2023–2024 n’ont pas été vérifiés dans les éléments disponibles. Selon l’ONU, les obstacles comprennent les longs trajets, l’absence d’aides techniques et la stigmatisation ; certains enfants restent à la maison. Les conditions scolaires varient également selon les régions. Une estimation citée par l’UNICEF indiquait qu’environ la moitié des écoles et 62 % des établissements préscolaires disposaient d’installations adéquates en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène ; ces chiffres sont anciens et fragmentaires. Après le lycée, les jeunes peuvent travailler, effectuer leur service militaire ou, dans certains cas, poursuivre des études supérieures. Ces possibilités constituent des transitions après le système scolaire, et non des éléments de celui-ci.
L’école en Corée du Nord
La Corée du Nord dispose d’un système scolaire organisé à l’échelle nationale et prévoit 12 années de scolarité obligatoire universelle. Les enfants entrent normalement à l’école primaire à 7 ans, puis suivent cinq années de primaire, trois années de collège et trois années de lycée, après une année obligatoire de maternelle supérieure. L’année scolaire va d’avril à mars et l’État prévoit légalement une éducation sans frais, bien que des sources indépendantes signalent que des familles doivent fournir du matériel ou des contributions dans la pratique. L’accès, les conditions d’apprentissage et les coûts réels varient selon le lieu, les ressources du foyer, le handicap et la disponibilité des établissements locaux.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

