La Corée du Nord finance l’État par des recettes budgétaires centrales et locales dans le cadre d’une économie socialiste planifiée. La loi du 21 mars 1974 sur l’abolition complète du système d’imposition a supprimé le régime fiscal général applicable aux citoyens de la RPDC. Aucun système général de retenues sur salaire, d’impôt sur le revenu des personnes physiques, d’impôt foncier ou de droits de succession pour les résidents ordinaires n’est avéré ; il n’existe pas non plus de système national standard d’enregistrement, de déclaration, de remboursement ou de contrôle fiscal publiquement établi pour eux. Le principal mécanisme national est constitué des versements au budget de l’État (국가예산납부금). Les institutions, entreprises et organisations d’État et coopératives transfèrent au budget des parts définies de leurs revenus ou bénéfices. Le versement sur les recettes de transactions (거래수입금) est lié au revenu des transactions et peut fonctionner comme une taxe sur la consommation ou le chiffre d’affaires. Le versement sur les bénéfices ou les gains des entreprises d’État (국가기업리익금 ou 국가기업이득금) a une fonction comparable à celle d’un impôt sur les sociétés. Les autres recettes recensées comprennent les versements sur les bénéfices des organisations coopératives, les revenus issus des frais de service, les charges d’amortissement, les frais d’utilisation de biens, les cotisations d’assurance sociale, les frais d’utilisation des marchés, les frais de gestion des marchés ainsi que les revenus tirés de ventes de biens ou d’écarts de prix. Historiquement, les versements sur les recettes des transactions et sur les bénéfices des entreprises d’État ont dominé les recettes budgétaires déclarées ; les descriptions disponibles les évaluent ensemble à environ 85 %. Les publications publiques indiquent généralement la croissance annuelle des recettes budgétaires plutôt que les assiettes ou les taux transparents de chaque versement. La croissance déclarée des recettes budgétaires a été d’environ 1 % par an de 2021 à 2023, d’environ 2,7 % en 2024 et d’environ 2 % en 2025. Ces chiffres décrivent la croissance des recettes budgétaires, et non un taux général d’imposition intérieure. L’Assemblée populaire suprême adopte le budget. Le Cabinet le prépare et le met en œuvre, tandis que le ministère des Finances ou l’autorité centrale de direction financière supervise les finances nationales. Les organismes financiers locaux perçoivent les recettes des budgets locaux, et les services de gestion des marchés administrent les frais liés aux marchés. Les acteurs des marchés peuvent avoir besoin d’une autorisation de marché et devoir s’acquitter de frais d’utilisation ou de gestion. Des charges imposées aux ménages ont également été signalées au niveau local, dont un versement de 4 000 KPW dans le Pyongan du Sud, mais ces demandes ne sont pas uniformes dans le pays et leur statut juridique ou leur application peut manquer de clarté. Les entreprises à capitaux étrangers et les personnes étrangères relèvent d’un autre régime, prévu par la loi sur l’imposition des entreprises à capitaux étrangers et des personnes étrangères. Il s’applique aux coentreprises contractuelles, aux coentreprises en participation, aux entreprises entièrement détenues par des étrangers, aux entreprises étrangères et aux personnes étrangères. Il couvre notamment les revenus tirés d’activités en RPDC et ceux liés à une succursale, une agence ou une filiale à l’étranger. Les Coréens établis à l’étranger peuvent être concernés pour les revenus de source nord-coréenne. Lorsqu’une convention fiscale s’applique, elle peut modifier le traitement prévu par le droit interne. Un contribuable concerné doit généralement s’enregistrer auprès de l’institution financière locale dans les 20 jours suivant la création, la fusion, la division ou la dissolution de l’entité. Les documents comptables doivent en général être conservés au moins cinq ans. Les paiements peuvent être effectués en KPW ou dans une autre monnaie autorisée. En dehors de Rason, le texte accessible prévoit un taux de 25 % sur les bénéfices des entreprises ; à Rason, il prévoit 14 %, avec un taux de 10 % pour certains secteurs prioritaires. Les taux applicables aux autres revenus sont généralement de 20 % en dehors de Rason et de 10 % à Rason. Le revenu du travail des personnes physiques est imposé à des taux de 5 à 30 %, les revenus inférieurs à 75 000 KPW étant exonérés selon le texte accessible. Les dividendes, intérêts, loyers, redevances et revenus de gestion sont imposés à 20 % ; les ventes d’actifs à 25 % ; les dons à 2–15 % ; les biens immobiliers à 1–1,4 % ; les successions à 6–30 % ; le chiffre d’affaires à 1–15 %, et les produits de luxe à 16–50 % ; les activités commerciales à 2–10 %. Une taxe de gestion municipale est fixée à 1 % de la masse salariale ou du revenu mensuel d’un résident étranger ; la taxe sur les véhicules varie de 1 500 à 15 000 KPW. Les déclarations estimatives et paiements sont généralement dus dans les 15 jours suivant chaque trimestre. Les déclarations annuelles sont dues dans les deux mois suivant la fin de l’année et la régularisation définitive dans les trois mois. Les autres échéances dépendent du type de revenu : généralement dans les 15 jours pour les autres revenus, sous cinq jours pour les retenues sur salaire ou sous dix jours en cas de paiement par le contribuable, sous dix jours après le trimestre pour l’impôt sur les ventes d’actifs et les dons, et sous 20 jours après le trimestre pour l’impôt foncier. La taxe sur les véhicules est due avant la fin février. Les pénalités de retard sont fixées à 0,3 % par jour, les amendes peuvent atteindre quatre fois le montant de l’impôt, et le recours ou l’action en justice est généralement soumis à un délai de 30 jours. Rason et d’autres zones économiques peuvent accorder des réductions ou exonérations aux secteurs prioritaires, aux infrastructures, aux services ou au réinvestissement, sous réserve de conditions liées à l’investissement, au secteur et à la durée d’activité. Le texte anglais accessible de la législation fiscale reflète un régime amendé dont le contenu est répertorié jusqu’en 2020. La mise en œuvre actuelle, l’application des conventions, les dispositifs de change, l’accès bancaire et les modalités de contrôle ne sont que partiellement vérifiables. Il ne faut donc pas assimiler les versements au budget de l’État, les frais de marché et les charges informelles imposées aux ménages à un système moderne et universel d’impôt sur le revenu ou sur les sociétés.
Les impôts en Corée du Nord
La Corée du Nord a officiellement aboli son système général d’imposition intérieure en 1974. À la place, les organismes d’État et les organisations coopératives effectuent des versements au budget de l’État prévus par la loi, tandis que les acteurs des marchés peuvent être soumis à des frais de marché et à d’autres charges locales. Les entreprises à capitaux étrangers et les personnes étrangères restent assujetties à un régime fiscal formel distinct, avec des obligations d’enregistrement, de déclaration et de paiement.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

