Il n’existe en République démocratique du Congo ni enregistrement étatique, ni voie d’accès uniforme, ni autorité nationale chargée de l’amitié. Le vocabulaire courant comprend le terme français « amitié », ainsi que les notions de camaraderie, de groupes de pairs et de réseaux d’amis ; le terme qui convient dépend de la langue et du contexte. Les amitiés peuvent se nouer à l’école, dans des activités de jeunesse et communautaires, des groupes religieux, des programmes sportifs et culturels, des clubs de paix scolaires et des initiatives liées aux déplacements ou à l’aide humanitaire. L’UNICEF et des programmes de jeunesse comme le programme nommé U-Report Tour, ainsi que des réseaux de jeunes bénévoles, favorisent les contacts et l’engagement communautaire, mais ne confèrent pas de statut juridique à l’amitié. Les contacts se font en personne ou par les réseaux mobiles et Internet. L’accès est inégal : selon les données de l’UIT pour 2024, 19,7 % de la population utilisait Internet, le nombre d’abonnements actifs au haut débit mobile s’élevait à 30,1 pour 100 habitants et 44,3 % de la population possédait un téléphone mobile. La couverture 3G ou supérieure atteignait environ 55 % de la population et la LTE environ 45 %. Le coût des appels et des données, les transports, la pauvreté, l’insécurité et les déplacements peuvent donc empêcher les contacts réguliers. Ces chiffres décrivent la situation nationale et ne signifient pas que chaque province, ville ou site d’accueil de réfugiés bénéficie du même accès. Dans les situations de conflit et de déplacement, les amitiés peuvent apporter un soutien émotionnel, des renseignements pratiques, de la solidarité et un accès à une aide supplémentaire. Toutefois, elles peuvent aussi être marquées par la séparation, la solitude, la stigmatisation, les menaces et les risques pour la sécurité. Les centres communautaires de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), les comités locaux de protection, les groupes de jeunes, les réseaux de pairs et communautaires, ainsi que les activités sociales ou récréatives sont des points de contact utiles. Le HCR, l’organisation de soutien aux réfugiés CNR, les organisations partenaires et les services de santé et de soutien psychosocial peuvent offrir une protection, un accompagnement éducatif ou sanitaire et un soutien psychosocial ; toutefois, ils ne sont pas des organismes chargés de créer ou de maintenir des amitiés. La Constitution protège notamment la liberté de pensée et de religion, la liberté d’expression, la réunion pacifique, la liberté de circulation, la vie privée, le secret de la correspondance et des télécommunications et la liberté d’association. Ces droits s’exercent dans le cadre de la loi, de l’ordre public, des bonnes mœurs et des droits d’autrui. L’amitié elle-même ne crée aucun droit autonome à maintenir le contact ni aucune obligation de poursuivre une relation. Les enfants bénéficient de protections supplémentaires concernant la vie privée et la liberté d’association, qui peuvent être soumises à des limites parentales ou légales. Les amitiés privées n’entraînent ni frais, ni délai, ni procédure formelle uniformes. Selon la situation, des frais peuvent être liés aux communications mobiles, aux données, aux transports ou à la participation à une activité. L’accès aux groupes et aux services d’aide dépend du lieu, du prestataire et de la situation de sécurité. Une amitié peut être interrompue librement en réduisant les contacts ou en y mettant fin ; aucune procédure formelle de rupture n’existe. En cas de menace, de contrainte, d’exploitation ou de violence, il peut être approprié, selon les circonstances, de faire appel aux services locaux de protection, de santé ou de soutien psychosocial. Les relations amoureuses, la colocation et les simples connaissances ne sont pas le sujet de l’amitié en tant que telle. Les statistiques nationales sur la fréquence et la durée des amitiés sont limitées. Il est donc difficile de généraliser à toute la République démocratique du Congo des observations concernant Kinshasa, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri ou certains sites de déplacement.
L’amitié en République démocratique du Congo
En République démocratique du Congo, l’amitié est une relation volontaire, personnelle et non romantique, fondée sur des contacts réciproques réguliers. Elle se développe souvent à l’école, dans les activités de jeunesse et communautaires, les communautés religieuses, le sport, la culture ou les programmes humanitaires. Toutefois, le coût, la couverture réseau limitée, l’insécurité, la pauvreté et les déplacements compliquent les rencontres en personne et la communication mobile.
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