Selon la province, la ville ou la zone rurale, la langue, la religion, l’âge, le genre, le contexte ethnique, les conflits et les déplacements, les rencontres, la vie commune et les séparations peuvent varier considérablement. Dans la vie quotidienne, on emploie des termes comme relation amoureuse, couple, fiançailles et union libre ou cohabitation, dont le sens peut varier selon la région linguistique et le milieu social. Les familles, les communautés religieuses, les autorités traditionnelles et l’entourage peuvent influencer le choix du partenaire et le passage aux fiançailles ou au mariage. Une relation amoureuse ne crée pas à elle seule un statut juridique distinct en République démocratique du Congo. La Constitution garantit le droit d’épouser la personne de son choix. Le mariage résulte toutefois de l’acte civil et public prévu par la loi, entre un homme et une femme ; selon le Code de la famille, une union purement religieuse n’a pas d’effet autonome en tant que mariage reconnu par l’État. Les fréquentations ou la cohabitation sans mariage ne créent donc pas automatiquement des obligations matrimoniales d’entretien, de fidélité ou de partage des biens. La protection contre la contrainte, les violences sexuelles et les autres violences s’applique qu’il y ait mariage ou non. Le consentement doit être libre et continu. Les violences fondées sur le genre et les violences entre partenaires intimes restent des risques importants. Une enquête ancienne a signalé des violences physiques ou sexuelles commises par un ancien ou un partenaire actuel chez 36,8 % des femmes et filles de 15 à 49 ans ayant déjà été en couple ; les enquêtes sous-jacentes datent de 2000 à 2018. Selon les informations disponibles, les cas de violences fondées sur le genre signalés sont passés de 47 502 en 2018 à 119 394 en 2022. Ces chiffres peuvent également être influencés par l’amélioration des signalements et l’évolution des services ; ils ne décrivent pas automatiquement la fréquence actuelle dans chaque province. Les fiançailles ou le mariage d’une personne de moins de 18 ans sont interdits. La loi sur la protection de l’enfance érige en infraction le fait de donner un enfant en mariage ou de l’y contraindre. Une enquête de 2015–2016 a indiqué que 29,1 % des femmes âgées de 20 à 24 ans s’étaient mariées ou avaient vécu dans une union assimilable au mariage avant leur 18e anniversaire ; ce chiffre correspond à une période précise et ne doit pas être interprété comme un taux provincial actuel. En cas de danger ou de violence, la police, le parquet, les services de santé et les services spécialisés peuvent constituer des options selon le lieu. L’aide peut comprendre un accompagnement médical, psychosocial, juridique et social ; toutefois, les guichets uniques, les conseils juridiques, les centres de santé, les organisations de jeunesse, les services mobiles et les espaces sûrs ne sont pas disponibles partout. La confidentialité, la stigmatisation, les représailles, la langue, les transports, la sécurité et les délais d’orientation influent sur l’accès. On ne peut donc garantir ni la gratuité générale des services ni des délais uniformes. La séparation après des fréquentations ou une cohabitation sans mariage est généralement informelle et n’a pas de procédure nationale distincte de demande ou d’enregistrement. En cas de violence, un plan de sécurité, un hébergement sûr et la protection des enfants, de l’argent, des données privées et des comptes numériques passent d’abord. Dans le cadre d’un mariage formel ou d’une affaire concernant des enfants, la filiation, la garde ou les biens, les tribunaux et le droit de la famille peuvent être compétents. La naissance d’enfants hors mariage peut déclencher des délais et procédures particuliers pour établir la filiation juridique ; ces conséquences relèvent du droit de la famille et de l’état civil, non d’un statut distinct de la relation amoureuse.
Les relations amoureuses en République démocratique du Congo
En République démocratique du Congo, les relations amoureuses se développent généralement de manière informelle et privée. Les fréquentations, les fiançailles et la cohabitation sans mariage n’ont pas de statut public distinct ni de procédure nationale. Le consentement, la sécurité personnelle, la santé sexuelle et la protection contre la violence façonnent la manière dont ces relations sont vécues.
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