Dans la vie quotidienne, les habitants de la République démocratique du Congo communiquent en personne, par téléphone mobile, SMS, données mobiles et lettres officielles. Le français est la langue officielle. Le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba ont également une importance nationale ; la langue utilisée dépend notamment de la province, de la communauté et de la situation. Aucun classement général des applications ou des habitudes de communication numérique n’est documenté de manière fiable. Au quatrième trimestre 2025, la pénétration de la téléphonie mobile atteignait environ 65 % d’une population d’environ 112 millions d’habitants. L’utilisation de l’internet mobile était de 32,95 % et celle du mobile money de 30,60 %. Les quatre principaux opérateurs de réseaux mobiles sont Africell, Airtel, Orange et Vodacom. Le nombre d’abonnés déclaré était de 26,40 millions pour Vodacom, 22,29 millions pour Orange, 21,78 millions pour Airtel et 3,46 millions pour Africell. Ces chiffres ne témoignent pas d’une couverture uniforme : la ville, la région, la couverture réseau, l’offre, le tarif et la qualité du service influencent l’accès réel. Les fournisseurs proposent des offres prépayées, postpayées et de données. Les prix, la couverture réseau, la qualité et les délais de traitement dépendent de l’opérateur et du lieu précis. L’activation, la désactivation et la réactivation d’une carte SIM sont soumises à l’identification de l’abonné en vertu de l’arrêté ministériel n° CAB/MIN/PT&NTIC/AKIM/KL/Kbs/038/2022. Une identification insuffisante peut entraîner une interruption du service ; elle ne crée pas automatiquement un droit à un remboursement ou à une pénalité contractuelle. Les usagers ont droit à l’accès aux services de base de communications électroniques et postaux à des prix raisonnables. Avant la conclusion d’un contrat, les fournisseurs doivent communiquer des informations claires, complètes et compréhensibles, fournir un service d’une qualité correspondant au prix, traiter les usagers de manière égale et non discriminatoire, et proposer des services sûrs et fiables. La protection des données s’applique dans les limites de la loi. Les usagers doivent respecter leurs obligations contractuelles. L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) est l’autorité compétente pour la réglementation postale et des communications électroniques. Elle réglemente notamment les autorisations, la numérotation, la protection des consommateurs et la supervision du service universel. La mise en œuvre du service universel, la portabilité des numéros, la réduction des coûts d’itinérance et des offres plus accessibles ne sont pas encore entièrement achevées. En cas de panne ou de litige, l’usager doit d’abord demander à l’opérateur une solution à l’amiable. Si cela échoue, une réclamation écrite peut être adressée à l’ARPTC. Elle doit contenir l’identité et les coordonnées du plaignant, le nom de l’opérateur concerné, un bref exposé des faits, les pièces justificatives et la preuve de la tentative préalable de règlement. Le traitement par l’ARPTC est gratuit. Un signalement téléphonique via la ligne consommateurs 155 doit être formalisé ultérieurement si une procédure officielle est nécessaire. Pour les services postaux, la Société Congolaise des Postes et Télécommunications est le prestataire public. L’annuaire codepostal.cd répertorie notamment les quartiers, communes, secteurs, chefferies et bureaux de poste. L’adresse doit comporter un code postal. La SCPT déclare disposer de 360 agences, de bureaux de poste dans 145 territoires, de services de lettres et de colis, de livraison à domicile et d’informations numériques sur l’envoi et le retrait. En vertu de la loi 012, la SCPT revendique une responsabilité exclusive pour les envois jusqu’à deux kilogrammes ; toutefois, la disponibilité pratique, les prix actuels et les délais de livraison contraignants dépendent de l’itinéraire, du bureau de poste et de l’envoi et ne sont pas documentés de manière indépendante à l’échelle nationale. Le Code du numérique, institué par l’ordonnance-loi n° 23/010 du 13 mars 2023, couvre les activités et services numériques, les écrits et outils électroniques, les services de confiance, les contenus numériques, la sécurité et la protection pénale. Il établit également le cadre de la protection des données, de la certification et d’autres procédures réglementaires. Le portail de régulation numérique de l’ARPTC (CADRAN) est opérationnellement disponible à cette fin. L’accès aux services numériques reste fragmenté en raison du coût de la connexion, de la couverture réseau et des différences régionales. Le Ministère de la Communication et Médias met en œuvre la politique de communication du gouvernement. Le Porte-Parole du gouvernement en transmet la position. Les informations officielles sont publiées sur les sites du gouvernement, lors de conférences de presse et sur des portails institutionnels ; il n’existe pas de point d’accès national unique pour toutes les demandes des citoyens. L’accès reste lacunaire pour les personnes à mobilité réduite. L’existence d’un accès uniforme à l’interprétation en langue des signes, au sous-titrage, à la synthèse vocale ou à des normes d’accessibilité contraignantes pour les télécommunications n’est pas documentée à l’échelle nationale. Les réclamations écrites, un bureau local de l’opérateur ou de la SCPT et un canal de communication accompagné fiable peuvent être utiles en pratique, mais doivent être vérifiés localement. En cas de malentendu ou de conflit, conservez les messages, factures, reçus et contrats. Une clarification dans la langue locale préférée ou en français peut faciliter la communication. Pour les problèmes de télécommunications, la démarche va de l’opérateur à l’ARPTC ; pour les problèmes postaux, les preuves de dépôt, les données d’expédition et les justificatifs de livraison sont particulièrement utiles. Il n’existe pas de délai de traitement national uniforme pour les contacts généraux avec les autorités.
Communication en République démocratique du Congo
La communication en République démocratique du Congo combine les échanges en personne avec les services mobiles, les SMS, les données mobiles, le courrier et les services numériques. Le français est la langue officielle ; le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba sont des langues nationales, et leur choix dépend de la province, de la communauté et de la situation. Les services mobiles sont répandus, mais l’accès, la qualité du réseau et les coûts varient selon la région et l’opérateur. Pour les démarches formelles, il importe de conserver des preuves traçables, de s’adresser au bon opérateur ou à l’autorité responsable et, si nécessaire, de saisir l’ARPTC en cas de litige postal ou de télécommunications.
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