La CENI gère l’identification et l’inscription des électeurs, le registre électoral, les bureaux de vote, le dépouillement et les résultats provisoires. La Cour constitutionnelle examine les candidatures et les résultats des élections présidentielles et législatives nationales, tandis que les cours administratives d’appel traitent les litiges provinciaux. Le cadre électoral repose principalement sur les articles 70–71 et 211 de la Constitution, la Loi électorale n°22/029 du 29 juin 2022 et la loi sur l’identification et l’enrôlement des électeurs n°04/028, avec ses modifications ultérieures. L’élection présidentielle se déroule au suffrage universel direct, à la majorité simple, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Les députés nationaux et provinciaux, ainsi que les conseils locaux, sont élus directement au scrutin proportionnel plurinominal selon la méthode du plus fort reste. Les sénateurs, les gouverneurs et les vice-gouverneurs sont élus indirectement par les députés provinciaux. Ces fonctions font donc l’objet de bulletins, d’électeurs et de procédures décisionnelles différents. Pour voter, il faut généralement avoir la nationalité congolaise, avoir atteint 18 ans au plus tard à la fin de l’enrôlement, être inscrit sur la liste électorale et détenir une carte d’électeur. Des exclusions légales peuvent s’appliquer. L’inscription peut être étayée par un acte de naissance, un certificat de nationalité, une ancienne carte d’électeur, un passeport ou un permis de conduire valide, une carte scolaire ou d’étudiant, ou un livret de pension de la CNSS. Si aucune de ces pièces n’est disponible, trois électeurs déjà inscrits dans le même centre d’inscription peuvent fournir une déclaration à l’appui. Les listes doivent être affichées publiquement au moins 15 jours avant le scrutin et les inscriptions peuvent faire l’objet d’une contestation. Le vote a lieu dans un Centre ou Bureau de Vote et de Dépouillement. Le dispositif électronique de vote comporte un écran tactile et deux imprimantes : l’électeur fait son choix sur l’appareil, tandis qu’une trace papier soutient le processus de vote et qu’une impression distincte consigne le résultat. Le vote est secret. À la clôture du scrutin, le bureau devient le centre de dépouillement ; il dépouille les bulletins en présence d’au plus cinq témoins accrédités, affiche immédiatement les résultats et fait signer le procès-verbal par le personnel électoral et les témoins. Les témoins présents peuvent en recevoir une copie. Les documents scellés sont ensuite acheminés vers le centre ou l’antenne de la CENI compétents. La CENI publie en ligne et dans ses bureaux les résultats provisoires bureau par bureau ; le tribunal compétent proclame les résultats définitifs. Les contestations peuvent porter sur les listes électorales, les candidatures ou les résultats. Les procès-verbaux certifiés de la CENI constituent des preuves essentielles. Pour les élections législatives nationales de 2023, 1 123 recours ont été enregistrés : 46 ont été jugés fondés, 525 rejetés comme non fondés, 531 déclarés irrecevables et 21 retirés. En 2023, le registre électoral validé comptait 43 955 181 électeurs après le retrait de 3 344 183 inscriptions brutes, notamment les doublons, les mineurs et les enregistrements de test. Une participation limitée de la diaspora a été mise en place pour l’élection présidentielle de 2023. Au 6 septembre 2026, la feuille de route de la CENI pour 2025–2029 prévoit l’identification et l’enrôlement dans quatre zones opérationnelles de février à septembre 2026, la centralisation des données jusqu’en mars 2027 et les élections présidentielles, législatives nationales et provinciales directes en décembre 2028. Les résultats présidentiels provisoires sont prévus en janvier 2029, puis les résultats définitifs plus tard dans le même mois ; les résultats des législatives nationales sont prévus entre janvier et avril 2029, et ceux des élections provinciales entre avril et juin 2029. Les élections des conseils locaux sont prévues en juillet 2029. Ces dates dépendent du financement, de la sécurité, des infrastructures et de décisions électorales ultérieures. Plusieurs élections indirectes complémentaires ont eu lieu en 2025–2026, tandis que, selon le rapport de la CENI, les élections locales des conseillers urbains, bourgmestres et maires n’avaient pas été organisées faute de financement. Il faut donc vérifier localement l’accès et les modalités réelles du vote, notamment dans les zones de conflit à l’est et les endroits où les distances sont longues, le matériel endommagé, les transports insuffisants ou l’énergie peu fiable.
Élections en République démocratique du Congo
Les élections en République démocratique du Congo sont principalement organisées par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), qui inscrit les électeurs, organise les scrutins, dépouille les bulletins et publie les résultats provisoires. Les citoyens âgés de 18 ans ou plus, de nationalité congolaise et inscrits sur la liste électorale peuvent voter aux élections auxquelles ils sont admissibles. Le président est élu au suffrage direct, tandis que les sénateurs et les gouverneurs sont élus indirectement par les députés provinciaux.
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