Le système de transport de la République démocratique du Congo comprend des institutions formelles et de nombreuses pratiques informelles. Parmi les organismes responsables figurent le Ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, le Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, la Cellule Infrastructures, l’organisme national de coordination du développement (CONADEP), l’administration fiscale (DGI), l’autorité de l’aviation civile (RVA), la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), ainsi que les autorités provinciales et municipales. Les prestataires privés et informels comblent dans de nombreux endroits les lacunes du système officiel. Selon les chiffres de planification cités, les routes assurent environ 92 % du transport de marchandises et 91 % du transport de passagers. D’après les données de la Banque mondiale de 2022, environ 35 % des routes nationales étaient jugées en bon ou moyen état. De nombreuses liaisons dépendent donc de la pluie, de l’érosion, des inondations, des travaux et de la situation sécuritaire. Sur le papier, le réseau routier couvre environ 152 400 km, dont quelque 5 065 km sont revêtus. La RN1 constitue une liaison routière centrale de Banana, en passant par Matadi, Kinshasa, Lubumbashi et Kasumbalesa, jusqu’à Sakania. Cependant, il n’existe pas de liaison terrestre continue entre de nombreuses régions de l’ouest et de l’est du pays. À Kinshasa, l’opérateur public de bus Transco assure des services aux côtés des minibus et de services tels que le transport collectif informel Esprit de Vie, le transport collectif informel Esprit de Mort et le service de taxis jaunes Taxi Jaune. Les motos-taxis informels et la marche restent indispensables pour de nombreux déplacements quotidiens. Il n’existe pas de statistique nationale fiable sur la répartition des modes de transport ; les données de Kinshasa ne peuvent donc pas être automatiquement appliquées à tout le pays. Les chemins de fer desservent principalement certains corridors et le fret. Le réseau sud de la SNCC couvre environ 3 641 km, tandis que la liaison de la SCTP entre Matadi et Kinshasa couvre environ 366 km. Les quelque 1 026 km des Chemins de Fer des Uélé sont hors service depuis le début des années 2000. Le mauvais état des infrastructures, le parc roulant limité, la lenteur des trajets et le manque de fiabilité des départs restreignent le transport de passagers. Les fleuves et les lacs navigables couvrent ensemble environ 16 238 km. Le fleuve Congo et ses affluents assurent notamment des liaisons entre Kinshasa et Brazzaville, Kinshasa et Kisangani, ainsi qu’entre Goma et Bukavu. De nombreux trajets sont assurés par de petits prestataires privés ou informels. Le balisage fluvial est parfois peu fiable, de sorte qu’un pilote peut être nécessaire ; on ne peut pas compter de manière fiable sur les déplacements de nuit. Le niveau de l’eau, la saison, la sécurité, les débarcadères endommagés et l’absence de grues modifient la durée et le prix des trajets. En 2016, environ 2 719 000 passagers et une part de 5,4 % du fret ont été signalés pour le transport fluvial. Le transport aérien est une solution de rechange fonctionnelle lorsqu’il n’existe pas de liaison terrestre ou fluviale, ou lorsque celles-ci sont dangereuses. La Régie des Voies Aériennes (RVA) est notamment responsable du contrôle aérien, du transport aérien, de la sécurité aérienne et de l’information des passagers. Les liaisons, fréquences de vol et prix dépendent de la compagnie, de l’aéroport et du contexte sécuritaire ; il n’existe pas de grille tarifaire nationale stable. Toute personne utilisant un véhicule a besoin d’une immatriculation et d’un permis de conduire. La Direction Générale des Impôts (DGI) participe à l’immatriculation des véhicules et à la preuve d’immatriculation. La Commission Nationale de Délivrance des Permis de Conduire (CONADEP) est responsable des permis au niveau national ; des commissions compétentes existent aux niveaux provincial et municipal. L’accès formel comprend des épreuves théoriques et pratiques, et l’âge minimum est de 18 ans. Un permis de conduire biométrique est prévu, mais n’est pas encore devenu une norme nationale pleinement établie. La Loi 78/022 du 30 août 1978 régit les panneaux de signalisation, les feux et le marquage routier. En République démocratique du Congo, on conduit à droite. La Brigade routière et la gendarmerie peuvent sanctionner notamment le stationnement dangereux, la surcharge, la conduite sous l’influence de l’alcool et le transport dangereux de passagers ; les véhicules peuvent aussi être immobilisés et remorqués vers un dépôt. L’indicateur de sécurité routière de l’OMS pour 2021 était de 16,3 décès sur la route pour 100 000 habitants. Les voyages de longue distance combinent route, voie navigable, rail et avion selon la liaison. Aucun pont routier et ferroviaire en service permanent entre Kinshasa et Brazzaville n’a été établi. Un projet de route d’accès soutenu par la Banque africaine de développement avait une date d’achèvement prévue en 2027 et ne constituait pas encore une liaison disponible. Il n’existe pas de tableau national fiable des prix : les tarifs dépendent de l’itinéraire, du mode de transport, du prestataire, de la saison, de la sécurité, des taxes et des contrôles. Un aller-retour en bateau entre Kinshasa et Kisangani durait environ 80 jours selon un chiffre indicatif du CPSD de 2016. Dans un exemple propre à un projet, le trajet Kinshasa–Kenge–Kikwit–Batshamba durait environ six heures ; ce chiffre ne permet pas d’établir une durée nationale. La forte dépendance à la route entraîne des embouteillages, de la poussière, des émissions de carburant et du bruit. La pluie, l’érosion, les inondations, les basses eaux et l’insécurité affectent la résilience de l’ensemble du système de transport. À Kinshasa, l’assistance technique de l’exercice 2025 vise des transports urbains plus durables et résilients au climat ; aucun bilan national actuel des émissions du transport n’a été établi. Les chiffres cités proviennent d’années d’enquête différentes et ne décrivent donc pas de façon cohérente la situation actuelle.
Transports en République démocratique du Congo
Les transports en République démocratique du Congo reposent surtout sur les routes, mais aussi sur les chemins de fer, les voies navigables et l’avion. L’état des infrastructures, la météo, la sécurité et les distances déterminent souvent si une liaison est disponible, abordable et prévisible. À Kinshasa, les bus Transco, les minibus, les Taxi Jaune, les motos-taxis et la marche se complètent.
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