Le Gabon dispose d’un cadre juridique établi pour l’apprentissage, mais la mise en œuvre diffère selon les centres publics, les centres privés agréés, les centres intégrés en entreprise, les ateliers-écoles, les entreprises et les artisans agréés. Les dispositifs locaux peuvent être décrits comme formation professionnelle, enseignement technique et professionnel, formation initiale, formation en alternance ou apprentissage. Il existe des programmes résidentiels et des programmes en alternance. L’alternance associe des cours théoriques dans un centre ou une autre structure agréée à une pratique professionnelle en entreprise ou auprès d’un maître artisan. Les programmes professionnels à temps plein incluent aussi une pratique en milieu professionnel. Les domaines courants comprennent la construction, les travaux publics, la menuiserie et la transformation du bois, la production mécanique, la soudure, la chaudronnerie, l’électrotechnique, l’électronique, la maintenance industrielle, les machines, la réfrigération et la climatisation, l’agriculture, les mines, la transformation alimentaire, les énergies renouvelables et les technologies de l’information et de la communication. Les centres de Nkok proposent des formations pratiques sectorielles, des stages, des apprentissages et des contacts avec les employeurs dans des domaines comme le bâtiment et les travaux publics ainsi que les technologies de l’information et de la communication. Les conditions d’admission dépendent du parcours. L’entrée générale en centre de formation professionnelle peut commencer à 14 ans. Un apprentissage régi par le Code du travail commence normalement à 16 ans, mais le ministère de l’Éducation peut accorder une dérogation pour les 14-15 ans. Le parcours d’apprentissage en technologies de l’information de Nkok accepte aussi les candidats à partir de 14 ans. La progression dans le secondaire peut associer la fin du premier cycle à un Certificat de qualification professionnelle (CQP) ou à un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), le deuxième cycle au Brevet d’études professionnelles (BEP), et le secondaire supérieur à un Brevet de technicien (BT), un Brevet professionnel (BP) ou un Baccalauréat professionnel (Bac pro). Le baccalauréat ou un diplôme équivalent peut ouvrir la voie au Brevet de technicien supérieur (BTS), au Diplôme de technicien supérieur (DTS), au diplôme universitaire de technologie ou à des études d’ingénieur. Le dispositif d’apprentissage exige un contrat écrit. Un parent ou tuteur légal signe ou valide le contrat pour un mineur et le ministère chargé du Travail doit l’approuver. L’apprenti suit les instructions du maître artisan ou de l’employeur, participe aux formations requises en centre et en entreprise et accomplit des tâches liées au métier selon ses capacités. Le maître artisan ou l’employeur enseigne progressivement le métier, confie des tâches correspondantes, accorde les congés prévus par la loi, signale les maladies ou absences et protège l’apprenti contre les accidents et maladies professionnelles. Un apprenti qui ne sait ni lire ni écrire a droit à deux heures d’enseignement au maximum pendant chaque journée de travail. Un apprentissage régi par le Code du travail dure deux ans au plus, tandis que la durée d’un programme formel en centre dépend du métier et du parcours. L’apprenti passe un examen à la fin de l’apprentissage et peut recevoir un certificat d’apprentissage. Un parcours en centre agréé peut mener à un CAP, BEP, BT, BP, Bac pro, DTS, BTS, CQP ou à un autre titre reconnu selon le programme. La validation des acquis de l’expérience (VAE) est également reconnue pour ces qualifications. La VAE exige normalement au moins cinq ans d’expérience pour les qualifications inférieures au baccalauréat et dix ans pour les qualifications post-baccalauréat ; les périodes de formation et les stages ne comptent pas dans cette expérience. L’apprenti reçoit au moins un quart du salaire minimum légal gabonais, le SMIG, la première année et la moitié du SMIG la deuxième année. Cette allocation est exonérée d’impôt. Les frais d’inscription et de formation des établissements privés varient selon le prestataire, et le Gabon ne dispose pas d’un barème national unique ni d’un calendrier d’admission commun à tous les parcours. Le financement des centres publics associe ressources de l’État, contribution ou taxe de formation professionnelle, frais de scolarité, revenus de services et aide des bailleurs. Selon les règles de 2021, une entreprise en activité depuis au moins trois ans et comptant plus de 20 travailleurs doit accueillir des apprentis représentant environ 5 % de son effectif. Les employeurs sont censés envisager l’embauche à l’issue du parcours, mais l’apprentissage ne garantit pas universellement un emploi. Le ministère chargé de la formation professionnelle et ses services techniques s’occupent des programmes, inspections, examens et équivalences de diplômes. Les inspecteurs du travail supervisent les contrats et peuvent réunir l’apprenti, l’employeur, le centre de formation et l’organisme de formation concerné pour une conciliation en cas de litige. Les services de l’emploi tels que l’Office national de l’emploi (ONE) et le Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE) peuvent relier la formation aux employeurs. Le PRODECE, projet national de développement des compétences et de l’employabilité actif de 2016 à 2023, a touché plus de 8 400 jeunes, formé plus de 7 000 personnes par des stages et apprentissages, modernisé 49 programmes et soutenu 260 entreprises de jeunes ; près de la moitié des bénéficiaires étaient des femmes.
Apprentissage au Gabon
L’apprentissage au Gabon associe une pratique professionnelle à un enseignement structuré dans un centre de formation professionnelle, une entreprise ou un atelier. Un contrat écrit lie l’apprenti à une entreprise ou à un maître artisan (maître artisan) et à un organisme de formation agréé, tandis que le ministère chargé du Travail supervise l’approbation et le suivi du contrat. Les apprentissages régis par le Code du travail durent généralement deux ans au plus et peuvent conduire à un certificat d’apprentissage ou à une qualification professionnelle agréée.
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