En Guinée-Bissau, les familles organisent souvent les soins, l’aide financière et le soutien aux proches âgés ou dépendants par l’intermédiaire des réseaux de parenté, des quartiers et des communautés religieuses ou traditionnelles. Il existe aussi des options formelles, notamment le mariage civil, l’enregistrement des naissances et des décès, et les services publics ou communautaires de protection. Aucun guichet national unique pour toutes les questions familiales n’est recensé ; les responsabilités et services disponibles varient, en particulier entre zones urbaines et rurales. Le mariage est généralement possible à partir de 18 ans pour tous les genres. Une dérogation dès l’âge de 16 ans avec le consentement des parents ou d’un représentant légal est décrite différemment dans les informations disponibles : le profil de l’UNICEF la mentionne de manière générale, tandis qu’un rapport de terrain de 2024 distingue les filles, dès 16 ans, et les garçons, à partir de 18 ans. Le bureau d’état civil compétent ou un tribunal devrait donc confirmer l’application actuelle de la règle. Le mariage doit être enregistré pendant la cérémonie ; des frais peuvent s’appliquer et un certificat peut être demandé. Selon le cas, des justificatifs d’âge et de naissance, une preuve de résidence, la présence des deux époux ou une procuration, ainsi que des témoignages peuvent être nécessaires. Pour un conjoint étranger, un certificat de capacité matrimoniale supplémentaire peut être exigé. Les parents ou d’autres déclarants autorisés doivent enregistrer la naissance. Le délai légal est de 30 jours ; l’enregistrement reste gratuit pour les enfants jusqu’à l’âge de sept ans, après quoi des frais ou pénalités peuvent s’appliquer selon l’âge. Les documents possibles comprennent les pièces d’identité des parents, leur présence, une attestation de naissance de l’établissement de santé ou un carnet de vaccination. L’enregistrement est possible dans tout le pays, et les établissements de santé sont progressivement intégrés au système de transition numérique de l’état civil (SIREC). Selon l’enquête MICS de 2019 disponible, 46 % des naissances d’enfants de moins de cinq ans étaient enregistrées ; en 2025, 40 306 certificats gratuits ont été délivrés, dont 8 760 pour des enfants de moins d’un an, dans 60 établissements de santé. Des services de santé, des agents de santé communautaires et des programmes parentaux accompagnent la grossesse, l’accouchement et la petite enfance. En 2025, 45 203 femmes enceintes ont bénéficié d’un suivi prénatal régulier et 6 361 mères, pères ou personnes responsables ont participé à des programmes parentaux. Pour les grossesses à haut risque, une orientation vers des services de soins et, lorsque disponible, un hébergement temporaire pour les mères peuvent faciliter l’accès au traitement. Le choix d’accoucher à domicile ou dans un établissement dépend aussi de la disponibilité des proches et de l’influence des belles-mères et belles-sœurs. Selon les informations disponibles, la mortalité maternelle s’élevait à 667 décès pour 100 000 naissances vivantes. Pour les ménages pauvres ou particulièrement vulnérables, le programme de capital humain de Guinée-Bissau prévoit jusqu’en 2030 des transferts monétaires et l’extension du registre social national. Les informations examinées indiquent que 3 500 ménages vulnérables sont ciblés, mais ne fournissent pas de dates limites générales ni de montants de paiement confirmés de manière fiable. En cas de violence, mariage forcé, mariage d’enfants, mutilations génitales féminines ou risque pour des enfants, la police, l’Institut de la femme et de l’enfant (Institute of the Woman and Child, IMC), les personnels de santé et sociaux et les mécanismes locaux de protection peuvent intervenir. Les mutilations génitales féminines sont interdites en Guinée-Bissau depuis 2011 ; selon les informations actuelles de l’UNICEF, plus de la moitié des femmes âgées de 15 à 49 ans et 30 % des filles de moins de 15 ans sont néanmoins concernées. Les sept centres d’accès à la justice fournissent des informations juridiques, des services de médiation et des orientations ; de 2022 à 2024, ils ont traité 7 711 dossiers, dont près de la moitié concernaient des femmes comme personnes touchées. Une organisation de protection de l’enfance (AMIC) peut organiser un hébergement temporaire pour les enfants à risque ; la réunification familiale en sécurité est privilégiée, et un placement de remplacement peut être envisagé si le danger persiste. Hors des centres urbains, les services de protection et l’accès à la justice sont plus faibles. Selon l’enquête de 2019, 26 % des femmes âgées de 20 à 24 ans avaient été mariées ou en union avant leur 18e anniversaire. Une enquête plus ancienne de 2014 indiquait une taille moyenne des ménages de 7,7 personnes et la présence de ménages polygames chez 44 % des femmes mariées. Les pratiques coutumières peuvent influencer le contrôle des biens, la séparation et la prise en charge des enfants ; toutefois, la seule pratique familiale ne permet pas d’établir de façon fiable le statut juridique formel. L’enregistrement d’une naissance renforce l’identité juridique de l’enfant. L’enregistrement des décès est également obligatoire : le délai légal est de 24 heures, l’enregistrement lui-même est gratuit et le certificat de décès doit être délivré dans les trois jours, même si le certificat peut être payant. Les documents requis comprennent notamment un certificat médical de décès, une pièce d’identité, la date du décès et l’âge. Le certificat peut être demandé pour l’inhumation, la succession et l’accès à une aide sociale. Les informations fiables et actuelles sur les procédures uniformes, les frais ou l’application des règles en matière de divorce, de garde, de pension alimentaire et d’adoption sont insuffisantes ; aucun droit général ne peut donc être déduit.
La famille en Guinée-Bissau
En Guinée-Bissau, les relations familiales associent mariage formel et état civil à des formes de cohabitation et d’entraide relevant du droit coutumier ou de pratiques informelles. Les actes de naissance et de décès fournissent des justificatifs juridiques utiles aux enfants, aux proches et aux démarches ultérieures. Selon la situation, des services de santé et sociaux, la police, les centres d’accès à la justice et les communautés locales peuvent apporter un soutien.
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