Le Ministère des Transports définit la politique nationale. L’AOTUC coordonne les transports urbains à Conakry, l’AGUISER coordonne la sécurité routière et l’AGEROUTE gère le réseau routier national. La SNCFG est responsable des services ferroviaires, la SNG des services de transport maritime de voyageurs, l’AGAC de la réglementation de l’aviation civile, la SOGEAG de l’exploitation des aéroports et le PAC du principal port commercial. Leurs responsabilités ne constituent pas un horaire, un système tarifaire ou une norme de service aux voyageurs uniques à l’échelle nationale. La Guinée compte environ 44 300 kilomètres de routes classées. Les routes nationales, souvent désignées par le sigle RN, représentent environ 7 576 kilomètres, dont quelque 2 780 kilomètres sont revêtus. Elles transportent environ 80 % du trafic. Les routes régionales et locales sont davantage exposées au mauvais entretien et aux perturbations saisonnières. La saison des pluies dure environ trois à neuf mois selon les régions, avec de fortes précipitations souvent en juillet et en août. Il convient donc de vérifier localement l’état des routes et les temps de trajet avant un déplacement rural. Les taxis collectifs dominent les déplacements quotidiens à Conakry. Les magbana sont des minibus informels, tandis que les services de bus officiels sont en cours de réorganisation. L’AOTUC coordonne les transports urbains depuis janvier 2023 ; 200 bus ont été commandés en 2025 et 50 étaient arrivés en juillet 2025. Un nouveau programme de taxis a débuté en 2026, mais les lignes et fréquences actuelles ne sont pas publiées dans une source nationale fiable unique. Wonsiga est un petit projet pilote de VTC et de taxis électriques. En dehors de Conakry, les voyageurs utilisent couramment les gares routières interurbaines, les bus, les minibus et les taxis collectifs. Les points d’embarquement, tarifs et horaires de départ varient selon le prestataire et la gare routière, et les tarifs des taxis sont souvent négociés. Les services ferroviaires de voyageurs restent limités et fragmentés. La ligne ferroviaire de Boké, d’environ 132 kilomètres entre Sangarédi et Kamsar, sert principalement au transport de minerais. Le Kakandé Express a été remis en service fin décembre 2025 avec des arrêts à Sangarédi, Gobiré, Khorira, Boké, Kolaboui et Kamsar, à titre de service communautaire. En 2026, la situation opérationnelle du Conakry Express restait incertaine, son renouvellement étant à l’étude. Le projet de chemin de fer TransGuinéen et Simandou, prévu ou en construction sur environ 650 kilomètres, devrait transporter du minerai, des voyageurs et des marchandises par la suite. La route constitue le principal moyen pratique de liaison entre les régions. Le PAC traite environ 90 % du commerce extérieur de la Guinée. Les services et projets de la SNG couvrent des liaisons comme Conakry–Kamsar, Kassa et Room, ainsi que des liaisons possibles avec Freetown, mais les horaires et la disponibilité doivent être confirmés auprès de la gare ou du prestataire local. L’AIST est le principal aéroport international de Conakry. Les aéroports de Labé et de Kankan étaient en cours de modernisation en 2026. Le code de la circulation routière guinéen, loi L/2018/023/AN, s’applique aux véhicules, conducteurs, passagers et autres usagers de la route, y compris aux véhicules et personnes étrangers. La LOTRIT, loi L/2018/022/AN, réglemente le transport routier commercial. Pour conduire légalement, il faut un permis valide, l’immatriculation du véhicule, une assurance et un contrôle technique en cours de validité. Des permis biométriques pour motocyclettes des catégories A et A1 ont été introduits en 2025. Les limitations de vitesse en zone urbaine sont fixées par un arrêté de 2023. La vitesse excessive, la surcharge, le transport d’un trop grand nombre de passagers et le transport mixte sont considérés comme des infractions graves. Il faut confirmer localement les modalités de conduite et de location de véhicules pour les étrangers, car l’application des règles en pratique et la qualité des services varient. Les transports contribuent aux embouteillages, aux émissions d’échappement, au bruit, à la poussière des routes et à l’utilisation de combustibles fossiles. La marche, le vélo, le rail, le transport maritime et les transports publics partagés peuvent offrir des solutions moins émettrices, bien que les données actuelles propres à la Guinée sur les émissions et la qualité de l’air soient limitées. En 2025, les taxis électriques et les infrastructures de recharge en étaient au stade pilote ou projet, tandis que la NDC 3.0 accorde une priorité à l’efficacité des transports. Aucune grille tarifaire nationale fiable ni norme de réclamation des passagers n’est publiée ; les voyageurs doivent donc confirmer le tarif, le point de départ, l’état du véhicule et la durée prévue du trajet avant de payer.
Les transports en Guinée
Les transports en Guinée forment un système mixte, formel et informel, qui repose sur les routes, les taxis collectifs, les minibus et la marche. Conakry connaît de graves embouteillages, tandis que les déplacements interurbains et ruraux dépendent largement des routes nationales, des gares routières, des ferries et de l’accessibilité saisonnière. Le rail, l’avion et le transport maritime desservent des corridors précis plutôt qu’un réseau national intégré de transport de voyageurs.
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