Au Guyana, les salariés et autres travailleurs rémunérés travaillent généralement pour une entreprise privée, une institution publique ou une organisation à but non lucratif. L’enquête sur la population active du Guyana (Guyana Labour Force Survey) du quatrième trimestre 2025 a recensé 421,334 personnes en emploi parmi une population en âge de travailler de 758,567 personnes. Le taux d’activité était de 59.2 % et le chômage de 6.2 % ; le chômage était plus élevé chez les 15 à 24 ans (12.6 %), les femmes (8.7 %) et dans les zones rurales (6.6 %), contre 5.1 % en zone urbaine. Les salariés représentaient 67.3 % de l’emploi, les employeurs 12 %, les travailleurs à leur compte 19.2 % et les travailleurs familiaux collaborant à l’entreprise familiale 1.4 %. Selon la définition statistique utilisée, l’emploi informel était évalué à 43.2 % ou 47.3 % ; vérifiez donc si un emploi prévoit un contrat écrit, des fiches de paie et une couverture d’assurance sociale. Les organisations privées employaient 60.4 % des travailleurs, les institutions publiques 25.5 % et les organisations à but non lucratif 14.1 %. Les principaux secteurs d’emploi comprenaient le commerce de gros et de détail (14.7 %), la construction (12.5 %), l’administration publique et la défense (10 %), l’agriculture, la sylviculture et la pêche (9.8 %), l’industrie manufacturière (8.7 %) et les mines et carrières (6.1 %). Le revenu mensuel moyen lié au travail salarié était de GYD 166,975, avec des moyennes de GYD 181,594 pour les hommes et de GYD 146,866 pour les femmes. La durée habituelle moyenne du travail était de 47.6 heures par semaine. La Central Recruitment and Manpower Agency (CRMA) et la National Job Bank fournissent gratuitement des services publics de l’emploi dans les dix régions. Les demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire, recevoir des offres correspondantes, participer à des entretiens, bénéficier de conseils professionnels, préparer un CV et s’exercer aux entretiens dans le cadre du programme Job Readiness, ou participer à un salon de l’emploi. Le bureau principal de la CRMA se trouve au 82 Brickdam, à Georgetown ; ses horaires indiqués sont du lundi au jeudi de 8 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h à 15 h 30. L’accès numérique est national, tandis que l’accès physique est davantage concentré à Georgetown, ce qui compte pour les 74.1 % de la population en âge de travailler vivant en zone rurale. Le recrutement privé constitue une voie distincte, soumise à licence en vertu de la Recruitment of Workers Act. Un travailleur non guyanien a généralement besoin d’un visa de travail ou d’un permis de travail. Le service en ligne d’Immigration Support Services exige les pages et tampons du passeport, une photo, les données biographiques, un contrat ou une lettre d’embauche, un extrait de casier judiciaire et un rapport médical. Les documents qui ne sont pas en anglais doivent être accompagnés d’une traduction anglaise. Le portail attribue un numéro de référence après le dépôt, mais les informations fournies ne précisent pas les frais ni les délais de traitement en vigueur. L’employeur prend normalement en charge le PAYE, c’est-à-dire l’impôt retenu sur le salaire, et transmet à la Guyana Revenue Authority le formulaire 5 chaque mois et le formulaire 2 chaque année. Les versements PAYE doivent être effectués au plus tard 14 jours après le mois de revenu. L’employeur doit remettre au travailleur un relevé de rémunération 7B. Pour 2026, l’abattement personnel est de GYD 140,000 par mois ou GYD 1,680,000 par an. Le revenu imposable est taxé à 25 % jusqu’à GYD 3,360,000 par an et à 35 % au-delà. L’abattement pour un deuxième emploi ou des heures supplémentaires est plafonné à GYD 50,000 par mois, et la déduction pour enfant est de GYD 10,000 par mois par enfant de moins de 18 ans. La National Insurance Scheme (NIS) couvre obligatoirement les emplois assurables entre 16 et 60 ans. La cotisation totale est de 14 % du salaire réel, répartie entre 5.6 % payés par le travailleur et 8.4 % par l’employeur. Les cotisations sont calculées jusqu’à GYD 280,000 par mois ou GYD 64,615 par semaine. Un salarié s’inscrit au moyen du formulaire R400F4 et reçoit une carte NIS ; les relevés de cotisations peuvent être consultés en ligne. Les prestations NIS incluent les prestations de vieillesse, d’invalidité, de survivants, de funérailles, de maladie, de maternité, d’accident du travail, d’incapacité et de soins médicaux. L’accès aux prestations dépend de l’historique des cotisations. Les prestations de maladie exigent généralement 50 cotisations au total et au moins 8 semaines de cotisation au cours des 13 semaines précédentes ; elles versent 70 % du revenu assurable moyen pendant 26 semaines maximum, sans couvrir les 3 premiers jours. L’allocation de maternité exige généralement 15 cotisations et au moins 7 semaines de cotisation au cours des 26 semaines précédentes ; elle verse 70 % pendant la période normale de 13 semaines. Les prestations d’accident du travail pour un accident professionnel ou une maladie prescrite ne sont soumises à aucune condition de cotisation, versent 70 % et peuvent durer jusqu’à 26 semaines. Les prestations de vieillesse commencent à 60 ans ; une pension exige au moins 150 cotisations payées et 750 cotisations payées ou créditées, tandis qu’une allocation forfaitaire exige au moins 50 cotisations. Le ministère du Travail et de la Planification de la main-d’œuvre indique un salaire minimum national de GYD 347 par heure, GYD 2,776 par jour, GYD 13,880 par semaine ou GYD 60,147 par mois. L’horaire de travail normal indiqué est de 40 heures sur 5 jours par semaine au maximum, avec une journée normale de 8 heures. Les heures supplémentaires ainsi que le travail le dimanche ou un jour férié sont rémunérés à 1.5 fois le taux normal. Les règles détaillées sur les congés, la rémunération et la fin d’emploi relèvent principalement du droit du travail, mais influent sur les documents d’emploi et les paiements finaux du travailleur. Le département de la santé et de la sécurité au travail du ministère couvre les lieux de travail formels et informels dans tout le pays. Le travailleur a droit à un environnement de travail sûr et sain et doit suivre les consignes de sécurité. À la fin de l’emploi, les règles accessibles aux travailleurs indiquent qu’un emploi en période d’essai peut prendre fin sans préavis. Pour un contrat à durée indéterminée, le préavis est de 2 semaines si l’ancienneté est inférieure à un an et d’un mois à partir d’un an. En l’absence de convention collective, l’indemnité de licenciement après au moins un an est d’une semaine de salaire par année pour 1 à 5 ans, de 2 semaines par année après la cinquième et jusqu’à 10 ans, puis de 3 semaines par année à partir de la onzième année, dans la limite de 52 semaines. Le travailleur devrait obtenir le paiement des congés non pris, l’indemnité compensatrice de préavis le cas échéant, un certificat de fin d’emploi sur demande, le relevé des cotisations NIS et le relevé de rémunération 7B de la GRA.
Emploi au Guyana
L’emploi au Guyana couvre le travail salarié, de la recherche d’un poste et de la signature d’un accord jusqu’au versement du salaire, à l’accès à l’assurance sociale et à la fin de l’emploi. Le marché du travail associe emplois salariés formels et vaste secteur informel. Les services publics pour l’emploi, les retenues fiscales et de la National Insurance Scheme, la sécurité au travail, les règles sur le temps de travail et les documents de fin d’emploi influent tous sur la situation concrète du travailleur.
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