Le système alimentaire haïtien associe la production des ménages et des communautés aux marchés locaux, aux vendeurs ambulants, aux restaurants, aux hôtels et aux approvisionnements importés. L’agriculture contribue à environ un cinquième du produit intérieur brut et emploie plus de la moitié de la population active, alors que plus de 70 % des besoins en céréales sont couverts par les importations. Le riz et le blé sont les principales céréales importées. En 2025, la production céréalière était inférieure à sa moyenne quinquennale et les besoins estimés d’importation pour 2025–2026 s’élevaient à environ 1 000 000 de tonnes. La violence, les déplacements de population, les barrages routiers, l’inflation et les aléas météorologiques peuvent interrompre la production, le transport et l’accès aux marchés. Dans les départements de l’Artibonite et du Centre, environ 2 200 et 600 hectares de terres agricoles respectivement ont été abandonnés entre 2023 et 2025 en raison de problèmes de production et de sécurité. La période de soudure, de mars à juin, accentue souvent la pression sur les réserves alimentaires des ménages, même si les récoltes locales peuvent temporairement stabiliser les prix. Les prix des aliments restent fortement tributaires du lieu, des coûts d’importation, de l’état des routes, de la sécurité et de la saison. L’inflation alimentaire a atteint 35,1 % en septembre 2025 et les prix sont restés supérieurs à leur moyenne quinquennale. Les aliments de base comprennent le riz, les haricots, les bananes plantain, le manioc, les légumes-racines et le giraumon. Parmi les plats couramment recensés en Haïti figurent le diri ak pwa, le griyo, le pikliz, le kasav, l’akasan et le tonmtonm. Le joumou, également appelé soupe au giraumon, associe du giraumon, des légumes, de la banane plantain, de la viande, des pâtes et des assaisonnements. Les familles et les communautés le préparent le 1er janvier, jour de l’Indépendance d’Haïti, et il est aussi associé aux petits-déjeuners du dimanche. Le joumou a été inscrit en 2021 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Il existe des variantes régionales, mais aucune carte nationale complète des spécialités locales n’est disponible officiellement. Port-au-Prince rassemble des plats et des commerces alimentaires de différentes régions, tandis que l’accès aux marchés et aux restaurants peut changer rapidement en fonction de la sécurité. Dans les Nippes, des unités de production et de transformation ont été recensées à Anse-à-Veau, Petite-Rivière de Nippes, Paillant et Fonds-des-Nègres. Le Grand Sud et le Grand Nord sont exposés aux risques météorologiques et aux problèmes d’infrastructure ; les conditions dans l’Artibonite et le Centre influent sur l’agriculture et le transport. L’accès à l’alimentation relève aussi de la sécurité alimentaire. Les chiffres du PAM font état d’environ 5 800 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire et d’environ 1 800 000 en situation d’urgence selon la classification IPC. En 2025, quelque 2 850 000 enfants devaient connaître une insécurité alimentaire aiguë et 129 000 enfants devaient avoir besoin d’un traitement vital contre la malnutrition aiguë sévère. Ces chiffres concernent l’accès à la nourriture et sa qualité ; le traitement clinique relève des services de santé. Le PAM, des organismes publics et des organisations partenaires fournissent de l’aide alimentaire, des repas scolaires, une protection sociale et un soutien aux petits producteurs. L’accès dépend toutefois du groupe visé et du lieu, et n’est pas universel. Les autorités de santé publique effectuent des inspections régulières des lieux de vente de nourriture afin d’y repérer les produits avariés ou dangereux. Le ministère de l’Agriculture gère un laboratoire spécialisé en médecine vétérinaire et en qualité des aliments. Le Ministère du Commerce et de l’Industrie et le Bureau Haïtien de Normalisation traitent les normes, l’étiquetage ainsi que la protection de la santé et de l’environnement. Haïti participe au Codex Alimentarius depuis 1984 ; ses normes servent de référence, mais ne sont pas automatiquement applicables sauf si la législation nationale les adopte. Les renseignements publics consultés ne précisent aucun frais pour les inspections ordinaires des marchés. Les risques climatiques et environnementaux influent sur la disponibilité alimentaire à long terme. Environ 96 % de la population haïtienne est exposée aux chocs climatiques. Les travaux d’adaptation en cours, liés au Plan national d’adaptation 2022–2030 et aux engagements climatiques révisés de 2022, mettent l’accent sur l’agriculture résiliente, l’agroforesterie, la gestion des sols et des bassins versants, la transformation locale et le renforcement de la souveraineté alimentaire et des approvisionnements. La production locale peut réduire la dépendance aux importations, mais le transport, la sécurité, les infrastructures et les conditions saisonnières déterminent toujours quels aliments parviennent aux ménages et aux marchés.
L’alimentation en Haïti
En Haïti, l’alimentation repose sur l’agriculture locale, les céréales importées, la cuisine familiale et les repas préparés. Le riz, les haricots, les bananes plantain, le manioc, les légumes-racines et le giraumon sont des aliments de base courants. Les importations, la sécurité, la météo et les saisons influent fortement sur l’accès aux aliments et leurs prix. Parmi les plats figurent le diri ak pwa, le griyo, le pikliz, le kasav, l’akasan, le tonmtonm et le joumou.
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