Le maïs, les haricots, le riz et le sorgho font partie des aliments de base au Honduras. Les tortillas, les haricots, le riz, les bananes plantain, le manioc, la viande, la volaille, le poisson, les fruits de mer, la noix de coco et les produits laitiers composent la cuisine quotidienne. De nombreux ménages combinent leur propre production et les achats dans les marchés locaux, les commerces de quartier, les grands marchés et les supermarchés. Les petites épiceries de quartier (Pulperías) vendent des produits alimentaires et des biens courants. Les restaurants, merenderos, bars, stands de rue et vendeurs informels complètent l’offre. L’approvisionnement en maïs et en haricots suit deux grandes périodes de récolte : la première a généralement lieu entre avril et juillet, la seconde entre août et mars. Le riz provient aussi d’une récolte tardive de postrera avec irrigation. Plus de 500 000 familles travaillent dans l’agriculture familiale. Selon une déclaration de la FAO et du SAG en 2026, environ 56 % des aliments consommés provenaient de cette production ; une évaluation de la FAO datant de 2022 décrit 92 % des exploitations agricoles comme familiales et indique que la production alimentaire est une priorité pour 57 % d’entre elles. Les années de référence et les mesures diffèrent ; ces chiffres ne peuvent donc pas être directement assimilés. La côte caraïbe et les Islas de la Bahía sont connues pour la cuisine garífuna et caribéenne, le poisson et les fruits de mer, la noix de coco, le manioc et les bananes plantain. On peut citer la sopa de caracol, la machuca, le casabe ou kazabe et le pain à la noix de coco. La kazabe garífuna est documentée dans 36 communautés. Dans le centre, l’ouest et les hautes terres, le maïs, les haricots, la viande et les produits laitiers sont davantage présents. Des traditions culinaires lencas sont documentées notamment à La Paz, dans les localités de Santa Elena, Guajiquiro, Cabañas et Opatoro. Dans le sud et le long du Pacifique, on trouve des fruits locaux, des produits laitiers, du bœuf et du porc, la pêche artisanale, des soupes de fruits de mer, du ceviche, des pupusas et des rosquillas. Les baleadas, tamales ou nacatamales, carne asada, pollo con tajadas, pastelitos, yuca con chicharrón, soupes, tustacas et quesillo sont des plats souvent cités, mais aucun plat n’est établi légalement comme plat national unique. La politique alimentaire de l’État associe l’approvisionnement, l’agriculture, la santé et la préparation aux crises. L’article 123 de la Constitution fait référence à une alimentation adéquate pour les enfants. L’article 347 donne la priorité à la production agricole destinée à l’approvisionnement intérieur et à des prix équitables pour les producteurs et les consommateurs. La loi sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle repose sur le décret 25-2010 (Decreto 25-2010) ; le Honduras met aussi en œuvre le programme Faim zéro à l’horizon 2035 (Hambre Cero al 2035). Ces règles ne signifient pas automatiquement que chaque personne a droit à une allocation alimentaire directe. Depuis 2026, les nouvelles Directives alimentaires saines et durables (Guías Alimentarias Saludables y Sostenibles) s’appliquent aux personnes de plus de deux ans. Elles promeuvent les aliments frais et locaux, des systèmes alimentaires durables et la protection de la culture alimentaire hondurienne. Elles répondent aussi aux problèmes de surpoids, d’obésité, de carences en micronutriments et de maladies non transmissibles liées à l’alimentation. Les régimes thérapeutiques ou médicaux individuels relèvent du secteur de la santé et dépendent de la situation médicale précise. L’Agence de réglementation sanitaire (Agencia de Regulación Sanitaria, ARSA) délivre les autorisations sanitaires pour les établissements alimentaires, les transports, les usines et les entrepôts, et enregistre les aliments et les boissons. La durée de validité d’une licence commerciale est de deux, quatre ou six ans selon la procédure. Le Service national de santé et de sécurité sanitaire agroalimentaires (Servicio Nacional de Sanidad e Inocuidad Agroalimentaria, SENASA) surveille la sécurité de la production agricole et animale primaire ainsi que des filières alimentaires, végétales et halieutiques. Une licence ou un enregistrement confirme une procédure ou un statut d’exploitation, mais ne garantit pas la qualité de chaque produit, surtout dans la vente informelle. Toute réclamation concernant des aliments dangereux ou des infractions doit comporter des informations précises et des éléments de preuve et être adressée à l’autorité compétente. Pour manipuler des aliments chez soi, il importe d’adopter des pratiques propres, de séparer les aliments crus et cuits, de chauffer suffisamment les aliments, de respecter les températures de sécurité et d’utiliser de l’eau propre. Dans les restaurants et les stands, le degré de formalité, la surveillance, le choix et les prix varient. Les démarches de l’ARSA peuvent se faire en ligne ou en personne ; certaines entreprises et microentreprises disposent de procédures particulières. Les frais et les délais de traitement dépendent de la procédure, de son niveau de risque et du tarif en vigueur. Les enregistrements et inspections du SENASA peuvent aussi être payants. Les prix des aliments sont indiqués dans la monnaie hondurienne, lempira. La Banque centrale du Honduras mesure les prix alimentaires dans l’indice des prix à la consommation ; en février 2026, le groupe alimentaire a contribué à hauteur de 0,10 point de pourcentage à la variation mensuelle, y compris les repas consommés hors du domicile. Aucun prix national fixe n’est établi pour les repas ou les aliments de base. La région, la saison, la ville, le tourisme, le transport, les revenus et les infrastructures locales influent sur les coûts réels. Les régimes alimentaires durables au Honduras comprennent l’agriculture familiale, les aliments locaux, les jardins scolaires et familiaux, les variétés résistantes au climat, l’irrigation, la biofortification ainsi que la production marine et côtière durable. La Direction générale des pêches et de l’aquaculture soutient la pêche durable ; le Centre national d’études atmosphériques, océanographiques et sismiques (Centro Nacional de Estudios Atmosféricos, Oceanográficos y Sísmicos) surveille notamment la sécheresse et les risques agrométéorologiques. Aucune procédure nationale de signalement des déchets alimentaires par les consommateurs n’a été établie. Il ne faut donc pas inventer d’autorités ni de voies de signalement.
Alimentation au Honduras
Au Honduras, l’alimentation quotidienne repose principalement sur le maïs, les haricots, le riz, les tortillas, les bananes plantain, le manioc et les produits animaux disponibles dans chaque région. La côte caraïbe, les hautes terres, l’ouest et le sud se distinguent par le poisson, la noix de coco, le manioc, les produits laitiers, la viande et les préparations locales. Les ménages se procurent des aliments par leur propre production, dans les commerces de proximité, les marchés, les supermarchés, les établissements de restauration et auprès de vendeurs informels. Les prix, la disponibilité et la sécurité de la préparation dépendent de la région, de la saison, des revenus, du climat et des infrastructures.
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