Le marché du travail islandais comprend les candidatures directes auprès des entreprises, les offres publiées par Vinnumálastofnun (VMST), les offres EURES et les agences d’emploi. VMST, la Direction du travail, met en relation chercheurs d’emploi et employeurs, propose l’aide de conseillers et examine les offres, mais ne mène pas les entretiens et ne conclut pas les contrats. Les offres publiques sont généralement ouvertes aux candidatures. Le CV et la lettre de motivation sont courants ; aucun canal de placement unique n’est obligatoire. En 2025, l’Islande comptait en moyenne 225 700 personnes en emploi, un taux d’emploi de 77,8 %, une activité de 81,4 % et un chômage de 4,3 %. La durée effective moyenne du travail était de 35,9 heures par semaine. Le chômage des 16-24 ans était de 9,2 %, de 4,9 % dans la région de la capitale et de 3,2 % dans les autres régions. VMST et Ísland.is proposent des informations filtrables par région : capitale, Ouest, Sud, Est, Nord-Est, Nord-Ouest, Fjords de l’Ouest et péninsule du Sud. EURES donne accès aux offres du marché européen du travail. Un atvinnusamningur est le contrat de travail conclu entre la personne salariée et l’employeur. La personne salariée a le droit de le recevoir par écrit dans les deux mois suivant le début du travail. Il devrait indiquer les noms et kennitala — numéros d’identification nationaux — des deux parties, le lieu et l’adresse de travail, le titre et les tâches du poste, la date de début, le caractère temporaire ou permanent, les congés, le préavis, le salaire, les horaires, le fonds de pension et le kjarasamningur applicable. Un kjarasamningur est une convention collective qui fixe les conditions minimales du travail couvert. Ces minima s’appliquent même aux personnes non syndiquées ; le contrat individuel peut prévoir de meilleures conditions, mais des conditions inférieures au minimum collectif applicable ne sont pas valides. L’adhésion syndicale est facultative. Il n’existe pas de salaire minimum national unique pour chaque profession. Les conventions collectives fixent des minima selon des critères tels que la profession, l’âge, l’ancienneté et la formation. Le contrat doit préciser le salaire convenu et les modalités de paiement. À chaque période de paie, l’employeur remet un launaseðill (bulletin de salaire) indiquant les heures, le travail de jour, les heures supplémentaires ou majorations de poste, les congés payés, primes, retenues fiscales, prélèvements publics, cotisations de retraite, cotisations syndicales et autres déductions. Les primes de congés et de décembre sont courantes lorsque la convention sectorielle les prévoit, généralement au prorata de la période ouvrant droit. Salaire, préavis, primes, congés et retraite varient selon la profession, le secteur, l’employeur et la convention applicable. Les demandes de salaire après faillite de l’employeur relèvent du fonds de garantie des salaires et de VMST. L’employeur retient l’impôt sur les salaires appelé staðgreiðsla et le verse à Skatturinn, l’administration fiscale et douanière islandaise. En 2026, le crédit d’impôt personnel est de 72 492 ISK par mois ou 869 898 ISK par an. Les tranches d’imposition sont de 31,49 % sur le revenu mensuel jusqu’à 498 122 ISK, de 37,99 % sur la part de 498 123 à 1 398 450 ISK et de 46,29 % sur la part supérieure à 1 398 450 ISK. La personne indique à chaque employeur comment répartir le crédit et le traitement fiscal, notamment si elle a plusieurs emplois. L’Islande n’utilise plus de cartes d’impôt depuis 2016 ; les services fiscaux sont accessibles via le portail de Skatturinn. Après un déménagement en Islande, le crédit s’applique généralement dès la date d’arrivée. Un travailleur hors EEE doit normalement avoir un domicile légal en Islande pour bénéficier du crédit et relève généralement de l’assujettissement fiscal illimité selon les règles applicables. Les cotisations de retraite font partie des retenues habituelles sur salaire. La cotisation du salarié est d’au moins 4 % du salaire total ; la cotisation combinée légale ou collective est généralement d’au moins 15,5 %, cotisation patronale comprise. Un régime complémentaire facultatif prévoit couramment une cotisation du salarié de 2 % ou 4 %, avec une contribution patronale correspondante selon le contrat ou les règles du fonds. Le bulletin de salaire indique les retenues. Au début de l’emploi, choisissez ou confirmez votre fonds et vérifiez celui désigné par le contrat et la convention collective. Les personnes salariées bénéficient de protections légales et collectives concernant les conditions de travail, la santé et la sécurité, le temps de travail, le repos minimal, les congés et congés d’été, les arrêts maladie, la protection parentale, l’égalité, la protection contre le harcèlement et la violence, les données personnelles et la rupture du contrat. Les employeurs doivent tenir des relevés du temps de travail. Le travail de nuit est généralement limité à huit heures par période de 24 heures ; heures supplémentaires et travail posté dépendent du contrat et du kjarasamningur. Les horaires de poste doivent être planifiés à l’avance. L’autorité compétente en santé et sécurité au travail est l’Administration de la sécurité et de la santé au travail. Les ressortissants de l’EEE et de l’AELE n’ont généralement pas besoin de permis de travail. Un séjour de plus de trois mois exige normalement l’enregistrement auprès de Registers Iceland, notamment du lögheimili, le domicile légal, et d’une kennitala. Les inscriptions complètes sont traitées en dix jours ouvrables au maximum. Pour un emploi rémunéré de moins de trois mois, un identifiant administratif de Skatturinn peut s’appliquer. Cet identifiant ne confère ni droit de séjour ni autres droits. Les ressortissants nordiques suivent une procédure d’enregistrement distincte. La plupart des travailleurs hors EEE ont besoin d’un permis de séjour et d’un permis de travail temporaire. Le permis est lié à la personne et à l’employeur désignés ; changer d’employeur exige généralement un nouveau permis. Le travail ne peut pas commencer avant la délivrance du permis. Les catégories couvrent notamment les compétences spécialisées, la pénurie de main-d’œuvre, les sportifs, les circonstances particulières, le regroupement familial et les services ou collaborations spécialisés. La catégorie pour pénurie de main-d’œuvre est exceptionnelle et exige normalement de prouver que l’employeur a d’abord recherché des travailleurs en Islande, dans l’EEE, les États de l’AELE et les îles Féroé. Depuis le 8 juillet 2026, ces permis sont traités et délivrés par la Direction de l’immigration, et non plus par VMST. Une demande de permis de séjour liée au travail coûte 80 000 ISK. Le permis pour compétences spécialisées peut durer jusqu’à quatre ans ; celui pour pénurie de main-d’œuvre dure généralement jusqu’à un an. Permis de séjour et de travail peuvent influer l’un sur l’autre. La perte d’emploi peut compromettre le droit de séjour et de travail : le titulaire d’un permis hors EEE doit alors contacter immédiatement la Direction de l’immigration. Une profession réglementée peut exiger la reconnaissance d’un diplôme étranger ou une licence professionnelle délivrée par l’autorité islandaise compétente. Les artisans étrangers peuvent avoir besoin d’une évaluation ENIC/NARIC et d’une confirmation de leurs droits professionnels. Ces démarches sont distinctes de la recherche d’un employeur et de la signature du contrat. L’employeur ou la personne salariée met généralement fin à l’emploi le dernier jour du mois en cours ; le préavis dépend de la convention collective applicable. La personne salariée continue normalement de travailler et reçoit le salaire convenu pendant le préavis. Si une personne bénéficiant d’une prestation liée à VMST commence un nouvel emploi, elle doit en informer VMST et fournir les renseignements sur le syndicat, le fonds de pension et le régime complémentaire du nouvel employeur. En l’absence de nouvel emploi, les prestations de chômage constituent un sujet distinct. Avant de signer, comparez le contrat écrit au kjarasamningur applicable et vérifiez les salaires, préavis, primes, congés et droits à la retraite actuels pour la profession et le secteur.
Emploi en Islande
L’emploi en Islande couvre la recherche, le début, l’exercice, le changement et la fin d’un travail rémunéré pour un employeur. Le contrat, la convention collective applicable, la rémunération, l’impôt, les cotisations de retraite et les conditions de travail déterminent les principaux droits et devoirs. L’accès au travail dépend aussi de la citoyenneté et du statut migratoire : les citoyens de l’Espace économique européen et de l’AELE n’ont généralement pas besoin de permis de travail, tandis que la plupart des travailleurs hors EEE doivent obtenir une autorisation de séjour et de travail avant de commencer.
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