L’Institut statistique de la Jamaïque (Statistical Institute of Jamaica, STATIN) mesure le marché du travail au moyen de l’enquête sur la population active (Labour Force Survey, LFS), publiée chaque trimestre en janvier, avril, juillet et octobre. L’édition d’avril 2026 fait état de 1 473 900 personnes dans la population active, d’un taux d’activité de 68,4 %, d’un rapport emploi-population de 65,8 % et d’un chômage de 3,7 %. La série révisée commence en janvier 2024 ; les comparaisons avec les chiffres antérieurs à 2024 ne sont donc pas valables sur le plan méthodologique. Les données détaillées par secteur pour avril 2026 n’étaient pas encore publiées dans l’édition examinée. L’emploi est concentré dans les services et le commerce, mais aussi dans l’agriculture, la construction et le tourisme. En juillet 2024, le commerce de gros et de détail et la réparation de véhicules à moteur employaient 265 200 personnes, soit 18,8 % de l’emploi. L’agriculture, la sylviculture et la pêche employaient 201 000 personnes. Les métiers des services et de la vente formaient le groupe professionnel le plus important avec 338 200 travailleurs ; les travailleurs qualifiés de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche ainsi que les professions élémentaires constituaient également des groupes importants. En juillet 2025, l’agriculture, la sylviculture et la pêche ont progressé de 11,3 %, les services d’hébergement et de restauration de 2,9 % et la construction de 2,6 %. Le découpage géographique officiel comprend l’agglomération de Kingston et de Saint Andrew, appelée la grande région métropolitaine de Kingston (Greater Kingston Metropolitan Area, GKMA), les autres centres urbains et les zones rurales. En juillet 2024, le chômage était de 2,6 % dans la GKMA, de 3,7 % dans les autres centres urbains et de 4,3 % dans les zones rurales. L’emploi se concentre autour de Kingston et de la GKMA, mais les possibilités varient selon la paroisse, le secteur d’activité, l’accès aux transports et les employeurs locaux. Les recherches examinées n’ont pas établi de statistiques récentes du travail propres à chaque paroisse. Le développement des compétences comprend les formations en établissement, l’apprentissage en milieu de travail, les apprentissages, l’alphabétisation et le calcul pour adultes, l’équivalence du diplôme de fin d’études secondaires ainsi que l’enseignement supérieur technique et professionnel. HEART/NSTA Trust est l’organisme national jamaïcain créé par la loi pour l’enseignement et la formation techniques et professionnels et le développement humain. Le Conseil national de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (National Council on Technical and Vocational Education and Training, NCTVET) évalue et certifie les compétences. Les qualifications du National Vocational Qualification of Jamaica (NVQ-J) et du Caribbean Vocational Qualification (CVQ) aident à mettre les compétences en adéquation avec les emplois et à progresser ; les niveaux documentés du NVQ-J vont de 1 à 8. Les programmes HEART sont accessibles sur son portail en ligne et dans ses bureaux paroissiaux. Le catalogue des programmes n’indique pas de frais administratifs jusqu’au niveau 4 par programme ; un programme de formation professionnelle de niveau 1 prévoit une durée indicative d’environ dix mois et ne garantit pas un emploi. Le salaire minimum national, entré en vigueur le 1er juin 2025, était de 400 JA$ par heure et de 16 000 JA$ par semaine. L’ordonnance salariale applicable fixe aussi des taux supérieurs de 600 JA$ par heure et de 800 JA$ par heure pour des catégories données, et les agents de sécurité industrielle relèvent d’une ordonnance distincte. La branche des salaires et des conditions d’emploi (Pay and Conditions of Employment Branch, PCEB) vérifie les normes minimales. Les statistiques salariales officielles portent principalement sur les grands établissements et excluent l’agriculture, l’administration publique, les zones franches et les établissements privés d’enseignement ; elles ne permettent donc pas d’établir un salaire médian national représentatif. Pour que les comparaisons aient un sens, il faut préciser le secteur, la profession, le sexe et la rémunération horaire ou hebdomadaire. Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Ministry of Labour and Social Security, MLSS) gère le système d’information sur le marché du travail (Labour Market Information System, LMIS) et sa Bourse électronique de l’emploi (Electronic Labour Exchange, ELE). Ces services sont gratuits, en ligne et hors ligne ; ils proposent la recherche d’offres, les candidatures, l’inscription de CV, l’orientation professionnelle, la présélection et les mises en relation. Les demandeurs d’emploi peuvent devoir fournir un CV, deux lettres de recommandation, une carte du régime national d’assurance (National Insurance Scheme, NIS), un numéro d’immatriculation fiscale et les certificats pertinents. Les bureaux paroissiaux du MLSS et les établissements du Jamaica Library Service en donnent accès dans toute l’île. Les agences privées agréées sont supervisées par l’unité des agences de placement ; leur traitement peut prendre jusqu’à 30 jours ouvrables. Les frais d’inscription sont plafonnés à 2 500 JA$ pour 12 mois, ceux de placement à l’étranger à 45 000 JA$ et ceux de placement local à un tiers du salaire de la première semaine. En cas de refus ou d’annulation d’un visa, au moins 75 % des frais de placement doivent être remboursés. Le programme jamaïcain pour l’emploi à l’étranger répond à la demande des employeurs aux États-Unis et au Canada. Il comprend des emplois agricoles et hôteliers aux États-Unis et des emplois agricoles et en usine au Canada. Les critères examinés pour les emplois agricoles comprennent un âge de 21 à 45 ans, la capacité à lire et à écrire, une bonne santé, un passeport, un numéro d’immatriculation fiscale, une inscription au NIS, une expérience agricole, l’absence de casier judiciaire et l’absence d’expulsion ou de refus récent de visa. Les personnes candidates aux emplois hôteliers ont généralement entre 21 et 45 ans, au moins un an d’expérience pertinente, un CV et une référence d’un employeur. La procédure comprend la demande, la présélection, l’entretien, les contrôles de sécurité et médicaux, les démarches de visa et de biométrie, puis le départ. Pour l’exercice financier 2023-2024, le programme a enregistré 9 357 travailleurs pour le Canada et 5 292 pour les États-Unis. Les ressortissants non jamaïcains ont généralement besoin d’un permis de travail organisé par un employeur potentiel ou un répondant. Le permis n’est pas transférable. Les ressortissants de la CARICOM admissibles peuvent utiliser la procédure de certificat de reconnaissance pour la libre circulation des travailleurs qualifiés ; les ressortissants de pays hors Commonwealth ont généralement besoin d’un visa de travail avant d’entrer en Jamaïque. Le marché du travail jamaïcain comprend ainsi des emplois formels, non formels et informels ; les données examinées ne permettent pas d’établir une part nationale fiable de l’emploi informel pour 2026. Les aléas météorologiques et économiques, notamment les effets de l’ouragan Melissa et les impacts possibles d’El Niño sur l’agriculture, l’eau et les moyens de subsistance, peuvent influer sur la demande et l’emploi.
Marché du travail en Jamaïque
Le marché du travail jamaïcain met en relation travailleurs et employeurs dans le tourisme, le commerce, l’agriculture, la construction et l’emploi à l’étranger. Les données d’avril 2026 font état d’une population active de 1 473 900 personnes et d’un chômage de 3,7 %. Les services publics, les organismes de formation et les agences agréées aident à mettre en relation travailleurs et emplois. La rémunération dépend des planchers légaux, du secteur, de la profession et des caractéristiques du travailleur.
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