Le Code fiscal de la République kirghize fixe les principales règles. Les obligations fiscales dépendent du statut de résidence, de la source des revenus, de la forme juridique, de l’activité, du chiffre d’affaires, du patrimoine, des importations et du régime fiscal choisi. Un résident fiscal est généralement imposé sur ses revenus nationaux et étrangers en vertu du Code fiscal, tandis qu’un non-résident est généralement imposé sur les revenus de source kirghize. La résidence peut dépendre de la règle des 183 jours et d’autres critères juridiques. Les particuliers peuvent être redevables de l’impôt sur le revenu, dont le taux habituel est de 10 %, bien que des taux spéciaux, déductions et exonérations s’appliquent à certaines situations. Les employeurs agissent généralement comme agents fiscaux : ils calculent l’impôt sur les salaires, le retiennent sur la rémunération, déclarent les montants et les versent à l’État. L’assurance sociale publique est distincte des impôts, même si les employeurs gèrent souvent les deux dans le cadre de la paie. Les sociétés et entrepreneurs individuels peuvent relever du régime général ou d’un régime spécial. Selon les règles générales, le taux habituel de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est de 10 %. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est généralement de 12 % et peut s’appliquer aux fournitures imposables et aux importations. La taxe sur les ventes varie selon l’activité, le mode de paiement et le taux applicable. L’impôt unique peut remplacer l’impôt sur les bénéfices, la TVA sur les fournitures imposables et la taxe sur les ventes lorsque les conditions légales sont réunies. L’éligibilité dépend notamment de la forme juridique, de l’activité, du chiffre d’affaires et du statut d’immatriculation ; une entreprise ne peut donc pas supposer que ce régime s’applique automatiquement. Le régime du brevet est limité aux activités autorisées par la loi, et les zones économiques spéciales ont leurs propres règles. Le commerce électronique fait l’objet d’un régime fiscal distinct lorsque les conditions prévues par la loi sont remplies. Le Code fiscal prévoit un taux de 2 % pour cette activité et exige des paiements par un compte bancaire ouvert spécialement ou par des moyens de paiement numériques connectés. Le régime ne peut remplacer l’impôt sur les bénéfices, la TVA et la taxe sur les ventes que si toutes les conditions requises sont satisfaites. Les contribuables s’immatriculent et tiennent leurs registres auprès du Service national des impôts. Ils peuvent avoir besoin d’un numéro d’identification fiscale, de registres comptables, de pièces justificatives, de documents fiscaux électroniques et, le cas échéant, de factures électroniques de TVA. Les échéances de déclaration et de paiement dépendent de l’impôt concerné. Certaines obligations récurrentes sont dues avant le 20 du mois suivant, tandis que la déclaration annuelle au titre de l’impôt unique suit son propre délai légal. Un paiement tardif peut entraîner des pénalités de retard (пеня) et d’autres sanctions. La TVA s’applique différemment aux fournitures imposables, aux importations et aux exportations. La TVA déductible et la TVA collectée, les factures électroniques et les pièces justificatives déterminent le montant à déclarer. Un taux zéro ou une exonération ne s’applique que lorsque le Code fiscal le prévoit. La TVA à l’importation est généralement de 12 % lors du dédouanement ; des droits de douane, frais de douane et droits d’accise peuvent s’y ajouter. Le classement selon la nomenclature des marchandises TN VED, la valeur en douane et les règles de l’Union économique eurasiatique peuvent modifier le montant et la procédure. Le Service national des impôts peut effectuer des contrôles sur pièces ou sur place et demander des documents ou paiements complémentaires. Le contribuable peut consulter les décisions et documents pertinents, présenter des explications, contester un redressement et utiliser la procédure de réclamation ou de recours judiciaire prévue par le Code fiscal. Les remboursements ou imputations de TVA ne sont pas automatiques : ils exigent une base légale, des pièces justificatives et, lorsque cela est requis, une vérification. Les revenus transfrontaliers exigent des vérifications distinctes concernant l’imposition à la source, la retenue à la source, l’établissement stable et toute convention fiscale contre la double imposition applicable. Le Kirghizistan a conclu des conventions avec plusieurs États. Un crédit d’impôt étranger dépend d’une convention ratifiée applicable et des limites nationales ; le résultat peut dépendre du texte de la convention, du certificat de résidence, du bénéficiaire effectif et du type de revenu. Le contribuable doit donc faire correspondre l’opération, les pièces justificatives et l’échéance déclarative à l’impôt et au régime concernés, plutôt que de se fier à un taux général.
Les impôts au Kirghizistan
Le système fiscal du Kirghizistan couvre les impôts nationaux et locaux applicables aux particuliers, employeurs, entreprises, importations et revenus transfrontaliers. Le Service national des impôts, rattaché au ministère des Finances, gère l’immatriculation, les déclarations, le paiement et le contrôle fiscal, tandis que l’administration douanière traite les droits et taxes liés aux importations. Parmi les impôts courants figurent l’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’impôt sur les bénéfices des sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée, la taxe sur les ventes, les droits d’accise et les impôts fonciers ou immobiliers.
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