Le marché du travail du Kirghizistan se dit рынок труда en russe et эмгек рыногу en kirghiz. Il comprend l’emploi formel et informel, les offres, les demandeurs d’emploi, les salaires, les qualifications, le recrutement et les déplacements entre régions ou pays. Le Comité national de statistique de la République kirghize mesure les conditions générales du marché du travail, tandis que le ministère du Travail, de la Sécurité sociale et des Migrations et les services régionaux de l’emploi accompagnent les demandeurs d’emploi, la formation et le placement. En 2024, la population active âgée de 15 ans et plus comptait environ 2,9 millions de personnes. Environ 2,8 millions occupaient un emploi et plus de 104 000 étaient au chômage. Le taux d’emploi était d’environ 57 %, soit près de 72 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. Le chômage mesuré par enquête s’élevait à 3,7 %, en baisse de 0,4 point par rapport à 2023. Le chômage enregistré mesure un autre groupe : en 2025, environ 56 500 personnes étaient inscrites comme sans emploi et 38 100 avaient le statut officiel de chômeur, soit un taux de chômage enregistré de 1,4 %. Ces chiffres portent sur des groupes et des périodes différents. Le travail informel représente une part importante de l’emploi. Environ 65 % des personnes ayant un emploi travaillaient dans le secteur informel. Les statistiques salariales officielles couvrent principalement les salariés du secteur organisé et ne décrivent donc pas le revenu réel de tous les travailleurs. Au 1er janvier 2024, le Kirghizistan comptait environ 459 200 entrepreneurs individuels. Les petites et moyennes entreprises employaient environ 114 000 personnes, soit 4,2 % de l’emploi dans la mesure publiée. L’emploi formel est régi par le Code du travail de la République kirghize no 23 du 23 janvier 2025. Le travail informel peut procurer un revenu, mais offre parfois des protections moins documentées et moins de preuves vérifiables de l’emploi. L’agriculture représentait environ 16 % de l’emploi en 2024. La répartition détaillée de 2023 indiquait 17,1 % pour l’agriculture, 15,8 % pour le commerce de gros et de détail, 12,5 % pour la construction, 10,9 % pour l’industrie manufacturière, 9,8 % pour l’éducation, 8,4 % pour les transports et l’entreposage, 6,7 % pour l’hôtellerie et la restauration, 4,4 % pour la santé et le travail social et 4,1 % pour l’administration publique. Les besoins signalés comprenaient les métiers du bâtiment, les conducteurs, les agents de service, les tailleurs, les informaticiens, les enseignants et les professionnels de santé. Une qualification peut être obtenue par l’éducation formelle, une formation soutenue par un ministère, une reconversion, un perfectionnement ou un apprentissage pratique et informel. De janvier à novembre 2024, 7 380 demandeurs d’emploi ont été orientés vers une formation professionnelle dans 127 métiers. Les offres sont fortement concentrées dans les villes et varient selon les dates. En juillet 2025, les offres enregistrées comprenaient 4 595 postes à Bichkek, 780 à Och, 600 à Batken, 539 à Issyk-Koul, 358 dans l’oblast d’Och, 276 dans le Tchouï, 230 dans le Naryn, 168 dans le Jalal-Abad et 144 dans le Talas. Les mêmes données recensaient 5 282 offres d’emploi ouvrier et 2 408 offres de service, soit 7 690 offres enregistrées. Un relevé de janvier 2026 en montrait 5 547. Ces chiffres ne décrivent que la demande enregistrée, car le recrutement informel et les offres non enregistrées ne sont pas entièrement pris en compte. En mai 2025, 8 844 postes restaient vacants sur 12 411 offres publiées, ce qui indiquait un décalage entre les compétences disponibles et la demande des employeurs. Le salaire mensuel nominal moyen était de 36 047 KGS en 2024, en hausse de 14,1 % par rapport à l’année précédente. Les moyennes régionales publiées allaient de 44 074 KGS à Bichkek et 41 084 KGS à Issyk-Koul à 25 200 KGS dans l’oblast d’Och et 26 662 KGS à Batken. Les autres moyennes publiées étaient de 35 205 KGS dans le Naryn, 34 068 KGS dans le Talas, 31 229 KGS dans le Jalal-Abad, 30 039 KGS dans la ville d’Och et 27 819 KGS dans le Tchouï. La moyenne publiée pour les petites et moyennes entreprises était de 31 535 KGS. Le salaire moyen des femmes représentait environ 69 % de celui des hommes et le taux de pauvreté parmi les personnes ayant un emploi était de 17,3 %. Les écarts régionaux et sectoriels rendent la moyenne nationale peu adaptée à l’estimation du salaire d’un emploi particulier. Les demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire en ligne par le Système d’information du marché du travail ou auprès d’un bureau régional de l’emploi. Les services publics comprennent l’inscription, les informations sur les offres et les employeurs et l’accès à la formation. Les principaux services en ligne comprennent zanyatost.kg et la bourse électronique du travail (Электронная биржа труда). Les sources publiques consultées n’indiquaient pas de frais d’accès au portail. Les chiffres des offres et des salaires sont mis à jour à des fréquences différentes — enquêtes annuelles sur la population active, mises à jour mensuelles des offres et des salaires — ; vérifiez donc la date de publication pour comparer les données. Le marché du travail comprend aussi les emplois à l’étranger. En 2024, le solde migratoire extérieur était positif de 11 208 personnes, mais ce chiffre ne concernait pas uniquement la migration de travail. Le Centre pour l’emploi des citoyens à l’étranger a placé 4 293 citoyens, tandis que les agences privées ont déclaré 16 204 placements par l’intermédiaire de 197 agences dans 29 pays. Au premier semestre 2025, le Centre a déclaré 14 010 placements par l’intermédiaire de 192 agences dans 29 pays. Les destinations citées comprenaient le Royaume-Uni, la République de Corée, la Russie, le Kazakhstan et l’Allemagne. Le parcours d’emploi en Corée était présenté comme durant trois ans, avec une possibilité de prolongation d’un an et dix mois. Les citoyens qui cherchent un travail à l’étranger doivent s’adresser au Centre ou à une agence privée agréée, vérifier l’agence sur migrant.kg et contrôler le contrat écrit, le permis de travail, le recruteur et les conditions du pays de destination. Les frais, délais de sélection, conditions de visa et autres coûts dépendent de la destination et de l’agence. Au Kirghizistan, les travailleurs étrangers sont soumis à des quotas sectoriels et régionaux en vertu de l’ordonnance du Cabinet no 690-r de 2024. Les chiffres de migration de travail et de placements à l’étranger ne correspondent pas au nombre d’emplois nationaux.
Marché du travail au Kirghizistan
Le marché du travail du Kirghizistan relie les personnes en recherche d’emploi aux entreprises et institutions qui proposent du travail. Environ 2,9 millions de personnes faisaient partie de la population active en 2024. Les principaux secteurs sont l’agriculture, le commerce, la construction, l’industrie manufacturière, l’éducation, les transports et les services. Le travail informel, les écarts de salaire régionaux et les migrations de travail influencent l’accès à l’emploi et la rémunération.
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