L’enquête sur les revenus et les dépenses des ménages de 2023 (Household Income and Expenditure Survey, HIES) a recensé 39 530 personnes en emploi au Kiribati. Les services représentaient 63,7 % des emplois, l’agriculture 20,8 % et l’industrie 15,5 %. Le salaire mensuel moyen était de 538 AUD et le salaire médian de 430 AUD. Les femmes étaient moins représentées dans le travail salarié que les hommes : 48,2 % contre 59,3 %. South Tarawa comptait 21 313 personnes en emploi. Parmi les personnes âgées de 15 à 24 ans, 5 465 occupaient un emploi ; le taux de chômage des jeunes recensé, de 8,4 %, est un indicateur d’accès à l’emploi et ne décrit pas à lui seul toutes les possibilités de travail. Il est possible de chercher un emploi local directement auprès des employeurs, du ministère de l’Emploi et des Ressources humaines (MEHR), du Centre national d’orientation professionnelle et d’emploi (NCCEC), des services publics de l’emploi et du Registre national de l’emploi. La division de l’Information et de la promotion du marché du travail fournit des conseils d’orientation, aide au placement et renseigne sur le travail local et à l’étranger, en accordant une attention particulière aux jeunes demandeurs d’emploi. L’Institut de technologie du Kiribati (KIT) propose des services d’aide à l’emploi, notamment la recherche d’emploi, les candidatures, la préparation aux entretiens, l’orientation professionnelle et les parcours de formation. Les offres d’emploi publiques peuvent aussi être publiées sur un portail gouvernemental. Pour les candidatures publiques examinées, la procédure exige un formulaire et le dépôt de copies papier au siège compétent à Bairiki ; les candidatures en ligne ou par courriel ne sont pas acceptées. Les candidats doivent généralement présenter une carte nationale d’identité, un passeport ou une autre pièce d’identité avec photo, ainsi que les justificatifs des qualifications ou de l’expérience mentionnées dans l’offre. Le ministère recruteur organise les tests et entretiens ; les candidats non admissibles peuvent ne recevoir aucun retour individuel. Les informations examinées ne confirment ni frais généraux de candidature ni délai fixe de traitement. Les emplois publics sont gérés par le Bureau de la fonction publique et la Commission de la fonction publique. Le Bureau gère les ressources humaines, les dossiers du personnel, les conditions nationales de service, l’administration des salaires et avantages, la formation et l’évaluation. La rémunération publique suit la classification et l’échelle salariale associées au poste. Les agences de recrutement privées doivent être agréées. Le recrutement, la formation, la promotion, les conditions d’emploi et la cessation d’emploi ne doivent pas être discriminatoires envers les travailleurs ; le travail forcé est interdit. Le Code du travail et des relations professionnelles de 2015 (Employment and Industrial Relations Code, EIRC) constitue le principal cadre national de l’emploi formel. Le travailleur et l’employeur doivent signer un contrat de travail, dont une copie doit être remise au travailleur. Avant la signature, le contrat devrait décrire clairement le travail, la rémunération, les horaires et les autres conditions essentielles. Le ministère publie un salaire minimum de 1,30 AUD l’heure pour le secteur privé et les travaux de construction privés, et de 3,00 AUD l’heure pour les projets ou travaux de construction financés par l’étranger. Les employeurs doivent afficher l’ordonnance applicable. Les salaires horaires, journaliers et hebdomadaires sont généralement versés au moins deux fois par mois ; les salaires mensuels ou annuels fixes et la rémunération à la pièce ou à la tâche sont généralement versés une fois par mois. Un relevé écrit ou électronique doit indiquer le taux, le salaire brut et net, les cotisations au Fonds de prévoyance du Kiribati, les impôts et les retenues. La cotisation totale au Fonds de prévoyance du Kiribati est de 15 % du salaire : 7,5 % payés par l’employeur et 7,5 % par l’employé. Les consignes disponibles indiquent que l’inscription de l’employé doit être effectuée dans les 30 jours suivant le début du travail. Une retenue sur salaire exige le consentement de l’employé et ne peut généralement pas dépasser un tiers du salaire pour la période concernée. La durée normale de travail peut atteindre huit heures par jour et 40 heures par semaine, sauf heures supplémentaires raisonnables. Les salariés à temps plein bénéficient d’au moins 12 heures consécutives de repos quotidien et de 48 heures de repos hebdomadaire. Après six heures consécutives, la pause est d’une heure pour le repas, ou de 20 minutes accompagnées de deux pauses de 10 minutes. Le congé de maternité dure 12 semaines, généralement six semaines avant et six semaines après l’accouchement, avec une rémunération d’au moins 25 %. Le congé annuel peut atteindre 30 jours. Après six mois d’emploi, le congé maladie peut atteindre 20 jours ouvrés par an sur présentation d’un certificat médical. Après six mois, le congé pour raisons familiales urgentes offre trois jours payés par an si les justificatifs requis sont fournis. Les jours fériés légaux sont rémunérés. L’application précise d’une règle de congé peut dépendre du type d’emploi et des conditions applicables. L’unité de santé et de sécurité au travail traite les questions de sécurité sur le lieu de travail. Un employé peut quitter son poste s’il a des raisons raisonnables de croire qu’y rester l’exposerait à un risque imminent de préjudice grave. La division des relations professionnelles assure les inspections du travail, reçoit les plaintes confidentielles liées à l’emploi et traite les conflits du travail. Les travailleurs peuvent également faire appel à des syndicats ; les syndicats et organisations d’employeurs peuvent s’enregistrer auprès des services compétents du travail. Les sources disponibles ne précisent pas toutes les étapes ni tous les délais d’inspection. Une plainte devrait donc indiquer l’employeur, le lieu de travail, les dates, les documents et la description du problème allégué. L’emploi à l’étranger est géré par le service de l’emploi à l’étranger du MEHR. Le programme australien de mobilité de la main-d’œuvre du Pacifique, appelé PALM, couvre le travail saisonnier jusqu’à neuf mois et les placements de plus longue durée, d’un à quatre ans. Le programme néo-zélandais Recognised Seasonal Employer autorise les travailleurs du Kiribati à travailler jusqu’à neuf mois sur une période de 11 mois. Sealord propose une voie d’accès au secteur de la pêche. Des pages anciennes du MEHR utilisent encore les noms PLS ou SWP, tandis que le KIT présente PALM comme le programme australien regroupé depuis 2022. La démarche commence généralement auprès d’un Island Council ou avec une demande d’emploi du MEHR, puis se poursuit par l’inscription dans un vivier de travailleurs prêts à l’emploi, la sélection et la préparation par le KIT. L’employeur à l’étranger prend la décision finale. Le service de l’emploi à l’étranger gère les préparatifs avant le départ, la logistique du voyage, le contact avec les travailleurs et le bilan au retour. La préparation du KIT pour PALM ou RSE dure environ quatre semaines, suivies d’une séance d’information de cinq jours avant le départ. Les informations examinées ne mentionnent pas de frais à la charge des travailleurs pour ces parcours. Un contrat peut prendre fin pour un motif valable lié à la conduite, aux capacités ou à une réduction des besoins opérationnels. L’employeur doit disposer d’éléments légaux et remettre un préavis écrit. Le licenciement immédiat est limité aux fautes graves au sens de l’EIRC. Les sources examinées ne confirment pas de prestation nationale directe de chômage ni d’indemnité générale équivalente à une indemnité de départ ; le travailleur ne devrait donc pas présumer que l’une ou l’autre est disponible. La politique nationale de l’emploi du Kiribati 2025-2029, lancée en décembre 2025, porte notamment sur l’emploi des jeunes, l’informalité, les salaires et conditions de travail, les groupes vulnérables, l’inadéquation des compétences, la protection des travailleurs à l’étranger et les données du marché du travail. Les modalités de mise en œuvre et les droits aux prestations peuvent encore évoluer.
Emploi au Kiribati
L’emploi au Kiribati comprend les emplois salariés formels, la fonction publique, l’emploi privé et le travail indépendant, souvent informel. Selon l’enquête HIES de 2023, 39 530 personnes occupaient un emploi : 54,2 % étaient salariées, 44,6 % travaillaient à leur compte ou comme aides familiales, et 59,9 % des emplois étaient informels. L’emploi formel implique des contrats écrits, des règles de rémunération et de repos, des droits aux congés, des protections en matière de sécurité au travail et des procédures de plainte et de fin d’emploi.
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