Avant de voyager, vérifiez les règles de visa applicables à votre nationalité auprès du ministère kosovar des Affaires étrangères. Si un visa est requis, obtenez-le auprès d’une mission diplomatique ou consulaire avant d’entrer au Kosovo. Un visa ne garantit pas l’admission. Pour entrer, il faut un document de voyage valide et, le cas échéant, un visa ou un permis de séjour. La police des frontières peut également demander des preuves d’un motif crédible, de ressources suffisantes, d’un hébergement ou d’un parrainage, de conditions liées à la santé, ainsi que de l’absence d’interdiction d’entrée ou de risque pour la sécurité, l’ordre public ou la santé publique. Le montant financier de référence est de 20 EUR par adulte et par jour et de 10 EUR par mineur et par jour, avec un minimum de 100 EUR ou de 50 EUR par entrée. Les fonds peuvent être justifiés par des espèces, un chèque, une carte de paiement, un contrat de travail ou un autre document accepté. Le Kosovo ne dispose ni d’un guichet général unique d’accueil ni d’un premier hébergement organisé par l’État pour tous. Le contrôle aux frontières relève de la police du Kosovo et de la police des frontières. Le ministère de l’Intérieur, appelé MIA, gère l’administration de l’immigration ; son Département de la citoyenneté, de l’asile et des migrations, appelé DCAM, traite de nombreuses questions de séjour. Les municipalités fournissent des services relevant de leurs compétences. Un hôte ou un fournisseur d’hébergement doit signaler au poste de police le plus proche tout ressortissant étranger dont le séjour ne dépasse pas 90 jours, dans les 12 heures, et conserver les documents correspondants pendant au moins trois ans. Le ressortissant étranger doit déclarer son adresse dans les trois jours suivant son entrée, à la frontière ou au poste de police le plus proche. Cette déclaration s’appelle lajmërimi i adresës ; à partir du 15 mars 2026, elle peut aussi être déposée par l’application, le site web ou le service mobile du MIA et de la police du Kosovo. Le défaut de déclaration après l’entrée peut entraîner une interdiction d’entrée. Gardez votre pièce d’identité ou votre document de voyage sur vous au Kosovo. Il est interdit de travailler sans permis de travail. Un séjour de plus de 90 jours nécessite un permis de séjour temporaire. En règle générale, un ressortissant étranger dispensé de visa dépose sa demande auprès du DCAM, tandis que les autres demandeurs s’adressent à une mission diplomatique ou consulaire, sous réserve d’exceptions concernant les études et certains autres cas. Le dossier peut nécessiter une preuve de propriété ou un contrat de location notarié, la preuve que le logement respecte les normes minimales, une assurance maladie, des documents établissant le motif du séjour et, si nécessaire, un extrait de casier judiciaire traduit. Le document de voyage doit rester valide au moins trois mois après la période de permis demandée. Le DCAM statue dans un délai maximal de 30 jours. Le recours doit être déposé dans les huit jours et la Commission d’appel dispose de 30 jours au maximum pour statuer. Un permis de séjour temporaire général est délivré pour un an. Les frais sont de 50 EUR pour l’emploi, 30 EUR pour le regroupement familial et 10 EUR pour les études ; le remplacement d’un permis perdu ou endommagé coûte 10 EUR. Demandez une prolongation au moins 30 jours avant l’expiration. Le titulaire d’un permis doit signaler tout changement d’adresse dans les huit jours à un poste de police ou au DCAM et se faire radier avant de quitter le Kosovo. Le bureau municipal de l’état civil peut aussi enregistrer vendbanim, c’est-à-dire le domicile, ou vendqëndrim, c’est-à-dire le lieu de séjour, selon l’instruction administrative applicable, et délivrer une attestation sur demande. Vérifiez localement quel bureau municipal est compétent, car la mise en œuvre peut varier d’une municipalité à l’autre. Les frais de voyage, d’hébergement, de traduction, de notaire et d’assurance s’ajoutent aux frais de permis indiqués. Les informations et le soutien à l’intégration sont réservés à des catégories définies par la loi, notamment les demandeurs de protection internationale, les réfugiés, les personnes bénéficiant d’une protection subsidiaire ou temporaire, les apatrides, les titulaires d’un permis de séjour temporaire ou permanent et les membres de leur famille. Le MIA et le Département de la réintégration des personnes rapatriées et de l’intégration des étrangers, appelé DRRPIF, fournissent des informations de base une fois le statut légal établi, dans une langue officielle ou une autre langue comprise. Le DRRPIF et la municipalité peuvent évaluer les besoins et préparer un plan individuel d’intégration. Le soutien disponible peut comprendre des cours de langue officielle de niveau A1 ou A2 avec test et attestation, des cours sur l’histoire, la culture, les traditions et le système de l’État, ainsi que des informations sur l’éducation, le travail, la santé, les services sociaux, le logement et les groupes de soutien. Les municipalités renseignent sur les services locaux. Le bureau municipal des communautés et du retour reçoit les demandes et les plaintes, tandis que le Centre des affaires sociales, appelé Qendra për Punë Sociale, aide les personnes vulnérables. En vertu du règlement GRK 05/2026, des colis alimentaires, d’hygiène et de biens matériels peuvent être disponibles pour les personnes en difficulté socio-économique. L’hébergement des personnes protégées au-delà de deux ans nécessite une évaluation individuelle des besoins et ne constitue pas un droit général pour chaque nouvel arrivant. En cas d’urgence médicale, d’incendie ou de besoin d’assistance policière, appelez gratuitement le 112 à toute heure ; le 194 est également utilisé pour les urgences médicales. Les résidents non kosovars doivent recevoir des soins d’urgence sans délai dans les mêmes conditions que les résidents du Kosovo. L’accès plus large à l’éducation, aux soins de santé, aux programmes sociaux, à la formation professionnelle, à l’emploi, à l’aide juridique gratuite et aux services judiciaires dépend du statut légal et de l’admissibilité de la personne. Le processus d’arrivée associe donc les conditions d’entrée à la frontière, la déclaration rapide de l’adresse, la planification d’un séjour légal et l’enregistrement auprès de la municipalité compétente pour le lieu de séjour.
Arrivée au Kosovo
L’arrivée au Kosovo passe par des services distincts pour l’entrée, la déclaration d’adresse, le séjour et les démarches municipales, et non par un guichet général d’accueil. Les règles d’entrée dépendent de la nationalité, du statut de visa et du motif du séjour. Les voyageurs admissibles sans visa peuvent généralement rester jusqu’à 90 jours sur 180 ; les titulaires d’un titre de séjour Schengen biométrique valide ou d’un visa Schengen à entrées multiples valide peuvent rester jusqu’à 15 jours. Un ressortissant étranger doit déclarer son adresse dans les trois jours suivant son entrée et obtenir un permis de séjour temporaire pour un séjour de plus de 90 jours. Le travail, l’aide publique et les services locaux dépendent du statut légal et de l’institution compétente.
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