Les articles 81 à 84 de la loi libyenne no 12/2010 sur les relations de travail constituent la base juridique des contrats de formation professionnelle. Un employeur peut accueillir des demandeurs d’emploi en formation professionnelle en nombre correspondant à 20 % de ses travailleurs étrangers, ou financer une formation spécialisée en établissement. Le contrat doit être écrit en arabe et préciser la durée, les étapes de la formation et la rémunération. La rémunération de la dernière étape ne peut être inférieure au minimum prévu pour le métier. L’employeur ne peut mettre fin au contrat pour incapacité ou manque de volonté qu’après approbation du bureau de l’emploi ; le stagiaire peut y mettre fin moyennant un préavis. Les règles relatives aux accidents du travail, aux maladies professionnelles, à la sécurité, aux horaires, au repos hebdomadaire et aux jours fériés s’appliquent à la relation de formation. Aucune rémunération automatique de formation n’existe en dehors de celle convenue au contrat. La loi ne permet pas d’établir l’existence d’un registre national de l’apprentissage, d’une durée standard, d’un nombre national de places ou d’un taux de placement. La disponibilité pratique dépend donc de l’employeur, du bureau de l’emploi, du prestataire et de la région. Le ministère du Travail et de la Réadaptation est responsable de la formation liée au marché du travail, des centres de formation et de la qualité des prestataires ; le ministère de l’Enseignement technique et professionnel supervise l’enseignement technique et professionnel formel. Les parcours formels comprennent les instituts techniques intermédiaires, les instituts techniques supérieurs et les collèges techniques ; l’accès dépend généralement du certificat de fin d’études de base, du certificat d’études secondaires ou d’un diplôme antérieur. Les centres de formation liés au marché du travail et les programmes courts peuvent aussi permettre une entrée ultérieure, mais les critères, la durée et les frais varient selon la session et le prestataire. Un modèle associant entreprise et institut, appelé formation duale sur le terrain, était encore en préparation en 2026 et ne doit donc pas être considéré comme un parcours opérationnel national. L’apprentissage peut faciliter l’accès à un métier, mais aucun placement automatique ni aucune équivalence nationale normalisée de qualification n’a été attesté. Une formation informelle en milieu de travail peut avoir lieu, mais il ne faut pas supposer qu’elle aboutit à un certificat reconnu à l’échelle nationale.
Apprentissage en Libye
En Libye, l’apprentissage est un parcours de formation professionnelle en entreprise reconnu par la loi, dans lequel un employeur forme un demandeur d’emploi à un métier. Un contrat écrit en arabe fixe la durée de formation, les étapes et la rémunération. L’offre est fragmentée et ne repose pas encore sur un système national uniforme d’entreprises et d’établissements de formation.
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