La Macédoine du Nord propose des possibilités d’apprentissage des langues formelles, non formelles et informelles. Le ministère de l’Éducation et des Sciences (MON/MES), le Bureau pour le développement de l’éducation (BRO), le Service pédagogique, les écoles et les municipalités organisent l’offre scolaire. Le Centre pour l’éducation des adultes (COV), créé en 2008, définit des normes et soutient les programmes formels et non formels pour adultes ; des prestataires agréés et privés proposent des cours supplémentaires. Il n’existe pas de répertoire national unique ni de système uniforme de prix et de durée pour tous les cours de langues. Le macédonien est la principale langue de communication dans tout le pays et son alphabet officiel est le cyrillique. L’albanais joue un rôle particulier dans les régions et institutions multilingues. Selon le cadre constitutionnel et juridique, une autre langue peut avoir un statut officiel lorsqu’au moins 20 % de la population l’utilise ; la portée pratique de ce statut dépend de la municipalité et de l’institution. Les employeurs et les professions réglementées peuvent imposer des exigences linguistiques supplémentaires pour certains postes, mais les éléments disponibles n’établissent pas l’existence d’un examen linguistique national général pour le marché du travail privé. Les enfants suivent un parcours d’enseignement primaire de neuf ans. Le macédonien, l’albanais, le turc et le serbe sont des langues d’enseignement dans les écoles concernées, tandis que le bosnien est proposé dans certains contextes limités. Les écoles peuvent également proposer une matière Langue et culture aux Bosniaques, Valaques, Roms, Serbes et Turcs, généralement de la troisième à la neuvième année, à raison d’une ou deux leçons par semaine. L’offre dépend de l’école, de la municipalité, de la classe et du matériel pédagogique. L’anglais commence normalement comme première langue étrangère en première année, et une deuxième langue étrangère en sixième année. Les parcours nationaux de manuels comprennent l’anglais de la première à la neuvième année et le français, l’allemand, l’italien ou le russe de la sixième à la neuvième année, mais il faut vérifier le choix et la disponibilité pour l’année scolaire concernée. Les manuels numériques du MON et la bibliothèque numérique officielle proposent des ressources interactives et personnalisées aux élèves, aux enseignants et aux parents. Ils soutiennent l’apprentissage, mais ne constituent pas un certificat linguistique délivré par l’État. Les manuels scolaires sont fournis gratuitement et doivent être rendus à l’école. L’autoformation et les ressources numériques peuvent compléter les cours formels, mais ne prouvent pas automatiquement un niveau de langue. Les adultes peuvent suivre des programmes liés au COV, des cours auprès de prestataires agréés ou privés, des cours universitaires ou apprendre de façon autonome. La Faculté de philologie de l’UKIM propose un programme de macédonien pour étrangers sur deux semestres, au tarif publié de 25 000 MKD par semestre. Les ressortissants étrangers qui demandent une place en premier cycle doivent généralement fournir les documents et la preuve de paiement indiqués dans l’appel à candidatures correspondant ; les dates des cohortes peuvent changer. Le CETIS MAK de l’UKIM propose le macédonien comme langue étrangère ou seconde à des niveaux élémentaire, intermédiaire et avancé correspondant approximativement à A1, B1 et C1. Le test évalue la compréhension orale, la lecture, l’écriture et l’expression orale ; parmi les conditions indiquées par le prestataire figurent un âge d’au moins 18 ans, la connaissance du cyrillique et une pièce d’identité. L’UKIM propose également des tests de compétence en macédonien, albanais, turc, slovène, serbe, croate, anglais, allemand, français, russe, italien, espagnol, polonais, tchèque et hongrois. Les tarifs publiés sont de 2 200 MKD pour un test oral sans niveau défini ou de 3 000 MKD pour un test écrit et oral selon le CECR, auxquels s’ajoutent 50 MKD de frais administratifs. Une attestation de suivi de cours, un certificat de prestataire et un certificat linguistique universitaire n’ont pas la même valeur juridique ou pratique. L’université, l’employeur, l’autorité ou l’organisme de réglementation destinataire décide quels justificatifs sont acceptés pour l’usage concerné. En général, le macédonien offre la plus grande utilité à l’échelle nationale, l’anglais facilite les échanges scolaires, numériques et internationaux, et l’albanais a une forte pertinence régionale et institutionnelle. L’allemand, le français, l’italien et le russe sont souvent choisis en fonction de l’école, de la migration, des études ou du travail, tandis que le turc, le serbe, le bosnien, le romani et le valaque peuvent répondre à des besoins patrimoniaux, communautaires ou locaux. Le choix du parcours dépend donc de la langue visée, du lieu, de l’âge, de l’institution, de l’objectif, du niveau requis et de la nécessité éventuelle d’obtenir un certificat reconnu.
Apprentissage des langues en Macédoine du Nord
L’apprentissage des langues en Macédoine du Nord comprend le macédonien, l’albanais et d’autres langues communautaires, les langues étrangères, les cours, les examens et la pratique dans la vie quotidienne, les études et le travail. Le macédonien s’écrit en cyrillique et a un statut officiel dans tout le pays ; une autre langue peut également avoir un statut officiel lorsque ses locuteurs atteignent le seuil constitutionnel de 20 %. L’anglais est la langue étrangère la plus largement répandue, tandis que l’albanais et les langues patrimoniales ont une importance régionale ou communautaire plus forte.
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