Le RGPH5 de 2022 a recensé 21 347 587 habitants au Mali. Les musulmans représentaient 96,45 % de la population, les chrétiens 2,27 %, les animistes 0,65 %, les personnes sans religion 0,50 % et les autres religions 0,13 %. L’islam est majoritairement sunnite, avec une forte présence soufie et une communauté chiite moins importante. Les pratiques religieuses peuvent aussi associer des observances islamiques ou chrétiennes à des croyances locales. La répartition varie selon les régions : la part musulmane était de 70,10 % à San et de 99,80 % à Taoudéni, tandis que la part chrétienne atteignait 16,99 % à San et 5,99 % à Bandiagara. La Constitution de 2023 protège la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, interdit la discrimination religieuse et garantit le respect de toutes les religions et croyances. Le Mali est laïc, et les pratiques religieuses restent soumises à la loi et à l’ordre public. Le Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, ou MARCC, s’occupe de la liberté religieuse, de l’éducation religieuse, des sermons, des institutions religieuses, des lieux de culte, des associations, des pèlerinages, des festivals, des activités caritatives et des relations avec les organisations religieuses. La Direction nationale des Affaires religieuses et du Culte et les services locaux tels que la DRARC, le SLARC et le SARC facilitent les dossiers, les inventaires, les événements religieux et la coordination locale. Le Haut Conseil Islamique est une importante plateforme musulmane, tandis que les Églises catholiques et protestantes assurent des services religieux et communautaires chrétiens. Les mosquées et les églises accueillent les offices et les sermons. Le jeûne du Ramadan, le Maouloud, la Tabaski, les offices chrétiens et les cérémonies religieuses locales sont des pratiques courantes. La Maison du Hadj et les agences agréées organisent et supervisent le pèlerinage à La Mecque dans les limites du quota applicable ; les frais et échéances locales peuvent varier. Dans certaines régions du nord et du centre du Mali, les conditions de sécurité peuvent limiter l’accès aux lieux de culte et exposer les croyants ou les minorités religieuses aux menaces des groupes extrémistes. Le système d’enseignement public est obligatoire, gratuit et laïc. Des écoles privées reconnues fonctionnent également. Les madrasas sont des établissements d’enseignement formels qui suivent des programmes officiels, des examens communs et la supervision du ministère de l’Éducation. Les écoles coraniques relèvent d’un parcours religieux non formel ou informel organisé localement ; leurs conditions actuelles d’accès, leurs frais et leur enregistrement national ne sont pas établis uniformément. La pauvreté et l’insécurité réduisent l’accès à l’éducation dans certaines zones. Le Mali reconnaît la cérémonie de mariage religieux célébrée par un ministre du culte, mais celle-ci ne remplace pas l’enregistrement à l’état civil. La publication a lieu pendant 15 jours au lieu de culte, la cérémonie donne lieu à quatre originaux et le ministre transmet l’acte à l’officier d’état civil dans les 15 jours. Le mariage doit ensuite être enregistré et inscrit dans le livret de famille, conformément aux conditions et interdictions légales générales. Les baptêmes, funérailles et autres cérémonies restent des pratiques communautaires sans rite religieux national unique. Les fêtes religieuses comprennent Noël, le Maouloud, la Fête de Ramadan, la Tabaski et le lundi de Pâques, conformément à la Loi 05-040. Ce sont des jours fériés assortis des règles applicables de congé payé ; les dates islamiques suivent le calendrier lunaire et le jour ouvrable suivant peut parfois être déclaré férié. En 2026, l’État, les confessions religieuses et les associations religieuses ont également élaboré un cadre de dialogue axé sur la paix, la stabilité et la cohésion sociale. Le MARCC, le Haut Conseil Islamique et les représentants catholiques et protestants appuient les orientations visant à lutter contre les prédications extrémistes ; la formation des imams a notamment bénéficié d’une coopération avec le Maroc.
La religion au Mali
La religion au Mali est principalement musulmane, aux côtés de communautés chrétiennes, animistes et d’autres religions. La Constitution protège la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, tout en définissant le Mali comme un État laïc. Les pratiques religieuses comprennent la prière, le jeûne, les fêtes, les sermons, l’éducation religieuse, les pèlerinages et les cérémonies liées aux grands événements de la vie.
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