Le terme local mass-media couvre les journaux, la presse en ligne, la radio, la télévision, les services audiovisuels, la distribution en continu et les plateformes sociales. Le système est établi, mais structurellement fragmenté. Les canaux mobiles et sociaux jouent un rôle important dans la découverte de l’actualité, la participation et les contenus audiovisuels produits par les utilisateurs. En 2024, les abonnements à l’Internet fixe dépassaient 899 300 ; sa pénétration atteignait 77,3 pour 100 ménages, celle de l’Internet mobile 120,9 pour 100 habitants et la transmission ou retransmission audiovisuelle 62,6 pour 100 ménages. Ces chiffres décrivent les infrastructures d’accès et non la part de marché de plateformes particulières. La Moldavie ne dispose pas de tableau national officiel consolidé sur les prix OTT, les catalogues, les parts d’audience ou l’admissibilité aux plateformes ; les comparaisons des services en continu dépendent donc de chaque fournisseur. Le Consiliul Audiovizualului, généralement abrégé en CA, délivre des licences aux fournisseurs audiovisuels et les contrôle, supervise la transparence de leur propriété et peut imposer des sanctions dans les limites de sa compétence légale. Un état détaillé officiel de référence pour 2023 recensait 53 fournisseurs de télévision titulaires de 57 licences de diffusion et 56 fournisseurs de radio titulaires de 61 licences. Le même état indiquait un quota de 50 % d’émissions télévisées en roumain et des règles de diffusion obligatoire exigeant qu’au moins 50 % des services proviennent de l’Union européenne, des États-Unis, du Canada ou des États couverts par la convention concernée. Les sources disponibles n’établissent pas le nombre exact de fournisseurs nationaux en 2026. Les fournisseurs doivent également respecter les conditions de leur licence et les règles relatives aux contenus, à la publicité, aux élections, à l’information et à la protection de l’enfance. La réglementation du CA ne constitue pas un contrôle général de chaque publication individuelle sur les réseaux sociaux. L’IP Teleradio-Moldova, ou TRM, fournit des contenus de télévision, de radio et en ligne de service public. Son mandat comprend une information équitable, impartiale et équidistante, le pluralisme, la liberté d’expression et des programmes pour les enfants, les jeunes et les adultes. Il sert l’intérêt public en Moldavie et à l’étranger et n’est pas du même type qu’une plateforme privée de diffusion en continu. L’offre des services audiovisuels privés, des fournisseurs de vidéo en ligne et de la télévision payante dépend des caractéristiques techniques, du catalogue, des conditions d’abonnement et des contrôles d’âge propres à chaque fournisseur. L’activité de presse est soutenue par le cadre juridique relatif à la presse, à la liberté d’expression, aux informations d’intérêt public et à la publicité, notamment les lois 243/1994, 64/2010, 148/2023 et 62/2022. Les organismes publics peuvent publier des informations de manière proactive ; une demande présentée au titre de la loi 148/2023 reçoit généralement une réponse sous 10 jours calendaires. Pour une demande complexe ou volumineuse, un délai supplémentaire allant jusqu’à 7 jours peut être accordé. Le Médiateur et la Chancellerie d’État jouent également des rôles de suivi ou de contrôle dans le cadre de l’information publique. Le Consiliul de Presă est un organisme national indépendant d’autorégulation du journalisme. Son code de déontologie, actualisé au Forum des médias de 2024, comprend plus de 100 normes sur l’exactitude, les personnes vulnérables, les droits humains, les conflits d’intérêts, les techniques spéciales, l’utilisation de l’intelligence artificielle et l’autorégulation. Un consommateur de médias peut déposer une plainte en ligne et le secrétariat peut l’aider. Une médiation ou un règlement amiable prend habituellement environ 2 à 3 mois. Le Conseil peut rendre des décisions, formuler des recommandations ou critiquer publiquement, mais il n’impose pas de sanctions financières. Les mesures possibles comprennent un droit de réponse, un erratum ou un retrait. Sa recommandation autorise des citations de 500 caractères au maximum lorsque la source, l’auteur et un lien direct sont indiqués ; une réutilisation intégrale exige un accord de droit d’auteur. Les fournisseurs de médias et les journalistes doivent concilier la liberté d’expression avec les obligations de vérification, d’exactitude, de rectification, d’équité, de respect de la vie privée, de non-discrimination, de droit d’auteur et de protection de l’enfance. Le Centre de communication stratégique et de lutte contre la désinformation traite de la communication stratégique et de la désinformation ; l’usage critique des médias repose aussi sur la vérification des sources, la comparaison des comptes rendus et une utilisation rigoureuse des procédures d’accès aux informations publiques. Les enfants et les jeunes sont protégés par la loi 30/2013 contre les informations préjudiciables. Un plan d’action gouvernemental de 2024 prévoit des environnements en ligne plus sûrs, des partenariats de signalement des contenus pédosexuels, des campagnes de sensibilisation et le suivi des normes de sécurité en ligne dans les écoles. Des études indiquent que 81 % des enfants âgés de 9 à 17 ans accèdent à Internet depuis plusieurs appareils, mais aucun profil national fiable de l’usage des services en continu ou des réseaux sociaux selon l’âge n’a été établi ici. La littératie médiatique est soutenue par le plan interministériel 2024–2026 coordonné par le Ministerul Educației și Cercetării et le Ministerul Culturii. Ce plan associe l’apprentissage formel et non formel de la pensée critique, de la maîtrise de l’information, de la littératie médiatique et des compétences numériques, notamment par le cours facultatif Educație pentru media. La participation comprend les demandes d’informations publiques, les pétitions adressées au CA susceptibles de déclencher un contrôle et les plaintes ou saisines d’office du Consiliul de Presă. Le mandat du diffuseur public en matière de pluralisme et d’esprit civique soutient également la participation. Le Fundul pentru subvenționarea mass-mediei, administré par le ministère de la Culture et un conseil d’experts en vertu de la loi 50/2024, soutient le pluralisme médiatique plutôt que les consommateurs individuels. L’appel de 2026 exige un cofinancement national d’au moins 25 % pour les télévisions privées nationales et d’au moins 15 % pour les autres médias, notamment la presse écrite, les médias en ligne et les télévisions régionales et locales. Les demandeurs doivent fournir des documents, rendre compte de leurs finances, divulguer leurs sources de financement et se soumettre à des vérifications de conflits d’intérêts ; des sanctions sont possibles.
Les médias en Moldavie
Le système médiatique de Moldavie comprend la presse, la radiodiffusion, les services de diffusion en continu, les réseaux sociaux et le journalisme. L’accès repose fortement sur l’Internet mobile et les services audiovisuels : en 2024, plus de 2,9 millions de cartes SIM mobiles donnant accès à Internet depuis un smartphone et 689 900 abonnements à la télévision payante ont été recensés. Les droits liés aux médias comprennent la liberté d’expression, l’accès aux informations d’intérêt public et la protection contre les contenus préjudiciables, ainsi que des obligations d’exactitude, d’équilibre, de respect de la vie privée, de droit d’auteur et de protection de l’enfance.
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