En mongol, найз signifie ami. Найз нөхөр désigne des amis proches, tandis que нөхөр peut signifier ami proche ou allié et, selon le contexte, mari. Анд signifie ami de confiance, et анд найз peut désigner un ami du même âge. Найзлах signifie nouer une amitié. Багын найз désigne un ami d’enfance, нутгийн найз un ami de la même région et баруун гарын найз un ami particulièrement proche. L’expression historique анд барилдах désigne une amitié ritualisée entre personnes sans lien de parenté. Үерхэл ou үерхэл нөхөрлөл peut aussi avoir un sens amoureux ; le contexte est donc important. Les amitiés se développent souvent autour d’activités partagées et répétées. Les lieux habituels comprennent les classes, internats, dortoirs, quartiers, clubs sportifs ou culturels, groupes d’intérêt, projets bénévoles et programmes entre pairs. Certains élèves partent étudier dans un internat de soum ou de province pour les niveaux supérieurs ; des contacts réguliers peuvent y conduire à de nouvelles amitiés après plusieurs mois. Les possibilités en ville et à la campagne diffèrent en raison des distances, des transports, de l’accès à Internet et du nombre de clubs disponibles. Un centre de développement de la jeunesse, souvent abrégé YDC, est un service local pour les jeunes qui peut proposer des clubs, des activités de développement personnel, du conseil, des activités entre pairs et de la participation des jeunes. Les centres et activités jeunesse sont organisés par les structures locales des aimags, districts ou soums ; leur disponibilité dépend du lieu. Un répertoire du ministère du Travail et de la Protection sociale de 2021 recensait des centres dans plusieurs aimags et districts. Depuis 2024, les centres de développement de la jeunesse d’Ömnögovi sont intégrés officiellement à l’administration locale. Un programme national de développement de la jeunesse décrit en 2025 prévoyait aussi des groupes d’intérêt, du bénévolat, du mentorat, des conseils psychologiques et juridiques. Ces services n’ont pas de règle nationale unique concernant l’âge, les frais ou les horaires : l’accès et les coûts indirects sont déterminés localement. Les écoles et programmes jeunesse peuvent encourager les amitiés grâce au mentorat entre pairs et à des projets communs. Le programme Girls’ Room s’appuie sur des facilitateurs pairs formés, des séances d’information mensuelles et un espace protecteur de confiance et de soutien. Les clubs STEM et WASH — eau, assainissement et hygiène — peuvent mettre en relation des élèves de classes et de soums différents grâce au travail d’équipe, au mentorat et aux échanges en ligne. L’amitié reste informelle : elle ne demande ni candidature ni approbation, et n’a ni durée ni tarif fixe. Les transports, les données mobiles et le matériel de club peuvent néanmoins entraîner des coûts pratiques. En Mongolie, l’amitié peut apporter un soutien concret. Les amis peuvent échanger des informations, étudier ensemble, s’entraider au quotidien, participer à des projets communautaires et parler de sujets personnels. L’enquête mondiale 2023 sur la santé des élèves en milieu scolaire, ou GSHS, a interrogé 3 311 élèves de 13 à 17 ans scolarisés dans 51 écoles rurales et urbaines, avec un taux de réponse de 85,9 %. Dans cette enquête, 8,2 % indiquaient n’avoir aucun ami proche et 24,3 % se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps. Ces chiffres étaient respectivement de 9,9 % et 31,5 % chez les filles et de 6,6 % et 16,8 % chez les garçons. Si 55,3 % déclaraient que leurs camarades étaient généralement ou toujours amicaux et serviables, seuls 18,5 % disaient pouvoir généralement ou toujours parler de problèmes ou d’inquiétudes à quelqu’un ; 57,2 % pouvaient le faire rarement ou jamais. Ces résultats concernent les élèves interrogés et non l’ensemble de la population mongole ; il n’existe pas de règle nationale comparable sur le coût, la durée ou la forme des amitiés entre adultes. Selon un projet de l’UNICEF Mongolie en 2025, plus de 90 % des enfants et adolescents utilisent Internet et les réseaux sociaux au quotidien. Le même projet signalait que 87 % des enfants avaient rencontré une forme de violence en ligne, tandis que 91 % des parents pensaient que leur enfant n’avait pas été exposé à des risques numériques. Ces résultats de projet ne sont pas des estimations de prévalence pour toutes les tranches d’âge. Les faux profils, le grooming, les pressions pour envoyer des informations ou des images, les insultes, les rumeurs et l’exclusion en ligne peuvent affecter les amitiés. La Mongolie dispose également de directives de protection des enfants en ligne. Une amitié n’entraîne aucune obligation juridiquement exécutoire. Le respect mutuel, les échanges volontaires, la vie privée et les limites personnelles définissent une amitié sûre. Le harcèlement, les menaces, la violence, l’exploitation et les préjudices numériques ne sont pas des problèmes ordinaires d’amitié qu’il faudrait accepter. Il est possible de réduire les contacts, de quitter un groupe ou de bloquer un compte. En cas de danger, conservez les messages ou autres preuves et demandez l’aide d’un adulte de confiance, d’un travailleur social scolaire, d’un travailleur social d’aimag, de district, de soum ou de khoroo, d’une équipe conjointe ou de la police selon la situation. La ligne 108 pour les enfants en Mongolie est gratuite et disponible 24 heures sur 24 pour les conseils, l’information, les signalements et l’aide à la protection. Depuis 2025, les services de réponse en protection de l’enfance et un lieu d’hébergement temporaire sont intégrés au Centre 108 d’aide d’urgence et de protection de l’enfance. L’Autorité générale pour le développement et la protection de l’enfant et de la famille est également responsable des dossiers de protection de l’enfance.
L’amitié en Mongolie
En Mongolie, l’amitié est une relation personnelle, non amoureuse et librement choisie, entretenue par des échanges, la confiance et le soutien mutuel. Elle ne fait l’objet ni d’un enregistrement public, ni d’un contrat, ni d’une procédure unique ; les rencontres ont souvent lieu à l’école, en internat, dans le quartier, dans un club, un projet bénévole ou un centre pour jeunes. Les échanges numériques peuvent prolonger ces relations, mais la vie privée, la pression, l’exclusion et les abus en ligne nécessitent des limites claires.
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