Le secteur artistique de Nauru est fragmenté. Aucune preuve n’établit l’existence d’un conseil national des arts permanent, d’une école d’art, d’un réseau de galeries commerciales, d’une commission du film ou d’un marché artistique national régulier. Les activités artistiques passent plutôt par le musée Naoero, le ministère du Patrimoine national, de la Culture et du Tourisme et le musée Naoero, les écoles, les églises, les groupes tribaux et communautaires, Nauru Media, les cérémonies publiques et les plateformes culturelles internationales. Les expressions culturelles traditionnelles sont des formes créatives liées aux communautés nauruanes et à leurs connaissances culturelles. Elles comprennent les motifs, compositions visuelles, formes architecturales, tissages, sculptures, peintures, constructions de pirogues, confection de paniers, de huttes et de guirlandes, totems tribaux, chants, danses, légendes et autres objets ou spectacles. Les connaissances et techniques se transmettent principalement par un enseignement non formel. Les écoles, activités Youth Life Skills, événements culturels et certains points de vente contribuent à leur transmission et à leur présentation au public. Le manque de matériaux et la perte de connaissances entre générations posent des risques pour leur préservation. Le musée Naoero, à Yaren, est le principal lieu public permettant de découvrir le patrimoine nauruan. Il a ouvert le 30 janvier 2019, l’entrée est gratuite et les horaires publiés sont du lundi au vendredi, de 13 h à 17 h. Les informations disponibles ne signalent aucune restriction d’âge ou de résidence. Le ministère du Patrimoine national, de la Culture et du Tourisme et le musée Naoero, le ministre responsable et les détenteurs communautaires des savoirs contribuent à la documentation et au travail patrimonial. Nauru est devenu partie à la Convention du patrimoine mondial en 2024. Un projet de l’UNESCO mené en 2025 et 2026 soutient l’inventaire, l’évaluation de sites, le travail juridique et documentaire, les activités scolaires et la participation communautaire. La création d’un comité national du patrimoine a été recommandée, mais rien n’indique qu’un site nauruan figure sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut donc distinguer les bâtiments patrimoniaux, les sites, les formes architecturales et les activités muséales d’une inscription officielle au patrimoine mondial. La musique comprend les chants et danses traditionnels, les chorales et hymnes d’église, les enregistrements et compositions locaux. Nauru Bwiema, l’hymne national, est officiellement reconnu par l’État. Les églises, les districts et les célébrations de la fête nationale sont des lieux courants de musique et de spectacle. Les informations disponibles ne font état ni d’un système national public de licences, ni d’un parcours officiel de formation artistique, ni d’un barème de rémunération standard pour les artistes. La création littéraire et orale comprend les légendes, récits tribaux, textes en langue nauruane, poèmes et écrits. Les canaux de documentation soutenus par le gouvernement comprennent le livret culturel, le manuel des tribus et le dictionnaire. Des concours d’écriture ont eu lieu de manière irrégulière. La création contemporaine peut aussi associer écriture, musique et installation, comme le montre le travail du poète et musicien né à Nauru Kauw Tsitsi. Les arts du spectacle incluent la danse traditionnelle, les spectacles inspirés des légendes, les chants et les représentations lors de cérémonies communautaires, religieuses et nationales. Le programme Arõeni de 2020 comprenait une exposition d’objets, un spectacle de légendes, de la danse et des concours de fabrication de huttes et de guirlandes. Les spectacles culturels internationaux offrent des possibilités d’échange, sans pour autant démontrer l’existence d’un théâtre permanent ou d’une institution des arts de la scène dans le pays. Les infrastructures documentées pour le cinéma, la photographie et les créations numériques sont plus limitées. Le département Nauru Media et le Bureau gouvernemental de l’information proposent des canaux publics audiovisuels et éditoriaux; la production locale de documentaires et de télévision est attestée. La photographie et la vidéo servent surtout à la documentation, au travail patrimonial et à la création d’images de Nauru. Aucune preuve n’établit l’existence d’un studio de cinéma local, d’un réseau de salles de cinéma, d’une association de photographes ou d’un réseau d’art numérique. Le pavillon national de Nauru à La Biennale Arte 2026 offre une plateforme internationale d’exposition, d’installation, de vidéo et de poésie, mais ne constitue pas une infrastructure artistique nationale. L’architecture et le design apparaissent principalement dans la protection du patrimoine, la documentation des formes architecturales, le travail muséal et la coopération entre le ministère du patrimoine, les autorités chargées des infrastructures et les communautés. Les données disponibles n’établissent ni association indépendante locale d’architecture ou de design, ni parcours de formation dédié, ni marché artistique régulier. Des objets artisanaux sont vendus dans certains points de vente et lors d’événements, mais les prix et le volume régulier des ventes ne sont pas établis. La loi de 2026 sur la protection des savoirs traditionnels et des expressions culturelles traditionnelles confère aux détenteurs traditionnels des droits sur la reproduction, la publication, l’exécution, la présentation, la diffusion, la photographie, le tournage, l’enregistrement sonore, l’adaptation, les œuvres dérivées et la vente, l’importation ou l’exportation. Ces droits sont perpétuels, incessibles et ne peuvent faire l’objet d’une renonciation. Les droits moraux comprennent la mention de l’auteur, la protection contre les fausses revendications de propriété et contre les traitements dénigrants. L’usage coutumier n’engage pas de responsabilité pénale ou civile au titre de la loi. Une personne qui n’est pas détentrice traditionnelle doit généralement obtenir le consentement libre, préalable et éclairé avant d’utiliser un contenu protégé. Des exceptions concernent l’enseignement, la critique ou la recension, l’actualité et les événements, les procédures judiciaires et l’usage accessoire; l’attribution reste obligatoire. La demande se fait au moyen du formulaire prescrit et indique le but et l’usage prévu; les recherches disponibles n’ont pas établi les frais applicables. L’Autorité doit statuer dans un délai d’au moins 21 jours; l’absence de décision ne vaut pas consentement. Un avis public permet aux détenteurs de faire valoir leurs droits dans un délai de 28 jours. Une œuvre dérivée commerciale nécessite le consentement, un accord écrit d’utilisateur autorisé, un partage équitable des avantages financiers ou non financiers, l’attribution de l’origine et la protection de l’intégrité du contenu. Les contenus sacrés ou secrets bénéficient d’une protection renforcée. Un usage non coutumier sans consentement ou une atteinte aux droits moraux peut entraîner une amende maximale de 5 000 $, une peine d’emprisonnement de 12 mois, ou les deux; l’utilisation d’un contenu sacré ou secret peut entraîner une amende maximale de 10 000 $, deux ans d’emprisonnement, ou les deux. L’Autorité culturelle de Nauru compte trois membres nommés par le Cabinet pour trois ans et relève du ministre. Un comité de travail sur le patrimoine culturel immatériel, créé en 2025, réunit des représentants de la culture, du tourisme, du musée, de la préservation linguistique, de l’éducation, des églises, des communautés, des aînés et des jeunes.
L’art à Nauru
À Nauru, l’art repose surtout sur les expressions culturelles traditionnelles, les spectacles communautaires, le patrimoine et quelques projets contemporains, plutôt que sur un vaste marché artistique formel. Le tissage, la sculpture, la peinture, la construction de pirogues, la musique, la danse, les traditions orales et les pratiques cérémonielles nauruanes se transmettent au sein des familles, des églises, des écoles, des districts et des groupes communautaires. Le musée Naoero, à Yaren, est une institution publique consacrée au patrimoine. Nauru Media, des plateformes internationales et des programmes culturels offrent d’autres possibilités pour la photographie, le cinéma, l’écriture, l’installation et les créations numériques.
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