L’art māori est étroitement lié au whakapapa (généalogie et liens ancestraux), au whenua (territoire), aux atua (divinités), à la communauté et au tikanga (valeurs et pratiques coutumières). Il ne s’agit pas seulement de décoration : certaines œuvres ont une signification ancestrale, spirituelle, cérémonielle ou collective. Le whakairo désigne la sculpture, notamment sur bois, pierre, os et d’autres matériaux. Le raranga désigne le tissage et le tressage, souvent à partir de fibres naturelles, tandis que le tā moko est une forme de marquage māori liée à l’identité et porteuse de sens. Les artistes māoris peuvent travailler dans des formes coutumières, contemporaines ou les deux. Les savoirs peuvent être détenus par des familles, des iwi (groupes tribaux), des hapū (sous-tribus) ou des praticiens individuels. Certains motifs ou récits ne peuvent pas être librement copiés ni utilisés à des fins commerciales. La Nouvelle-Zélande possède aussi de longues traditions de peinture, de gravure, de photographie, de sculpture, d’architecture, d’artisanat, de théâtre, de danse, de musique, de cinéma et de design. Les artistes peuvent explorer la vie quotidienne, les paysages, la politique, la mémoire, le climat, le genre, les migrations et le sentiment d’appartenance. Les artistes du Pacifique et ceux des communautés asiatiques, africaines, du Moyen-Orient, européennes et d’autres origines apportent de nombreux points de vue. Leurs œuvres peuvent associer des traditions héritées à des expériences néo-zélandaises et à des influences internationales. L’art est présenté dans des galeries publiques, des musées, des bibliothèques, des écoles, des festivals, des ateliers, des espaces communautaires, dans la rue, chez les particuliers et en ligne. L’art public peut rendre un lieu accueillant, raconter une histoire locale ou susciter le débat. Taonga désigne des choses précieuses et peut inclure des objets culturels, des œuvres d’art, des savoirs, des lieux ou des relations. Un taonga peut avoir une valeur qui dépasse son prix, notamment lorsqu’il appartient à une communauté ou porte une signification ancestrale. L’art en Nouvelle-Zélande peut procurer des revenus, favoriser l’éducation, les liens sociaux, le bien-être et la visibilité culturelle. Il peut aussi soulever des questions difficiles sur la propriété, la copie, l’appropriation culturelle, l’accès, la conservation et les personnes habilitées à raconter une histoire. Un visiteur respectueux s’intéresse aux matériaux, au savoir-faire, à l’histoire, au contexte et aux explications de l’artiste. On peut apprécier une œuvre tout en reconnaissant que sa signification peut dépasser ce qui est immédiatement visible.
L’art en Nouvelle-Zélande
L’art en Nouvelle-Zélande comprend les arts coutumiers māoris, la créativité des communautés du Pacifique et des personnes issues de l’immigration, les traditions européennes et de nombreuses formes contemporaines. Le whakairo (sculpture sur bois, pierre ou os), le raranga (tissage), le tā moko (art corporel māori), la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma, le design, les arts de la scène et les créations numériques occupent tous une place importante. L’art néo-zélandais relie souvent identité, territoire, ascendance, communauté et questions sociales.
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