La Nouvelle-Zélande est aussi appelée Aotearoa, un nom étroitement associé à l’identité Māori et au pays. Les Māori sont les tangata whenua, c’est-à-dire le peuple du pays, et leur histoire est liée aux iwi, aux hapū, à la whakapapa, aux lieux et aux savoirs ancestraux. Les ancêtres des Māori ont traversé le Pacifique et se sont établis dans les îles avant l’arrivée des Européens. Ils ont développé des communautés, des systèmes alimentaires, des échanges commerciaux, des techniques, des arts, des règles, une langue et des relations avec le monde naturel adaptées aux milieux locaux. Des explorateurs, baleiniers, commerçants, missionnaires et colons européens ont ensuite créé de nouveaux liens et de nouvelles pressions. Ils ont apporté d’autres biens, croyances, maladies, technologies et idées politiques, qui ont durablement transformé la vie des Māori. En 1840, des représentants de la Couronne britannique et de nombreux rangatira Māori ont signé des textes connus sous les noms de Te Tiriti o Waitangi et de Treaty of Waitangi. Les textes māori et anglais n’expriment pas toutes les idées exactement de la même façon ; leur sens et leur application restent donc des sujets importants de discussion. La colonisation a instauré un nouveau gouvernement et de nouvelles implantations, mais elle a aussi entraîné la perte de terres, des conflits armés, des pressions juridiques, des bouleversements culturels et des rapports de pouvoir inégaux. Malgré ces pressions, les communautés Māori ont préservé leur langue, leur identité, leurs tikanga et leur action politique. Des personnes venues de Grande-Bretagne, d’Irlande, d’Europe, du Pacifique, d’Asie et de bien d’autres endroits ont ensuite contribué à façonner la Nouvelle-Zélande. Les migrations ont transformé les villes, les lieux de travail, l’alimentation, la religion, la vie familiale et la manière dont le pays conçoit l’appartenance. L’histoire de la Nouvelle-Zélande comprend aussi le développement de l’autonomie gouvernementale, l’évolution des droits des femmes et des travailleurs, les relations avec les voisins du Pacifique, la participation aux guerres internationales et une forte identité publique liée à la terre et à la mer. Ces évolutions ont touché les différents groupes de manières différentes. Aujourd’hui, la mémoire historique se manifeste dans les musées, les monuments commémoratifs, l’enseignement scolaire, les noms de lieux, les récits oraux, les cérémonies publiques et les événements communautaires. Certaines histoires sont célébrées, tandis que d’autres sont évoquées à travers le deuil, les protestations, les revendications territoriales ou les appels à la reconnaissance. Une compréhension de base de l’histoire de la Nouvelle-Zélande doit réunir plusieurs perspectives. Les histoires Māori, celles des colons, des populations du Pacifique et des migrants, les histoires locales et les expériences des personnes touchées par les inégalités font toutes partie du récit national.
Histoire de la Nouvelle-Zélande
L’histoire de la Nouvelle-Zélande retrace l’installation des Māori, l’arrivée des Européens, la colonisation, les migrations, les conflits et les changements culturels qui se poursuivent. Te Tiriti o Waitangi, également connu sous le nom de Treaty of Waitangi, reste au cœur de la manière dont le pays comprend ses relations entre les Māori et la Couronne. Connaître cette histoire aide à comprendre de nombreux lieux, institutions, identités et débats publics d’aujourd’hui.
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