Les industries culturelles et créatives de l’Ouganda comprennent les arts visuels, le design appliqué, la musique, le théâtre, la danse, la littérature, l’édition, le cinéma, l’audiovisuel, la photographie, l’art numérique, l’artisanat et les spectacles culturels. Parmi les formes locales figurent le Bwola, l’Agwara, le Baakasimbi, le Kadodi et le Nkwagala, ainsi que la vannerie, le travail des perles, la poterie, le textile, le travail du bois et du métal et la fabrication d’instruments de musique. Les pratiques traditionnelles sont souvent organisées par des communautés, des responsables culturels, des troupes et des organisateurs d’événements plutôt que par un système national unique. Les responsabilités sont réparties entre plusieurs organismes. Le département Culture et Affaires familiales du MGLSD coordonne la politique culturelle et le renforcement des capacités. L’Uganda National Cultural Centre soutient les activités culturelles et artistiques, tandis que le National Theatre fournit une importante salle de spectacle et de cinéma et que la Nommo Gallery accueille des expositions. Uganda Museums gère les collections, la conservation, les expositions, la recherche, l’éducation, l’agrément des musées et les sites patrimoniaux officiellement classés. Le Bureau ougandais des services d’enregistrement (URSB) traite l’enregistrement du droit d’auteur et des droits voisins et supervise les organismes de gestion collective. La Commission ougandaise des communications (UCC) réglemente les permis applicables au cinéma, à la distribution, à la projection, aux spectacles sur scène et à la photographie commerciale. La National Library of Uganda attribue les numéros ISBN et ISSN et administre le dépôt légal. Les administrations locales, les universités, les institutions privées, les organisations de la société civile et les institutions de royaumes ou autres organismes culturels jouent également un rôle pratique. Les sources nationales disponibles ne permettent pas d’identifier un conseil national des arts unifié. Des études formelles sont proposées par des établissements d’enseignement supérieur reconnus. La Margaret Trowell School of Industrial and Fine Art de l’université Makerere propose les beaux-arts, les arts industriels et le design appliqué, le design de communication visuelle et le multimédia, avec des études de licence, de master et de doctorat. Les programmes de spectacle vivant et de cinéma de Makerere comprennent la musique, le théâtre, le cinéma et des diplômes en arts du spectacle. Le College of Engineering, Design, Art and Technology propose des formations en architecture, notamment une licence d’architecture de cinq ans. La première année de licence de musique ne requiert pas d’études musicales préalables, tandis que l’admission à un niveau avancé suit les équivalences UACE ou diplôme indiquées. Le National Council for Higher Education avertit que les diplômes d’établissements non agréés peuvent ne pas être reconnus ; il faut donc vérifier l’agrément du programme avant l’inscription. Une pratique professionnelle peut aussi se construire par un portfolio, des travaux achevés, des commandes, des lieux de diffusion, des marchés, des ateliers et des réseaux communautaires, sans cursus universitaire. Le droit d’auteur protège les œuvres originales dès leur création et leur fixation sur un support matériel ; l’enregistrement n’est pas nécessaire à cette protection. La loi consolidée actuelle sur le droit d’auteur et les droits voisins couvre les œuvres littéraires, artistiques, musicales, dramatiques, audiovisuelles, sonores, chorégraphiques, photographiques, architecturales, d’art appliqué, de design, électroniques et numériques, ainsi que le folklore. L’enregistrement auprès de l’URSB est facultatif, mais peut constituer une preuve de propriété. Les contrats devraient préciser la propriété, les usages autorisés, le paiement, le territoire, la durée, l’attribution et l’autorisation d’adapter ou de publier. L’utilisation ou l’exécution publique à des fins lucratives requiert généralement une licence du titulaire des droits ou d’un mandataire autorisé. Les licences sont souvent établies pour un an et renouvelées au besoin. Des autorisations peuvent être nécessaires pour la musique, les images, les scénarios, les spectacles, le folklore et les œuvres dérivées ; des accords informels peuvent provoquer des différends en l’absence de preuve de propriété. L’édition comporte des obligations administratives distinctes. Un ISBN identifie une édition ou un produit et ne remplace pas l’autorisation relative au droit d’auteur. Les éditeurs doivent aussi tenir compte du dépôt légal : la loi sur la Bibliothèque nationale exige trois exemplaires d’un livre ou document et un exemplaire d’un vidéogramme ou film ; une publication d’un ministère en exige dix. La charte de service du MGLSD indique 30 000 UGX par publication pour le service ISBN ou de publication et un délai cible d’un jour ouvrable après paiement intégral, mais il faut vérifier les tarifs et délais actuels avant de payer. Les productions cinématographiques et audiovisuelles peuvent nécessiter plusieurs autorisations. La réglementation de l’UCC exige une licence pour produire un film ou agir en qualité de producteur, avec les frais prescrits, une description complète des scènes et le texte audiovisuel intégral, accompagné d’une traduction anglaise si l’œuvre est dans une autre langue. Des autorisations distinctes peuvent concerner le tournage, la distribution, la projection et les locaux de projection. La procédure de classement du Media Council s’applique également aux œuvres vidéo diffusées localement ou importées. L’UCC dispose de points d’accès régionaux à Gulu, Masindi, Mbale et Mbarara. Son tarif publié de 2023 indique des montants de référence tels que 27 USD pour un permis de tournage de film local, 1 000 USD pour un tournage international, 1 350 USD pour une licence nationale de tournage, 27 USD pour un permis de représentation théâtrale et 27 USD pour la photographie fixe commerciale ou certains permis de représentation publique. Les frais de distribution, de projection et de locaux de projection varient selon la catégorie et le lieu ; il faut confirmer le tarif actuel auprès de l’UCC. L’accès aux institutions est inégal : Kampala concentre le plus grand nombre de grands lieux, d’universités et d’autorités de réglementation. Uganda Museums répertorie des sites ouverts au public à Kampala, Kabale, Soroti et Moroto, avec des tarifs publiés de 10 000 UGX pour les adultes, 5 000 UGX pour les étudiants et l’entrée gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. La page du Musée national de l’Ouganda a également signalé une fermeture liée à des travaux de rénovation ; il faut vérifier les horaires avant de se déplacer. L’UNCC, le National Theatre et la Nommo Gallery ont des missions publiques confirmées, mais les frais actuels, délais de réservation et critères de sélection doivent être vérifiés directement. L’art numérique bénéficie d’un soutien fonctionnel par le multimédia, le design, la publication et la diffusion en ligne, mais aucune institution nationale spécialisée dans l’art numérique n’a été identifiée. L’Ouganda ne dispose pas d’un indice national actuel des prix ou du chiffre d’affaires du marché de l’art consolidé et accessible au public. L’application du droit d’auteur, le financement limité, les infrastructures, les compétences, le piratage et les contrats informels restent des contraintes pratiques. Le fonds de relance du MGLSD pendant la COVID et le soutien de l’UCC à certains projets cinématographiques étaient des mesures historiques ou propres à des projets ; aucune subvention ou prestation universelle actuelle pour les arts n’a été identifiée. La politique culturelle nationale révisée de l’Ouganda et le NDP IV mettent l’accent sur l’application du droit d’auteur, les capacités des professionnels, les installations partagées, un financement adapté, le développement des compétences et des institutions plus rationalisées.
L’art en Ouganda
L’art en Ouganda couvre les arts visuels, la musique, la littérature, le cinéma, les arts du spectacle, l’architecture, le design, la photographie, les créations numériques et l’artisanat. Le soutien public et la réglementation relèvent de plusieurs organismes, notamment le MGLSD, l’Uganda National Cultural Centre, le National Theatre, la Nommo Gallery, Uganda Museums, l’URSB, l’UCC, la National Library of Uganda et l’université Makerere, plutôt que d’un conseil national des arts unique identifié. Les études formelles, l’activité professionnelle, les traditions communautaires et la création informelle coexistent. Le droit d’auteur, les permis, les contrats, l’accès aux lieux et les preuves de formation ou de travail influencent la participation concrète.
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