Le recensement de 2024 en Ouganda a dénombré 45 905 417 habitants. Les enfants de 0 à 17 ans représentaient environ 22,15 millions de personnes, soit 49,9 % de la population des ménages ; les 18 à 30 ans représentaient 23,5 % ; et environ 2,3 millions de personnes avaient 60 ans ou plus, dont quelque 0,5 million de 80 ans ou plus. Le ministère du Genre, du Travail et du Développement social (MGLSD) assure la coordination générale, tandis que les administrations locales, l’Autorité nationale d’identification et d’enregistrement (NIRA), le ministère de l’Éducation et des Sports, les services du travail, le Fonds national de sécurité sociale (NSSF), le Conseil national des personnes âgées, la police et les tribunaux ont des fonctions distinctes. Les droits de l’enfant comprennent la survie, le développement, la protection, la participation et la primauté de son intérêt supérieur, conformément à la Constitution, à la loi sur les enfants et à la Politique nationale de l’enfance de 2020. Le développement de la petite enfance concerne les enfants de 0 à 8 ans, puis viennent l’enseignement primaire, secondaire, technique et professionnel ou l’apprentissage non formel. Le recensement de 2024 a établi que 59,9 % des enfants n’étaient pas entrés en première année du primaire avant l’âge de 6 ans et que 27 % des 14 à 17 ans étaient à la fois déscolarisés et sans emploi. Les politiques publiques visent un enseignement gratuit, universel et équitable, mais les familles peuvent encore devoir payer des coûts indirects et l’accès varie selon le district, l’école et la communauté. La notification et l’enregistrement des naissances sont légalement obligatoires ; ils passent par les hôpitaux ou des déclarants communautaires et par la NIRA ou le système d’état civil, sans frais d’enregistrement. Le certificat de naissance est généralement attendu sous deux jours, mais l’enregistrement complet des enfants de moins de cinq ans n’atteignait que 10,3 % en 2024 et l’application locale peut varier. Une affaire de protection de l’enfance peut mobiliser un agent de probation et de protection sociale, un agent de développement communautaire, un conseil local, la police et son unité de protection de l’enfance et de la famille, ou un tribunal de la famille et de l’enfance. Après évaluation, les solutions peuvent inclure la prise en charge par la parenté ou une famille d’accueil, un foyer agréé, la réunification ou une décision judiciaire. La ligne d’assistance Sauti 116, gratuite et dirigée par l’État, fonctionne 24 heures sur 24 sur tous les réseaux de télécommunication, en 26 langues locales, pour le conseil, le sauvetage, l’orientation, l’accès à la justice et l’accompagnement social ; elle a aidé 7 341 enfants victimes de violence en 2024, mais l’Ouganda ne garantit pas universellement un placement résidentiel. La politique nationale de la jeunesse définit généralement les jeunes comme les personnes de 15 à 30 ans, tandis que la Charte africaine de la jeunesse utilise parfois la tranche de 15 à 35 ans. Le Programme de moyens de subsistance pour les jeunes soutient les personnes pauvres et sans emploi de 18 à 30 ans, notamment celles qui ont quitté l’école ou une formation, les jeunes ayant reçu une éducation non formelle, les jeunes parents isolés, les personnes handicapées, les jeunes touchés par le VIH et les diplômés sans emploi. La sélection communautaire fait intervenir le chef de sous-comté, l’agent de développement communautaire, des représentants des jeunes et les conseils locaux. Le programme combine développement des compétences, soutien aux moyens de subsistance et appui institutionnel, mais ne garantit pas de placement professionnel. Le Programme ougandais pour l’entrepreneuriat des femmes soutient les femmes de 18 à 65 ans au sein de groupes, mais les jeunes femmes qui bénéficient déjà du Programme de moyens de subsistance pour les jeunes en sont exclues. ICOLEW propose des apprentissages communautaires aux jeunes et adultes peu alphabétisés, récemment alphabétisés ou semi-alphabétisés ; le Programme national d’apprentissage en entreprise offre un parcours d’apprentissage dont les appels actuels peuvent viser les 18 à 35 ans. À 18 ans, un citoyen ougandais acquiert le droit et le devoir constitutionnels de s’inscrire sur les listes électorales et de voter ; le droit du travail des adultes devient alors applicable. Les deux époux doivent avoir au moins 18 ans pour se marier, et toute union impliquant une personne de moins de 18 ans est interdite en tant que mariage d’enfant au titre de la loi sur les enfants. La parentalité entraîne des responsabilités d’enregistrement, de soins et de protection des enfants, mais l’Ouganda ne prévoit pas d’allocation universelle pour cette transition. Le NSSF couvre les salariés d’employeurs assujettis âgés de 16 à 55 ans, à l’exception des personnes relevant du régime de pension des fonctionnaires. Les cotisations sont de 5 % pour le salarié et de 10 % pour l’employeur. La prestation liée à l’âge est accessible à 55 ans ; un accès anticipé peut s’appliquer à 50 ans après le départ à la retraite ; un retrait peut être possible à 50 ans après au moins un an de chômage ; et un accès à mi-parcours peut s’appliquer à partir de 45 ans après au moins dix années de cotisations, dans la limite de 20 %. Les personnes handicapées peuvent y être admissibles à partir de 40 ans après dix années de cotisations, dans la limite de 50 %. L’âge légal général de départ à la retraite dans la fonction publique est de 60 ans, sous réserve d’exceptions propres à certaines catégories d’emploi. En vertu de la loi de 2013 sur le Conseil national des personnes âgées et de sa modification de 2024, une personne âgée a 60 ans ou plus et peut participer par l’intermédiaire des conseils de village, paroisse ou quartier, de sous-comté, municipaux ou de district, ainsi que par des niveaux de représentation supérieurs. La subvention aux personnes âgées, administrée par le MGLSD, s’adresse aux citoyens ougandais de 80 ans ou plus, exige l’authentification du numéro d’identification national et est versée à un point de paiement désigné. Elle s’élève actuellement à 25 000 UGX par mois, versés par tranches de 75 000 UGX tous les trois mois. La subvention d’autonomisation sociale des personnes âgées soutient les 60 à 79 ans par l’intermédiaire de groupes volontaires enregistrés de 5 à 10 membres, qui doivent fournir leurs numéros d’identification nationaux, une adresse physique et un compte bancaire, puis déposer une demande visée par le conseil local, soumise à évaluation et vérification. L’accès dépend des crédits alloués par les administrations locales ; aucune des deux subventions n’est universelle pour toutes les personnes de 60 ans ou plus. En Ouganda, la dépendance liée aux besoins de soins est principalement prise en charge par la famille, les proches et les réseaux communautaires, avec l’appui des agents de développement communautaire, des référents pour le handicap et les personnes âgées, des ONG et des organisations confessionnelles. Aucune assurance publique universelle de soins de longue durée ni aucun droit légal aux soins à domicile n’est attesté ; il n’existe pas de structure publique officielle d’hébergement pour les personnes âgées. Des établissements privés, associatifs ou confessionnels existent, mais ne sont pas réglementés uniformément. La loi de 2020 sur les personnes handicapées reconnaît les droits à la vie familiale, aux soins, à la réadaptation, aux aides techniques et à la non-discrimination. La réadaptation à base communautaire peut apporter un soutien à domicile, une formation familiale, des orientations, des aides techniques et un accompagnement psychosocial lorsque des programmes sont disponibles. Les crises liées aux étapes de la vie peuvent inclure la violence, le mariage d’enfants, les grossesses adolescentes, l’exploitation, le travail des enfants, la séparation familiale, les déplacements, les inondations, la sécheresse ou la négligence et les mauvais traitements envers les personnes âgées. Les administrations locales, le MGLSD, la police, les tribunaux, l’UNICEF et le HCR peuvent proposer une gestion de cas, une prise en charge de remplacement, la recherche et la réunification familiale, l’éducation, la protection et un accompagnement psychosocial. Lors de la réponse humanitaire de 2024, l’Ouganda a enregistré 89 700 nouvelles arrivées, dont 16 400 naissances ; les enfants représentaient 35 % des personnes touchées par des événements hydrométéorologiques. Les enfants non accompagnés ou séparés pouvaient bénéficier d’une prise en charge de remplacement et d’un soutien en santé mentale et psychosocial. Le cadre national est commun, mais l’accès varie selon le district, le caractère rural ou urbain, l’éloignement et la capacité d’accueil des réfugiés ; des risques documentés de mariage d’enfants, de protection et d’accès existent notamment dans le Karamoja, le West Nile et les districts accueillant des réfugiés.
Les étapes de la vie en Ouganda
En Ouganda, les étapes de la vie dépendent de l’âge, du statut juridique, de l’éducation, du travail, des responsabilités familiales et de l’évolution des besoins de soutien. Les enfants ont généralement moins de 18 ans, la politique relative à la jeunesse couvre souvent les 15 à 30 ans, la majorité civique commence à 18 ans pour voter et participer à la vie publique, et les protections destinées aux personnes âgées s’appliquent dès 60 ans. Le soutien est réparti entre les ministères nationaux, les administrations locales, les écoles, les services du travail, les conseils, la police, les tribunaux et les réseaux familiaux ou communautaires. Le document, service, soutien au revenu ou parcours de protection pertinent dépend de l’âge et de la situation de la personne.
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