Le système sénégalais de gestion des catastrophes couvre la réduction des risques, la préparation, les alertes, le sauvetage, l’assistance et le relèvement. La Direction de la Protection civile (DPC) aide le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à coordonner la protection civile. Le Plan ORSEC est le plan national d’organisation des secours du Sénégal ; lorsqu’il est déclenché, il mobilise des ressources publiques et privées au moyen d’un état-major de commandement, de groupes opérationnels, de cellules d’appui et d’un comité de gestion des ressources. Les gouverneurs, préfets, municipalités, la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP), la Croix-Rouge sénégalaise et d’autres partenaires peuvent participer selon l’événement et le lieu. L’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) publie des bulletins météorologiques, des prévisions à court terme et à 72 heures ainsi que des informations saisonnières. Ses bulletins météorologiques spéciaux et ses niveaux de vigilance vert, jaune ou rouge peuvent avertir des dangers maritimes et côtiers. Les abonnements par SMS et messages vocaux constituent un autre canal d’alerte. Il faut suivre les consignes officielles, signaler les dangers et participer aux activités locales de préparation, de premiers secours et de sensibilisation. Le risque d’inondation est particulièrement important dans les zones urbaines basses et mal drainées, notamment dans certaines parties de la région de Dakar et d’autres zones en cours d’urbanisation. Les communautés installées le long des réseaux fluviaux du Sénégal et de la Gambie, notamment autour de Saint-Louis, Matam, Podor, Bakel et Tambacounda, peuvent être confrontées à des crues, des déplacements temporaires et des perturbations des routes, des services publics, des écoles, des établissements de santé et des services d’eau et d’assainissement. Les régions du nord, du centre et de l’est peuvent connaître sécheresse et pénuries d’eau, tandis que les zones côtières et deltaïques font face à l’érosion, à l’intrusion d’eau salée, aux ondes de tempête et à la forte houle. Les feux de brousse, les fortes chaleurs, la foudre et les noyades exigent aussi des précautions locales. Lors d’une urgence majeure, la BNSP assure les interventions contre les incendies, le sauvetage, le pompage et l’assistance technique. Les autorités peuvent organiser une évacuation ou un hébergement temporaire dans des écoles, des postes de santé, des centres communautaires ou des familles d’accueil, mais il n’existe pas de registre national public unique des abris ni de dispositif d’évacuation standard documenté pour chaque événement. Le Fonds de Solidarité Nationale (FSN) peut apporter un soutien après évaluation des dommages, parfois à l’aide du Registre National Unique (RNU) pour repérer les ménages touchés. Le montant, le calendrier et l’admissibilité dépendent de l’événement, de l’évaluation et du budget disponible ; aucun versement ni hébergement n’est garanti à tous les ménages touchés. Les numéros d’urgence comprennent le 17 pour Police Secours, le 18 pour les services d’incendie et de secours et le numéro gratuit 800 00 20 20, disponible en permanence. Après une inondation, le relèvement peut comprendre l’évacuation des eaux stagnantes, la désinfection et la réouverture des écoles et établissements de santé, la remise en service des réseaux d’eau et d’assainissement, la reprise de l’enseignement et la reconstitution des moyens de subsistance. Des projets comme PROGEP2 soutiennent le drainage urbain et la planification de la gestion des risques d’inondation. La planification nationale traite aussi de la préparation multirisque, de la protection contre les inondations, de l’assurance contre la sécheresse et des risques pastoraux, ainsi que de difficultés telles que les retards de versement des aides d’urgence et la couverture limitée des inondations ou des biens publics par l’assurance.
Catastrophes au Sénégal
Les catastrophes au Sénégal comprennent les inondations, la sécheresse, les feux de brousse, les fortes chaleurs, l’érosion côtière, les ondes de tempête, la forte houle, la foudre et les noyades. Les risques varient selon les régions : les inondations urbaines touchent certaines parties de Dakar et d’autres zones en expansion, tandis que les crues fluviales, les pénuries d’eau et les risques côtiers concernent d’autres régions. Le Sénégal associe alertes précoces, intervention d’urgence, évacuation, secours et relèvement avec l’appui des autorités publiques et d’organisations partenaires.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

