Aucune autorité nationale unique n’est responsable de l’ensemble du cadre de vie au Sénégal. Le réseau fonctionnel local comprend le cadre de vie, c’est-à-dire l’environnement quotidien directement vécu, ainsi que l’assainissement, les services d’eau potable, l’hygiène publique, les espaces publics, l’aménagement du territoire et la gestion des risques. La réponse à un problème local dépend de son objet, de son emplacement et de l’organisation du service. L’eau et l’assainissement déterminent souvent les conditions du quotidien. La SONES gère les infrastructures hydrauliques, les investissements et le contrôle de la qualité, tandis que SEN’EAU assure les services d’eau urbains et périurbains. L’ONAS gère les services publics d’eaux usées et d’excréta, les systèmes liés au drainage, l’assainissement autonome, le contrôle de la qualité et la gestion des boues. Dans les zones rurales et semi-urbaines, des programmes et dispositifs fondés sur des projets peuvent remplacer ces structures urbaines. En 2023, 8,6 % des habitants urbains et 32,3 % des habitants ruraux n’avaient pas d’eau potable dans leur logement ; ce chiffre était de 6,9 % à Dakar. Le robinet du logement était la principale source d’eau de 49,5 % des ménages au niveau national. L’accès direct dépend du réseau, de la localité et des conditions de raccordement. Un devis standard de raccordement de SEN’EAU coûte 5 764 FCFA. Le relevé prend au maximum huit jours, un branchement simple de cinq mètres au plus coûte 89 792 FCFA hors taxes, les travaux prennent au maximum 15 jours et le devis reste valable 90 jours. Le tarif de l’eau est fixé par l’État. Les réclamations concernant SEN’EAU peuvent être signalées au 800 00 11 11. L’ONAS indique une redevance de rejet de 236 FCFA par mètre cube, mais le prix de la vidange des installations domestiques n’est pas publié sous la forme d’un tarif national unique. Les conditions d’assainissement diffèrent fortement. Au niveau national, les eaux usées sont rejetées dans les rues ou dans le milieu naturel dans 41,6 % des cas et dans un égout dans 19,2 % des cas ; en zone urbaine, la proportion de raccordement aux égouts atteint 30,4 %, contre 68,5 % de rejets dans les rues ou le milieu naturel en zone rurale. Les installations sanitaires nationales comprennent des toilettes à chasse reliées à une fosse pour 44,8 % des ménages et des raccordements aux égouts pour 18,1 %. À Dakar, 47 % des ménages sont raccordés aux égouts, 16,2 % utilisent des caniveaux fermés et 76,2 % disposent d’un système d’évacuation des eaux usées considéré comme hygiénique. Les rejets à ciel ouvert, les inondations, l’entretien et les frais de vidange restent des obstacles pratiques. Le Code de l’assainissement régit la planification, les conditions de rejet, la réutilisation des eaux traitées, la gestion des boues et les installations autonomes. Les infrastructures de base varient également selon le lieu et le revenu. L’électricité de la SENELEC assure l’éclairage de 74,4 % des ménages au niveau national. À Dakar, 96,2 % des ménages ont accès à l’électricité du réseau, 96,6 % à l’eau et 94,4 % à des toilettes classées comme sûres. La collecte des déchets par camion concerne 40,3 % des ménages au niveau national. La connexion mobile est le principal moyen d’accès numérique : le Sénégal comptait 21 125 421 lignes Internet au quatrième trimestre 2024, avec un taux de pénétration de 116,55 % et une pénétration de l’Internet mobile de 96,46 %. Ces chiffres n’établissent pas de norme uniforme pour les routes locales, l’éclairage public, le drainage ou la fiabilité des réseaux. La gestion des déchets fait intervenir PROMOGED, UCG et les collectivités territoriales. La chaîne de service peut comprendre la précollecte, la collecte, le tri, le compostage, le transfert, le traitement et l’élimination. Dakar et le secteur de Mbeubeuss sont particulièrement concernés par les pressions liées aux déchets. Les ménages sont censés présenter les déchets de manière ordonnée, mais l’accès à la collecte dépend de la commune et du service disponible. Le financement actuel comprend la TEOM, ou taxe sur les ordures ménagères ; des réformes ont proposé une REOM, redevance ménagère fondée sur le service, ainsi qu’une écotaxe. Les frais et les jours de collecte varient donc et restent susceptibles d’évoluer. La qualité de l’air est particulièrement importante à Dakar, dans les zones industrielles et les corridors de transport, ainsi que pendant les épisodes saisonniers de poussière et d’harmattan. Le CGQA, centre de surveillance de la qualité de l’air, et la DIREC suivent les PM10, PM2,5, SO2, NO2, l’ozone, le monoxyde de carbone et le plomb. L’indice de qualité de l’air est généralement satisfaisant en dessous de 100 ; au-dessus de 100, les groupes sensibles sont touchés en premier et l’ensemble de la population peut ensuite l’être. La norme sénégalaise NS-05-062 fixe une limite journalière de PM10 de 260 microgrammes par mètre cube et une limite annuelle de 80 microgrammes par mètre cube. La surveillance ne couvre pas tout le territoire national ; les bulletins officiels et les portails de mesure sont donc plus pertinents que l’hypothèse d’une situation identique dans tout le Sénégal. Les plaintes liées au bruit et aux odeurs relèvent des autorités environnementales et, si nécessaire, de la Police ou de la Gendarmerie. La Division de la prévention et du contrôle des pollutions et nuisances de la DEEC, les directions régionales de l’environnement et les brigades de l’environnement offrent des voies de plainte et d’inspection. Les chantiers, les zones industrielles, la baie de Hann et les quartiers densément peuplés sont des zones de pression récurrentes. Les sources examinées n’établissent ni plan national uniforme de lutte contre le bruit, ni frais standard de plainte, ni délai de traitement unique. Les espaces verts publics comprennent les jardins, les axes urbains et d’autres espaces ouverts du quotidien. La DPUEP conçoit, aménage et entretient les espaces publics avec les municipalités. Les horaires d’ouverture, les règles, l’entretien et les usages varient selon le site. Dakar subit des pressions sur les Niayes, la forêt classée de Mbao et le parc forestier de Hann ; un parc forestier urbain de 10 hectares est prévu à Dakar-Yoff. Ces questions de cadre de vie concernent l’accès aux espaces verts quotidiens, tandis que la biodiversité et la gestion des aires protégées relèvent d’un autre sujet. Les risques liés à l’environnement immédiat comprennent les inondations saisonnières, les eaux stagnantes, l’érosion côtière, la hausse du niveau de la mer, la chaleur, la sécheresse, les incendies et la pollution de l’air ou de l’eau, ainsi que l’insécurité dans les espaces publics. La DPC du ministère de l’Intérieur coordonne la prévention, la protection et la planification d’urgence ORSEC ; la BNSP assure les services d’incendie et de secours dans tout le pays. La Police est joignable au 17, les pompiers au 18 et le numéro vert d’urgence au 800 00 20 20. Un portail sur les géorisques fournit des informations sur les risques. En 2021–2022, 49,5 % des personnes interrogées ont déclaré ne pas se sentir en sécurité dans leur quartier après la tombée de la nuit, tandis que 3,7 % ont déclaré avoir subi une agression au cours de l’année précédente. Les habitants peuvent participer par l’intermédiaire des services municipaux, des délégués de quartier, des chefs de village, des commissions, des comités régionaux de développement, des organisations de la société civile et des associations. Les études d’impact environnemental comportent une participation formelle du public. L’ANAT, l’agence nationale d’aménagement du territoire, organise des consultations pour des instruments tels que le PNADT, le SCADT et le SDADT. La participation communautaire au PROGEP comprend l’information, l’éducation, la communication et un mécanisme de réclamation censé être accessible, rapide et adapté à la culture locale. Une démarche peut commencer de manière informelle auprès d’autorités religieuses ou traditionnelles, mais les plaintes et décisions officielles peuvent relever de la mairie, du sous-préfet, du préfet, du gouverneur, de la Police, de la Gendarmerie ou d’un tribunal. Les évolutions spatiales influent sur les services et les risques. Le PNADT Horizon 2035 établit un cadre intégré d’aménagement du territoire, tandis que la Vision Sénégal 2050 fixe des objectifs de transformation pour un développement urbain équilibré, l’accès aux services et la répartition durable des ressources et des infrastructures. L’ANAT s’occupe de l’aménagement du territoire, de la cartographie et des permis de localisation ; les municipalités gèrent des instruments tels que le PDU, le SDAU, les lotissements et les plans de développement locaux, même si les responsabilités varient dans la pratique. Le délai légal d’un permis de localisation est de 30 jours, bien que les délais réels puissent être plus longs. L’urbanisation rapide et le développement informel en périphérie peuvent installer des habitations sur d’anciennes zones humides ou des terrains bas et accroître les risques d’inondation. Le PROGEP II, pour 2021–2029, associe drainage, planification urbaine résiliente et participation communautaire ; au 15 décembre 2024, il faisait état de 751 hectares protégés, 35 151 mètres de canalisations de drainage construits, 116 000 bénéficiaires et plus de 63 000 personnes touchées par des activités de sensibilisation. Une évaluation utile identifie la localité exacte, le service concerné, l’organisme responsable, le canal de contact disponible, le coût probable et le risque pertinent. Les questions de marché du logement, d’analyse des transports et de conservation de la nature nécessitent un traitement distinct, même si elles peuvent influer sur l’eau, l’air, le bruit, l’accès, la pression foncière et la sécurité.
Cadre de vie au Sénégal
Le cadre de vie quotidien au Sénégal comprend l’environnement résidentiel, les infrastructures, l’assainissement, l’eau, l’air, le bruit, les espaces publics, la sécurité, la participation et les transformations spatiales. L’accès et la qualité varient fortement entre Dakar, les autres zones urbaines, les quartiers périurbains et les communautés rurales. Les responsabilités sont partagées entre organismes nationaux, collectivités territoriales, institutions publiques, prestataires privés, groupes de quartier et organisations de la société civile.
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