Le système de transport sénégalais est fragmenté, mais comprend plusieurs services formels aux côtés du transport artisanal, des véhicules partagés et des services locaux informels. Le CETUD organise et réglemente les transports publics urbains à Dakar et Thiès, y compris la circulation et le stationnement depuis 2022. L’AGEROUTE gère le réseau routier classé, tandis que l’ANASER travaille sur la sécurité routière et l’analyse des accidents. La police, la gendarmerie et les autorités de transport effectuent des contrôles. Le réseau routier classé mesurait 16 481 kilomètres en 2024, dont 6 569 kilomètres de routes revêtues et 9 912 kilomètres de routes non revêtues. Environ 79 % des routes revêtues et 50 % des routes non revêtues étaient en état bon ou moyen. La propriété des véhicules est concentrée à Dakar, qui représentait plus de 65 % des véhicules en 2021, devant Thiès (12,2 %), Diourbel (4,8 %) et Kaolack (3,3 %). Cette concentration contribue aux embouteillages et rend le réseau de transport dakarois beaucoup plus dense que dans de nombreuses régions. Les services urbains de Dakar comprennent Dakar Dem Dikk, les bus AFTU, les cars rapides, les minibus Ndiaga Ndiaye, les clandos et les taxis officiels jaunes et noirs. Les clandos opèrent de manière informelle et peuvent ne pas disposer de concession formelle. DDD propose aussi des services de bus interurbains et internationaux. Les exemples de tarifs publiés pour les trajets interurbains vont d’environ 2 000 à 13 000 FCFA selon la destination et le service. Les réservations DDD se font par application, aux guichets ou par centre d’appels. Selon les informations publiées, DDD Express vers AIBD fonctionne jour et nuit et coûte 6 000 FCFA l’aller simple. SunuBRT assure un service de bus formel sur un corridor réservé de 18 kilomètres, doté de 23 stations solaires et de 121 autobus articulés entièrement électriques. La ligne B1 relie quotidiennement Guédiawaye à Petersen, en général à intervalles d’environ six minutes. La ligne B2 circule du lundi au samedi, dessert sept stations et présente un intervalle similaire. Le trajet coûte 400 FCFA dans une zone et 500 FCFA pour deux ou trois zones. Les abonnements de 30 jours coûtent 17 000 ou 22 000 FCFA ; les tarifs réduits pour les moins de 25 ans sont de 14 000 ou 18 000 FCFA. Un billet QR reste valable une heure. Les enfants de moins de quatre ans voyagent gratuitement avec un accompagnateur. Les ménages inscrits au RNU et les personnes handicapées titulaires d’une CEC peuvent bénéficier d’une réduction sociale de 50 %. Pour obtenir une carte personnelle, il faut une pièce d’identité ou un passeport ; la carte d’un mineur est liée à son représentant légal. Des places prioritaires sont prévues pour les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes handicapées. Le TER relie Dakar à Diamniadio sur environ 36 kilomètres et dessert 13 stations. Du lundi au samedi, les trains circulent généralement toutes les dix minutes de 5 h 30 à 21 h, puis toutes les vingt minutes jusqu’à 22 h. Le dimanche et les jours fériés, l’intervalle habituel est d’environ vingt minutes, de 6 h 30 à 22 h. Les tarifs simples publiés sont de 1 500 FCFA en seconde classe et 2 500 FCFA en première classe. La carte Sama TER coûte 1 000 FCFA et est nominative ; elle comporte les coordonnées d’identité et une photo. Les voyageurs peuvent emporter deux valises et un bagage à main. Aucun service régulier actuel de voyageurs entre Dakar et Bamako n’est établi ; en dehors du TER, l’existence d’un service ferroviaire direct actif équivalent n’est pas étayée. Pour les trajets plus longs à l’intérieur du Sénégal, les routes et les bus restent les principales options. Sénégal Dem Dikk et Afrique Dem Dikk assurent des liaisons nationales, tandis que les gares routières locales, taxis et clandos comptent particulièrement hors de Dakar et Thiès. Les adultes utilisant un service interurbain DDD ont besoin d’une pièce d’identité. Un mineur doit généralement présenter un extrait d’acte de naissance ou une autorisation parentale. La franchise de bagages standard est de 15 kilogrammes ; l’excédent est facturé environ 300 FCFA par kilogramme. Les horaires peuvent changer selon les saisons et les événements : vérifiez les informations du service avant le départ. AIBD, près de Diass, est la principale plateforme aérienne internationale. En 2024, elle a enregistré 29 933 mouvements d’avion, 3 011 067 passagers et 39 922 tonnes de fret. On peut s’y rendre avec DDD Express ou prendre le TER jusqu’à Diamniadio puis un service de correspondance. Le ferry public entre Dakar et Gorée effectue plusieurs traversées les jours ouvrables à partir d’environ 6 h 15, et plus tard dans la journée ; le dimanche et les jours fériés, les traversées commencent vers 7 h. Le tarif aller-retour pour un résident sénégalais est de 1 500 FCFA pour un adulte et 500 FCFA pour un enfant. Le navire Aline Sitoé Diatta de COSAMA assure une liaison maritime de nuit entre Dakar et Ziguinchor : départ de Dakar à 20 h et retours de Ziguinchor le jeudi et le dimanche à 13 h. Les tarifs publiés varient selon la catégorie, d’environ 5 000 à 26 500 FCFA. Au Sénégal, on conduit à droite. Les véhicules se tiennent à droite lorsqu’ils se croisent et dépassent par la gauche. Le code de la route, notamment la loi n° 2022-04 du 15 avril 2022 et ses textes d’application, exige un permis valable pour la catégorie du véhicule, la ceinture sur les sièges équipés et un casque homologué pour les motos, tricycles, quadricycles et cyclomoteurs. L’usage du téléphone tenu à la main est interdit au volant. Les règles de vitesse, de direction, de dépassement et de voie s’appliquent ; une mesure gouvernementale de 2023 fixait à 90 kilomètres par heure la vitesse maximale des transports publics. Les contrôles techniques et les documents du véhicule sont également importants. Le cadre légal prévoit la détection automatisée d’infractions telles que l’absence de ceinture, l’usage du téléphone, le sens interdit, l’excès de vitesse et le dépassement dangereux. La sécurité routière demeure un enjeu majeur des transports. Les chiffres de l’ANASER cités pour 2025 indiquent environ 5 200 accidents, 8 500 blessés et 745 décès par an ; l’erreur humaine, la vitesse, la fatigue et les dépassements risqués figurent parmi les causes fréquemment relevées. Il ne faut jamais traverser les voies du TER. Les voyageurs doivent aussi veiller à la cohérence des billets, réservations et pièces d’identité, car des informations incorrectes peuvent empêcher l’accès à un service. La marche est largement pratiquée au Sénégal. Le vélo reste surtout informel ou émergent et aucun réseau national complet de pistes cyclables n’est établi. Le PMUD de Dakar et les initiatives MoVe appuient des mesures en faveur de la marche et du vélo, dont des essais de vélos partagés et un corridor vert, avec un objectif de 170 kilomètres d’aménagements cyclables d’ici 2034. Le PMUD Dakar 2035 vise également à réduire les embouteillages, la motorisation et les émissions grâce à un réseau de transport public renforcé et aux déplacements actifs. Les bus électriques de SunuBRT et les stations solaires s’inscrivent dans cette orientation ; les travaux STMES 2026 du CETUD concernent la transition vers la mobilité électrique. Le vieillissement du parc, les embouteillages et la circulation routière restent les principales sources de pression environnementale liée aux transports.
Transports au Sénégal
Au Sénégal, les transports associent des services publics formels, des services artisanaux et des services informels ; la route reste le principal lien entre villes et régions. Dakar dispose de DDD, AFTU, cars rapides, Ndiaga Ndiaye, clandos, taxis jaunes et noirs, TER et SunuBRT. Les déplacements interurbains reposent surtout sur les bus et la route, complétés par les ferries et AIBD. Tarifs, documents, horaires et obligations de sécurité varient selon le service ; la marche est répandue et les infrastructures cyclables se développent encore.
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