Le Immigration Department, dirigé par le Chief Immigration Officer sous l’autorité du ministre chargé de la Sécurité nationale, administre les questions d’entrée et d’immigration dans toute la Fédération. La Nevis Island Administration et le Premier’s Ministry peuvent intervenir dans les demandes déposées à Nevis, mais c’est le droit fédéral de l’immigration qui détermine le statut lui-même. En règle générale, une personne munie d’un passeport autre que saint-kittitsien ou nevisien doit obtenir avant son départ une eTA approuvée sur knatravelform.kn. Le passeport doit normalement rester valide au moins six mois après l’arrivée et comporter une page vierge. La demande peut nécessiter une copie numérisée du passeport, un autoportrait, les renseignements sur le voyage et le transport, l’hébergement ou une personne à contacter, ainsi que des frais de service actuellement fixés à 17 USD. L’eTA est généralement valable 90 jours ou jusqu’à l’expiration du passeport, selon la première de ces échéances. Sont notamment exemptés les ressortissants de Saint-Kitts-et-Nevis et les titulaires du statut de membre de l’OECO, les ressortissants de la CARICOM, les diplomates accrédités, les enfants de moins de deux ans, les personnes en transit, les membres d’équipage en service et les militaires ou personnels de recherche et de sauvetage. Les ressortissants d’un pays soumis à visa doivent obtenir à la fois l’eTA et, le cas échéant, un visa d’entrée. Un agent d’immigration décide de l’admission et peut examiner le billet de retour ou de continuation, les fonds disponibles, l’hébergement, les justificatifs professionnels et le motif du voyage. L’admission d’un visiteur est normalement limitée à six mois au maximum et reste soumise aux conditions du tampon ou du permis. Les études dans un établissement éducatif ou de formation agréé, les soins médicaux, les affaires ou le commerce, l’emploi, le sport, les activités artistiques ou culturelles et les autres motifs approuvés par le ministre nécessitent des justificatifs et des autorisations différents. Les études ne donnent pas à elles seules droit à la résidence permanente ou à la citoyenneté. Les règles régionales peuvent changer la situation. Les citoyens d’un État membre du protocole de l’OECO ont un fondement légal pour entrer et séjourner sans limite de durée en présentant une preuve de citoyenneté et une pièce d’identité avec photo, même si les anciennes formulations légales et les pratiques administratives doivent être vérifiées avant le voyage. Les ressortissants admissibles de la CARICOM peuvent utiliser le système CSME Skills Certificate, qui peut autoriser le travail sans permis de travail local dans les États participants ; la seule nationalité CARICOM n’accorde pas automatiquement ce droit. Un non-citoyen qui ne relève pas d’un régime régional de travail applicable doit obtenir un permis de travail écrit avant de commencer à travailler. L’employeur demande normalement un permis pour un salarié et un emploi précis, doit être inscrit à la sécurité sociale et détenir une Business and Occupations Licence valide. Les justificatifs de recrutement peuvent comprendre des annonces dans les journaux, à la radio et dans d’autres médias locaux, ainsi qu’une explication de l’absence de candidat local convenable. Le permis est lié à l’employeur et à l’emploi, et l’employeur paie les frais sans les déduire du salaire du travailleur. Les règlements indiquent notamment des frais de 1 600 EC$ pour une année civile et de 250 EC$ pour un mois ou un mois temporaire supplémentaire ; le tarif actuel et l’échéance du renouvellement doivent toutefois être confirmés, car les sources publiées ne concordent pas sur les délais. Un certificat de police, des photos et un test VIH peuvent être exigés, et le ministre peut demander une garantie couvrant le rapatriement. Les catégories de résidence comprennent la résidence permanente, annuelle ou temporaire, le statut de titulaire d’un permis de travail, celui de citoyen caribéen agréé, le statut de citoyen d’un État membre du protocole de l’OECO et celui de Digital Resident. Une demande de résidence ordinaire est présentée au ministre après une entrée légale et peut s’appuyer sur un droit constitutionnel à la citoyenneté, un service public ou statutaire, une profession déjà établie ou susceptible de réussir, le commerce, une entreprise ou l’agriculture avec des moyens suffisants, un lien avec un enfant mineur, ou une autre catégorie ministérielle. Les documents peuvent inclure des pièces d’identité et d’état civil, une déclaration sous serment de prise en charge, une preuve de patrimoine, une offre d’emploi, des photos et, si nécessaire, des justificatifs médicaux. Les frais légaux publiés comprennent 200 EC$ pour les demandes de résidence permanente ou temporaire, 600 EC$ pour l’octroi d’une résidence temporaire annuelle et 50 EC$ pour une modification ; plusieurs frais de certificat de résidence permanente sont bien plus élevés et doivent être vérifiés au regard du barème actuel. Le statut de Digital Resident permet aux demandeurs admissibles qui ne sont ni ressortissants de Saint-Kitts-et-Nevis, ni citoyens CARICOM agréés, ni citoyens de l’OECO de résider dans la Fédération jusqu’à 12 mois tout en travaillant à temps plein pour une entreprise étrangère. Les retraités et les personnes fortunées disposant de moyens suffisants peuvent aussi être admissibles, et les personnes à charge peuvent être incluses. La demande se fait normalement en ligne depuis l’étranger. Ce statut peut être révoqué, ne donne pas automatiquement le droit de travailler localement, d’obtenir la résidence permanente ou d’acquérir la citoyenneté, et n’autorise que les formes d’emploi expressément prévues. Les liens familiaux peuvent justifier une résidence temporaire pour le conjoint ou l’enfant mineur d’un titulaire de permis de travail, une résidence annuelle pour l’enfant mineur d’un résident permanent ou d’un citoyen, ainsi que l’inscription du conjoint d’un citoyen au titre de la Constitution et du Citizenship Regulations. Après au moins sept ans de résidence, la résidence permanente exige des actifs importants dans la Fédération et des ressources suffisantes, sans que la retraite seule puisse en tenir lieu. La résidence permanente n’est pas la citoyenneté. La naturalisation est discrétionnaire et exige généralement d’être majeur, d’avoir résidé légalement pendant les 12 mois précédant immédiatement la demande et pendant les 14 années antérieures, de présenter un bon caractère et d’avoir l’intention de résider dans le pays. L’inscription peut s’appliquer dans les cas prévus pour les ressortissants du Commonwealth, par la Constitution, les liens familiaux ou l’investissement. Une prestation de serment ou une affirmation solennelle est requise pour la naturalisation ; les frais légaux du certificat de naturalisation sont de 5 320 EC$. Selon les informations actuelles de la Citizenship Unit, la double nationalité est autorisée à Saint-Kitts-et-Nevis. La citoyenneté par investissement, administrée par la Citizenship Unit (CIU), est une procédure de citoyenneté distincte et ne constitue pas une solution générale pour obtenir la résidence. Le demandeur doit passer par un agent agréé par le gouvernement, fournir des preuves de l’origine licite des fonds, se soumettre à des vérifications de diligence raisonnable et à un entretien, recevoir une approbation de principe, puis effectuer l’investissement autorisé. Les options actuelles comprennent une contribution au Sustainable Island State Contribution de 250 000 USD, une option Public Benefit de 250 000 USD pour le demandeur principal et sa famille (jusqu’à quatre personnes), ainsi que des options immobilières approuvées à 325 000 USD ou 600 000 USD. Les frais de diligence raisonnable sont de 10 000 USD pour le demandeur principal et de 7 500 USD pour chaque personne à charge âgée d’au moins 16 ans. Le programme n’impose pas de durée de résidence et autorise la double nationalité, mais ses frais, ses options, les restrictions par nationalité et ses autres conditions peuvent changer : il faut se fier aux informations actuelles de la CIU. Aucune loi nationale sur l’asile ni aucun système de détermination du statut n’a été identifié à Saint-Kitts-et-Nevis. Le pays est partie à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, mais pas au Protocole de 1967. Le HCR traite les demandes de protection dans le cadre de son mandat, notamment par des entretiens confidentiels et la délivrance de documents de demandeur d’asile ou de réfugié ; cela ne confère pas automatiquement un statut d’immigration local ni le droit de travailler. Des arrangements individuels, comme un hébergement humanitaire temporaire, ne doivent pas être considérés comme un droit général. Les conditions d’immigration s’imposent au titulaire du statut. Le travail non autorisé, le dépassement de la durée de séjour, le défaut de départ à l’expiration ou le non-renouvellement, ainsi que la violation des conditions d’un permis peuvent entraîner la perte du statut, la détention ou l’expulsion. Une infraction grave, des activités liées à la drogue, une maladie, un risque de charge publique, des motifs de sécurité, une mesure d’expulsion et d’autres catégories de personnes interdites peuvent empêcher l’admission. Un entrant refoulé peut être détenu jusqu’à son éloignement et l’article 25 de l’Immigration Act ne prévoit ni appel ni contrôle juridictionnel d’un refus d’entrée. Une décision déclarant une personne immigrante interdite peut être contestée devant la Magistrate’s Court, puis éventuellement devant la Court of Appeal. Une mesure d’expulsion peut être exécutée dès que possible et une nouvelle entrée après éloignement exige l’autorisation écrite du ministre.
Le droit de l’immigration à Saint-Kitts-et-Nevis
Le droit de l’immigration à Saint-Kitts-et-Nevis régit l’entrée, les séjours de visite, le travail, les études, la résidence, la protection et la citoyenneté. La plupart des titulaires d’un passeport autre que saint-kittitsien ou nevisien doivent obtenir avant leur départ une autorisation électronique de voyage (Electronic Travel Authorisation, eTA) approuvée ; une eTA est une autorisation numérique de voyage, pas un visa. L’admission comme visiteur peut aller jusqu’à six mois, tandis que le travail, la résidence et la citoyenneté exigent des fondements juridiques et des autorisations distincts.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

