Les routes constituent le principal système de transport en Somalie. Le réseau couvre environ 22 000 kilomètres, mais seuls quelque 2 860 kilomètres sont revêtus, soit environ 13 %. La plupart des routes sont en mauvais ou très mauvais état et seuls 31,2 % de la population rurale ont accès à une route praticable en toute saison. Les projets de réhabilitation et d’extension visent à porter le réseau revêtu à 6 532 kilomètres d’ici 2034. Les ponts, les inondations, les conditions de sécurité et les barrages routiers illégaux peuvent toujours interrompre les trajets ou entraîner plusieurs paiements informels. Les services urbains et interurbains utilisent des voitures, fourgonnettes, camions et triporteurs motorisés appelés tuk-tuks. Les véhicules de transport public (PSV) sont exploités principalement par des prestataires privés ou informels. Il n’existe pas de registre national vérifié des lignes, horaires ou tarifs. La disponibilité, les paiements, les normes des véhicules et leur contrôle varient sensiblement entre le Gouvernement fédéral somalien, les États membres de la fédération, le Somaliland, le Puntland et les différentes villes. Le tarif indiqué pour une ville ou un trajet ne doit pas être considéré comme un tarif national. Le ministère des Transports et de l’Aviation civile, souvent désigné par MOTCA ou MTCA, coordonne la gouvernance des transports, les aéroports et les compagnies aériennes nationales. Le ministère des Travaux publics, de la Reconstruction et du Logement et l’Autorité nationale somalienne des routes s’occupent des routes nationales, des ponts, des emprises, des charges par essieu et de la sécurité routière en vertu de la loi somalienne de 2018 sur les charges routières. La police de la circulation applique les règles de circulation, mène des campagnes de sécurité et consigne les accidents. Le code de la route de 1962 reste cité comme fondement juridique, avec le code de la route, les panneaux, les limitations de vitesse, le sens de circulation et les instructions de la police ou d’autres agents habilités. Il n’existe pas de jeu de données public unique et actualisé couvrant l’ensemble des règles nationales de circulation et de leur application. L’autorité routière peut réglementer les dimensions et charges par essieu des véhicules ; les péages et redevances routières nécessitent une approbation ministérielle. Le MOTCA délivre les permis de conduire. La demande exige généralement un passeport valide, une carte d’identité nationale, deux photos d’identité, une preuve de paiement et un certificat médical, puis la réussite d’un examen de conduite. Les frais indiqués sont de 105 USD, payables par argent mobile ou compte bancaire. Le permis est valable cinq ans et peut être renouvelé. Les informations sur l’immatriculation des véhicules, leur aptitude à circuler et les statistiques de permis ne sont pas encore disponibles de façon cohérente dans un système public national. Toute personne qui se fie à une procédure locale devrait confirmer les exigences actuelles auprès du bureau des transports compétent. Le cabinet fédéral a suspendu l’importation de triporteurs motorisés, y compris les versions de transport de marchandises, et de motocyclettes à compter du 1er avril 2023 et jusqu’à nouvel ordre. La suspension est nationale ; un examen de l’immatriculation a eu lieu au Banadir du 1er au 30 avril 2023. Le permis de conduire un PSV exige un âge minimum de 18 ans. Les nouvelles plaques d’immatriculation ont également été suspendues à compter du 1er mai 2023 selon les mesures rapportées. Le MOTCA, l’administration régionale du Banadir et les organismes chargés de l’application de la loi se partagent la mise en œuvre : il faut donc vérifier localement la situation actuelle. La Somalie ne possède aucun réseau ferroviaire en activité. La construction ferroviaire se limite à des études de faisabilité et à d’éventuels projets futurs : les trains ne constituent pas actuellement une solution intérieure. Les déplacements de longue distance empruntent principalement les corridors routiers reliant ports, villes, États membres de la fédération et pays voisins. Les projets de la Banque mondiale, du Gouvernement fédéral somalien et de la Banque africaine de développement soutiennent la connectivité régionale, la facilitation des échanges, la sécurité routière, le suivi du fret et les systèmes de transit. Des financements supplémentaires de la Banque africaine de développement en 2025 et 2026 soutiennent le corridor de la Corne de l’Afrique reliant la Somalie, Djibouti et l’Éthiopie. Le transport aérien dessert les déplacements intérieurs et internationaux lorsque les vols et les conditions de sécurité le permettent. Les aérodromes internationaux et nationaux comprennent Mogadiscio Aden Abdulle, Hargeisa Egal, Berbera, Bosaso, Kismayo et Garowe, ainsi que d’autres terrains nationaux réservés aux règles de vol à vue. L’Autorité de l’aviation civile somalienne (SCAA) réglemente l’aviation, la navigation aérienne et l’agrément des aérodromes. Chaque aérodrome doit être inspecté et autorisé. L’autorisation d’atterrissage ou de survol de la SCAA nécessite généralement un préavis d’au moins 48 heures. Les vols étrangers réguliers nécessitent un permis au moins 72 heures à l’avance ; les vols non réguliers de passagers, de fret, de courrier et les vols privés en nécessitent généralement un au moins 24 heures à l’avance. Les aéronefs commerciaux étrangers immatriculés qui opèrent à l’intérieur du pays ont besoin d’un certificat d’exploitation étranger. Voyageurs et transporteurs devraient consulter les publications aéronautiques actuelles de la SCAA (eAIP, AIP ou AIC), car le statut des aéroports et les frais peuvent changer. Le fret aérien exige généralement l’enregistrement de l’importateur auprès du ministère du Commerce et de l’Industrie, une licence d’importation ou d’exportation, les permis pertinents et un numéro d’identification fiscale du ministère des Finances. Les déclarations et droits de douane s’appliquent généralement. Selon les marchandises, des certificats vétérinaires ou phytosanitaires peuvent être nécessaires ; les marchandises dangereuses nécessitent une autorisation écrite du ministère de l’Intérieur. La Somalie possède un littoral de plus de 3 300 kilomètres. Les principaux ports commerciaux sont Mogadiscio, Kismayo, Bosaso et Berbera, ainsi que des ports plus petits. Ils traitent principalement les importations, les marchandises générales, les exportations de bétail et de poisson. Le ministère des Ports et des Transports maritimes supervise l’administration maritime, la sécurité, l’environnement marin, les services techniques, les phares, les politiques et la planification. L’Autorité portuaire somalienne et les agences maritimes participent au traitement des dossiers portuaires et des navires. Le code maritime somalien a été finalisé en 2020, mais son adoption parlementaire était toujours en attente à la date de recherche. Les responsabilités portuaires, concessions, redevances et procédures peuvent donc varier localement. Les éléments disponibles n’établissent pas de service régulier national de ferry pour passagers. La marche et le vélo permettent les déplacements quotidiens locaux, mais la Somalie ne dispose d’aucun réseau national vérifié de pistes cyclables protégées, d’installations pour piétons ou de normes de sécurité. Les conditions varient fortement entre les villes et les routes ; il faut évaluer la sécurité à l’endroit concerné. La planification des transports prend de plus en plus en compte la résilience climatique. Les politiques fédérales et projets de développement visent à réduire les impacts environnementaux et à concevoir des routes et ports capables de résister aux aléas naturels, mais aucune donnée nationale fiable sur les émissions, la répartition modale, le bruit et la pollution de l’air n’est actuellement disponible.
Transports en Somalie
En Somalie, les déplacements entre les communautés et à l’intérieur de celles-ci reposent principalement sur la route ; les transports publics sont surtout privés, locaux et fragmentés. Le rail n’est pas en service et l’avion offre une solution de longue distance lorsqu’un vol adapté est disponible. L’état des routes, la pluie, la sécurité, les postes de contrôle et les frais locaux peuvent fortement modifier la durée et le coût du trajet.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

