L’approvisionnement alimentaire du Tadjikistan dépend de l’agriculture, de la production familiale, des marchés, des importations et de l’aide ciblée. En 2024, l’agriculture représentait 24,5 % du PIB et employait plus de la moitié de la population rurale active. Le Khatlon est la principale région agricole et produit des quantités importantes de céréales et de produits d’élevage. Le Sughd est connu pour ses fruits, son riz, ses légumes et ses abricots. La région centrale autour de Gissar combine céréales, légumes, fruits et élevage, tandis que le Rasht est associé aux pommes de terre, aux céréales et à l’élevage. Le GBAO et les autres zones du Pamir ont beaucoup moins d’activité agricole et sont plus vulnérables aux difficultés de transport et d’approvisionnement. La consommation des ménages repose fortement sur le pain et les produits céréaliers. Au premier trimestre 2025, les chiffres mensuels par personne indiquaient environ 14,13 kg de produits panifiés, 3,55 kg de pommes de terre, 6,50 kg de légumes et de melons, 2,62 kg de fruits et de baies, 2,05 kg de viande, 3,44 kg de produits laitiers, 1,68 kg de matières grasses végétales, 0,18 kg de poisson et 15 œufs. La saison, les revenus et les coûts de transport influent sur la diversité possible de l’alimentation des ménages. Plus de la moitié des céréales consommées proviennent des importations, et le blé représente plus de 90 % des importations de céréales. Les besoins estimés en importations de blé pour 2025-2026 s’élevaient à environ 1,35 million de tonnes. La cuisine se prépare généralement à la maison ou dans une chaykhana, maison de thé traditionnelle où l’on peut également manger. Les grands chaudrons appelés deg servent à préparer les plats de riz, les soupes et les repas pour plusieurs personnes. L’oshi palav, également appelé osh, palov ou oshi palov, est un plat de riz préparé notamment avec de la viande, des carottes, des oignons, de l’huile et des épices. Il a été inscrit en 2016 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et existe en de nombreuses variantes régionales. Le qurutob associe du fatir, une sorte de pain plat, et du qurut dissous, un produit laitier séché ou fermenté. Parmi les autres aliments courants figurent la shurbo, soupe de viande et de légumes ; les mantu, raviolis farcis ; les sambusa, chaussons farcis ; les pains non et fatir ; le thé ; les fruits secs ; les noix ; et des boissons lactées régionales. Les restaurants, chaykhana, oshkhona et stands de restauration sont surtout présents à Douchanbé, dans les autres villes et dans les centres touristiques. Les zones urbaines proposent des plats locaux et des cuisines internationales, tandis qu’en dehors de ces centres, l’accès peut dépendre de la saison, de l’état des routes et des liaisons de transport. Il n’existe pas de série nationale fiable sur les prix des restaurants ; les frais de restauration doivent donc être vérifiés localement. La sécurité alimentaire couvre la production, la transformation, le transport, le stockage, la vente, les importations, l’alimentation des enfants et l’alimentation diététique, les compléments et les emballages. Le Comité de la sécurité alimentaire auprès du gouvernement assure le contrôle central, l’octroi de licences et l’application des règles ; les services vétérinaires, phytosanitaires, de quarantaine et de contrôle des semences traitent les domaines spécialisés. Le ministère de la Santé et de la Protection sociale de la population et ses services sanitaires et épidémiologiques surveillent les maladies d’origine alimentaire à déclaration obligatoire. La loi n° 890 sur la sécurité alimentaire, adoptée le 1er août 2012 et modifiée en 2021, 2022 et le 17 juin 2026, impose aux producteurs et fournisseurs des obligations en matière de sécurité, d’étiquetage, d’autocontrôle et de retrait. Les consommateurs ont droit aux informations pertinentes sur la sécurité et les produits. L’eau potable salubre, l’hygiène, une conservation adaptée, la réfrigération et une cuisson complète réduisent les risques de contamination et de mauvaise manipulation. En mars 2025, les prix moyens nationaux officiels comprenaient 85,73 somoni par kilogramme de bœuf, 21,38 somoni pour le riz, 6,22 somoni pour la farine de blé de première qualité, 4,18 somoni pour le pain, 5,07 somoni pour les pommes de terre, 7,08 somoni le litre de lait vendu en vrac, 13,21 somoni pour dix œufs, 10,45 somoni pour les pommes et 4,20 somoni pour les carottes. Les prix varient selon les régions et les saisons. En 2025, les légumes ont augmenté de 18,2 %, les fruits de 10,5 %, le lait de 8,1 % et les œufs de 5,4 % par rapport au début de l’année, tandis que les produits panifiés et céréaliers ont baissé de 2,7 %. L’accès à l’alimentation ne découle pas automatiquement des chiffres de production nationale. Les revenus, la production familiale, les marchés, les transferts d’argent, les dons, le climat et le transport influent sur ce qu’un ménage peut obtenir. Les nourrissons, les enfants, les adolescents, les femmes enceintes ou allaitantes et les ménages des zones rurales ou montagneuses sont davantage exposés aux risques nutritionnels. Le Tadjikistan cumule sous-alimentation, carences en micronutriments et surpoids ; l’anémie touche environ 35 à 36 % des femmes et des enfants, et plus de quatre enfants sur dix sont anémiques. Le programme d’État 2022-2027 pour le développement de l’alimentation scolaire soutient des repas destinés à environ 430 000 élèves des classes 1 à 4 dans près de 2 000 écoles réparties dans 52 districts et villes ; il s’agit toutefois d’un programme ciblé, et non d’une aide alimentaire gratuite pour toute la population. Le climat et les ressources en eau influent sur l’agriculture, l’élevage et les prix alimentaires. Environ 85 % des pâturages sont dégradés, et environ 89 % des pâturages d’été et 97 % des pâturages d’hiver présentent un risque moyen à élevé d’érosion. Une irrigation efficace, la protection des sols et de l’eau, la gestion durable des pâturages, des chaînes d’approvisionnement adaptées au climat et le stockage local peuvent renforcer la sécurité alimentaire. La loi sur la production biologique adoptée en 2025 et le programme d’agriculture numérique 2025-2029 font partie du cadre agricole actuel du pays.
L’alimentation au Tadjikistan
Au Tadjikistan, l’alimentation associe production familiale, achats sur les marchés et traditions culinaires régionales. Le pain, les céréales, les pommes de terre, les légumes, les fruits, les produits laitiers et la viande constituent l’essentiel de l’alimentation quotidienne, tandis que des plats tels que l’oshi palav, le qurutob, la shurbo, les mantu et les sambusa varient selon les régions et les occasions. L’accès aux aliments, les prix et les choix alimentaires diffèrent considérablement entre les villes, les zones rurales et le Pamir.
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