Le Tchad ne dispose pas d’un service national unique pour les personnes qui arrivent. Les responsabilités sont réparties entre la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DEI), la Police nationale, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANATS), les autorités locales et, pour les demandes de protection, la CNARR et le HCR. N’Djamena est le principal point d’accès officiel ; les procédures et services disponibles varient fortement dans les provinces et les zones frontalières. La plupart des ressortissants étrangers ont besoin d’un visa, sauf exemption en vigueur. Depuis le 11 mai 2026, les nouvelles demandes doivent être déposées en ligne sur evisa.td. Les visas délivrés hors plateforme après le 21 mai 2026 sont invalides et les autorisations manuelles d’entrée ont été supprimées. La procédure en ligne comprend généralement la demande, le formulaire, le paiement et le suivi du statut. Les justificatifs dépendent du motif du voyage et peuvent comprendre un passeport valide, une photo d’identité, les détails du voyage ou du retour, une réservation d’hôtel ou une attestation d’hébergement, une invitation légalisée, une preuve de ressources, des justificatifs professionnels ou organisationnels et un ordre de mission. Les frais de visa sont dus conformément à l’Arrêté 033/2026, mais leur montant exact doit être vérifié sur la plateforme officielle à jour, car il n’a pas pu être confirmé de manière fiable ; les e-visas ne sont pas remboursables. Les informations eVisa conseillent de déposer la demande au moins sept jours avant le voyage et au plus tôt 90 jours avant l’entrée. Une circulaire du 4 juin 2026 indique un délai maximal de 60 jours, un traitement standard sous 10 jours ouvrables et un traitement express sous 72 heures. Ces consignes étant contradictoires, vérifiez auprès de la DEI ou sur evisa.td le délai et la règle de traitement en vigueur avant de réserver. Le Tchad ne délivre généralement pas de visa à l’arrivée. Le passeport doit normalement être valide au moins six mois. Les voyageurs venant d’un pays à risque de fièvre jaune doivent présenter le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie contre la fièvre jaune ; evisa.td peut l’exiger pour vérification et la vaccination est recommandée pour les voyages au sud du Sahara. Les conseils de voyage actuels privilégient l’aéroport de N’Djamena. Les agents de l’immigration peuvent vérifier le passeport, le visa, le certificat contre la fièvre jaune, les justificatifs d’hébergement ou d’invitation, les détails du voyage et les documents financiers. Gardez l’eVisa sur papier et en version numérique, avec des copies du passeport et les coordonnées et détails d’hébergement accessibles hors ligne. Les frontières terrestres et autres zones frontalières peuvent présenter des conditions de sécurité et des démarches différentes. Après l’arrivée, les visiteurs étrangers peuvent devoir s’enregistrer auprès de la Police nationale ou du Commissariat central. Les consignes publiées ne concordent pas entièrement : certaines visent les séjours de plus de 72 heures, d’autres les primo-visiteurs, touristes et personnels humanitaires qui doivent s’enregistrer dans les 72 heures. Une photo d’identité peut être nécessaire. Confirmez le délai applicable auprès des autorités de l’immigration ou de la DEI avant le départ. Gardez votre passeport avec vous lors des déplacements entre villes. Les résidents étrangers doivent également porter leur Carte de séjour et, si possible, une copie certifiée conforme. Signalez immédiatement à la Police et à la DEI la perte d’un passeport ou d’un titre de séjour. Un séjour de plus de 90 jours exige une Carte de séjour ou un visa de long séjour. La demande doit être faite au plus tard dix jours avant la fin de la période de 90 jours. La Carte de séjour biométrique, généralement valable un an, est renouvelable auprès de l’ANATS et de l’Immigration. Le travail, le commerce et l’activité professionnelle indépendante peuvent nécessiter des autorisations préalables supplémentaires. L’autorisation d’entrée ne donne pas à elle seule le droit de travailler ou d’exercer une activité commerciale. L’ANATS délivre ou accompagne la délivrance de pièces d’identité et d’état civil, notamment la Carte d’Identité Nationale, le passeport, la Carte de Résident, le permis de conduire, la carte grise et les actes d’état civil. Les systèmes d’identité SIGPTS et NNI couvrent les citoyens, les réfugiés, les résidents étrangers et les personnes en transit. L’ANATS répertorie 29 guichets uniques dans les provinces, mais les frais, délais de traitement et disponibilités locales varient. Comme le Tchad ne possède pas de registre général des arrivées, des justificatifs fiables d’identité et de résidence sont particulièrement utiles pour les démarches administratives, les services bancaires, les soins et l’obtention d’une carte SIM. Les demandeurs d’asile ne suivent pas la procédure ordinaire des visiteurs étrangers. L’accueil et l’enregistrement relèvent de la CNARR et du HCR, conformément à la loi sur l’asile de 2020 et au décret de 2023, avec identification biométrique par l’ANATS et attribution d’un NNI ou NNIR, le cas échéant. L’enregistrement et les documents contribuent à la protection contre le refoulement et à l’accès aux soins, à l’éducation, aux services bancaires, aux cartes SIM et aux transferts d’argent. Selon le HCR, un document d’identité de réfugié fait également office de titre de séjour. Certaines arrivées massives peuvent donner lieu à une reconnaissance prima facie. Le point d’accès dépend de la région et des conditions du moment ; aucun frais général d’enregistrement n’a pu être établi de manière fiable. Les Tchadiens de retour, notamment ceux qui rentrent dans le contexte de la situation au Soudan, suivent une procédure distincte. L’OIM et des partenaires gouvernementaux, locaux, onusiens et non gouvernementaux peuvent enregistrer les personnes de retour par biométrie dans les sites de déplacement ou les communautés d’accueil. L’aide initiale peut comprendre l’eau et l’assainissement, un hébergement temporaire, des articles ménagers essentiels, des soins et une protection. Cette procédure n’est pas celle d’une entrée ordinaire de ressortissant étranger. Une réservation d’hôtel, une attestation d’hébergement ou une invitation légalisée peut satisfaire une exigence documentaire d’entrée, mais ne constitue pas un service national d’accueil ou de logement. Des soins sont disponibles dans les établissements publics et privés, mais les capacités sont limitées, en particulier hors de N’Djamena, et les traitements ou évacuations médicales sont souvent à la charge du patient. Le paludisme est répandu et le risque élevé ; il est prudent de prévoir une prévention médicale, une protection contre les moustiques, une assurance voyage couvrant l’évacuation et des médicaments en quantité suffisante. Buvez de l’eau potable, bouillie ou en bouteille et évitez les glaçons lorsque leur provenance est incertaine. La sécurité varie fortement selon les régions. Les conseils de voyage actuels déconseillent tout déplacement au Borkou, à l’Ennedi-Ouest, à l’Ennedi-Est, au Tibesti, dans l’ouest du Kanem et à Nokou, dans la région du lac Tchad et à moins de 30 kilomètres des autres frontières. Ailleurs, y compris à N’Djamena, les déplacements sont généralement limités aux trajets essentiels. Sortir de N’Djamena peut nécessiter une autorisation du ministère de l’Intérieur et une évaluation par un service de sécurité ou d’escorte professionnel. Prévoyez des contrôles, éventuellement du passeport, du permis de conduire et du véhicule. Évitez de circuler la nuit, les grands rassemblements et de photographier des sites militaires ou gouvernementaux ou des aéroports sans autorisation. Les routes et services peuvent se dégrader pendant la saison des pluies, de juillet à octobre. Les cartes bancaires peuvent être peu fiables et les distributeurs indisponibles ; gardez donc une réserve de francs CFA d’Afrique centrale (XAF). L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’électricité varie beaucoup selon le lieu. Les numéros d’urgence publiés ne concordent pas : une source indique le 1212 pour l’ambulance, une autre le 121 ou le 2121. Vérifiez le numéro local opérationnel après l’arrivée. Il n’existe pas de service gouvernemental général pour les nouveaux arrivants ; l’autorité compétente dépend de la démarche et du statut de la personne.
Arrivée au Tchad
S’installer au Tchad suppose de préparer l’autorisation d’entrée, une adresse temporaire, les pièces d’identité et l’enregistrement auprès des autorités compétentes. La plupart des ressortissants étrangers ont besoin d’un visa, et les nouvelles demandes se font sur evisa.td ; la validité du passeport, le certificat de vaccination contre la fièvre jaune et les justificatifs de voyage peuvent influer sur l’entrée. Après l’arrivée, l’enregistrement et les séjours prolongés exigent d’autres démarches ; les demandeurs d’asile et les Tchadiens de retour suivent des voies d’assistance distinctes.
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