Plus de 80 % du Turkménistan est désertique ; la sécheresse, l’approvisionnement en eau, l’irrigation et l’état des pâturages affectent donc les communautés et les services essentiels dans tout le pays. Les chaleurs extrêmes et les vagues de chaleur accentuent les risques pour la santé, l’utilisation de l’eau et les infrastructures. Les séismes sont moins probables que la sécheresse, mais peuvent avoir de lourdes conséquences, notamment à Achgabat et dans la région du Kopet-Dag. Les crues soudaines, coulées de boue et glissements de terrain sont davantage concentrés dans les montagnes et les contreforts. Les tempêtes de poussière et de sable, les incendies et les accidents technologiques constituent d’autres dangers locaux ou régionaux. Le Turkménistan emploie le terme « чрезвычайная ситуация » (ЧС) pour désigner une situation d’urgence. La Commission d’État du Turkménistan pour les situations d’urgence coordonne les décisions nationales et la coopération entre les autorités. Le ministère de la Défense assure la direction immédiate de la défense civile par l’intermédiaire de la Direction générale de la défense civile et des opérations de sauvetage, qui travaille à la prévention, au sauvetage et à la réduction des conséquences des catastrophes. Les hâkimliks des velayats, des etraps et des villes sont responsables des alertes locales, des évacuations, des interventions et des réserves. Les entreprises et les institutions sont censées maintenir des plans opérationnels, des dispositifs d’alerte et les ressources adéquates. La préparation s’inscrit dans le Programme national de défense civile 2019–2030, adopté par le décret no 1156/2019, et dans la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe. La Plateforme nationale pour la réduction des risques de catastrophe (RRC), créée en 2022, réunit l’analyse et la réduction des risques, le financement, la préparation, l’intervention et le relèvement. Les plans, exercices, réserves d’urgence, structures de protection, équipements de protection individuelle et formations aux premiers secours font partie du système de préparation. Un conseil interdépartemental pour la réduction des risques sismiques a été créé en 2019. Le système national d’alerte utilise le signal « Внимание всем! » (« Attention à tous ! »), suivi de sirènes ou d’autres dispositifs de signalisation et de consignes diffusées par la télévision, la radio et les canaux officiels d’information. Le Service hydrométéorologique et le ministère de la Protection de l’environnement surveillent l’atmosphère, la mer Caspienne, les eaux de surface, les cultures, les pâturages, les sols et la radioactivité. Ils publient des prévisions météorologiques, hydrologiques et climatiques ainsi que des prévisions de danger. Les informations hydrométéorologiques générales sont gratuites ; des informations spécialisées peuvent être fournies dans le cadre d’un contrat payant. Aucun flux public national d’alerte au format CAP n’est identifié ; il convient donc de suivre les messages des autorités locales et les consignes des médias. Les unités centrales, régionales, d’etrap et municipales de secours assurent la recherche et le sauvetage, les travaux urgents, l’aide médicale et psychologique, l’isolement des zones et le rétablissement des services essentiels. La police et les forces armées peuvent appuyer ces opérations. Les consignes de voyage actuelles indiquent le 112 comme numéro général d’urgence ; elles mentionnent aussi le 01 ou le 001 pour les incendies, le 02 ou le 002 pour la police et le 03 ou le 003 pour les ambulances. Les zones désertiques et montagneuses isolées peuvent connaître des délais d’intervention plus longs, et les services spécialisés sont davantage concentrés dans les grandes villes. Les commissions locales d’évacuation et d’accueil planifient les zones sûres, l’hébergement, les approvisionnements et la continuité de la production essentielle. Les responsables locaux de la défense civile peuvent ordonner une évacuation ; ces ordres et autres décisions officielles sont contraignants. Les informations publiques sur les itinéraires nationaux, les points de rassemblement, les abris disponibles et les délais habituels sont limitées ; les modalités pratiques dépendent donc de l’autorité locale compétente et des consignes en vigueur. La Société nationale du Croissant-Rouge du Turkménistan compte cinq antennes régionales, 39 antennes de district et plus de 3 229 bénévoles. Ses équipes d’urgence fournissent de l’eau, des services d’assainissement et d’hygiène, les premiers secours, une aide à l’hébergement, un soutien aux groupes vulnérables, une aide en cas d’incendie domestique et un soutien psychologique et psychosocial. L’aide en espèces en est au stade de l’étude de faisabilité et de l’institutionnalisation. La Société agit à titre auxiliaire et accède normalement aux zones touchées en coordination avec les autorités. L’aide humanitaire internationale nécessite une évaluation des besoins par un organisme habilité, une décision de la Commission d’État et une demande internationale officielle. Cette aide doit être gratuite, neutre, impartiale et accessible, mais elle ne crée pas de droit individuel automatique. Les personnes bénéficient de protections relatives à la vie, à la santé et aux biens personnels, à l’accès aux équipements de protection collectifs et individuels, à l’information sur les risques et la sécurité, ainsi qu’à la possibilité de contacter les autorités nationales ou locales. Elles peuvent avoir droit à une indemnisation pour les dommages corporels ou matériels et à une protection sociale si elles sont victimes d’un préjudice lors d’opérations d’urgence. Les résidents et les organisations sont censés respecter les règles de sécurité, participer aux formations pertinentes — notamment aux premiers secours et à l’utilisation des équipements de protection —, signaler les dangers au Service hydrométéorologique ou aux autorités locales et apporter leur concours aux opérations de sauvetage lorsque la loi l’exige. La prévention est financée par le budget de l’État, les fonds propres des organisations et d’autres sources autorisées. Les conséquences des catastrophes peuvent être financées par les entreprises, les budgets locaux, les assurances publiques et, si nécessaire, la réserve gouvernementale. Le cadre juridique prévoit une indemnisation, mais les informations publiques n’établissent ni montant unique de paiement à l’échelle nationale ni délai standard de traitement. La planification du relèvement couvre aussi les évaluations d’experts pour le développement régional, l’urbanisme, la construction et la reconstruction, ainsi que la résilience des installations essentielles, des ressources en eau, de l’approvisionnement alimentaire, des communications et des transports.
Catastrophes au Turkménistan
Les catastrophes au Turkménistan comprennent la sécheresse, les pénuries d’eau, les chaleurs extrêmes, les tremblements de terre, les crues soudaines, les coulées de boue, les glissements de terrain, les tempêtes de poussière, les incendies et les accidents industriels. La sécheresse et la disponibilité de l’eau représentent les risques nationaux les plus étendus, tandis que les séismes peuvent causer de graves dommages, notamment autour d’Achgabat et du Kopet-Dag. Le Turkménistan dispose d’un système public de défense civile et d’intervention d’urgence, mais les alertes et consignes locales déterminent les mesures à prendre lors d’un événement.
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