La principale base juridique est le Code fiscal unifié du Turkménistan, Salgytlar hakynda Türkmenistanyň bitewi Kanuny, également appelé Nalogovyy kodeks. Le ministère des Finances et de l’Économie, la Direction des impôts, les services fiscaux locaux des velayats, des villes et des etraps, le Service national des douanes et les autorités financières administrent différentes parties du système. Les règles fiscales nationales sont généralement uniformes, même si la répartition des recettes fiscales entre les budgets régionaux diffère. Les services électroniques sont disponibles sur e.fineconomic.gov.tm principalement pour les personnes morales et les entrepreneurs individuels. L’inscription en ligne utilise les données du passeport et du téléphone ; la confirmation d’identité a normalement lieu en personne dans un service fiscal et un inspecteur active l’accès. Le portail fonctionne principalement en türkmençe et permet les déclarations électroniques après activation. L’année fiscale court du 1er janvier au 31 décembre. Les montants en devises étrangères sont convertis au taux officiel de Türkmenistanyň Merkezi banky. Les accords fiscaux internationaux prévalent lorsque leurs conditions sont remplies. En règle générale, les contribuables doivent tenir les comptes des revenus, déductions, coûts et éléments imposables, déposer les déclarations requises et régler les montants dus. Les personnes morales et les entrepreneurs individuels doivent signaler l’ouverture ou la fermeture de comptes bancaires étrangers dans un délai de trois jours. Les paiements transférés au budget de l’État par l’intermédiaire d’une banque ne sont pas soumis à des frais de virement bancaire. Les particuliers sont généralement imposés à 10 % sur leurs revenus imposables. Un agent fiscal retient normalement l’impôt lors de chaque versement et le transfère le jour du paiement pour les sommes versées en argent, ou au plus tard le lendemain pour les avantages en nature. La déclaration annuelle de l’agent est généralement due au plus tard le 20 janvier de l’année suivante. Les revenus ne passant pas par un agent et les revenus étrangers suivent des règles distinctes ; un ressortissant étranger dépose généralement la déclaration correspondante au plus tard le 1er avril de l’année suivante. Les dividendes et autres revenus de participation perçus par un particulier sont imposés à 10 %. Les entrepreneurs individuels peuvent relever du régime général, qui applique un taux de 10 % aux revenus diminués des coûts justifiés, ou d’un régime simplifié ou de patente lorsque l’activité figure parmi celles désignées par le Conseil des ministres. Dans le régime de patente, un paiement forfaitaire unique s’applique à chaque activité ; si plusieurs activités sont exercées, le paiement applicable le plus élevé est retenu. Un impôt supplémentaire de 2 % sur le revenu brut peut s’appliquer, sans déduction des coûts. Les déclarations simplifiées sont généralement dues le 15 du mois suivant et le paiement le 25 ; dans le régime général, la déclaration est généralement due le 25 et le paiement le 10 du mois suivant. Les personnes morales résidentes et les établissements permanents calculent l’impôt sur les bénéfices à partir du bénéfice après déductions autorisées. Le taux standard pour une personne morale résidente est de 8 %. Un taux de 50 % s’applique aux établissements de crédit d’État, aux assureurs d’État et aux activités liées aux télécommunications, à la normalisation, à la métrologie ou à la certification ; un taux de 20 % concerne les autres personnes morales. Les petites personnes morales privées peuvent relever d’un régime spécial de 2 % sur le revenu brut, avec des déductions limitées. Les entreprises de jeunesse peuvent bénéficier d’une réduction de 50 % la première année et de 25 % les deuxième et troisième années. Les dividendes et autres revenus de participation perçus par une personne morale sont imposés à 15 %. Les activités liées aux hydrocarbures sont régies par des règles particulières prévues par la Loi sur les ressources en hydrocarbures. Un non-résident sans établissement permanent est généralement soumis à une retenue à la source de 15 % sur les revenus bruts provenant du Turkménistan, hors taxe sur la valeur ajoutée. Le taux applicable à la location d’un navire ou d’un aéronef sans équipage est de 6 %. L’agent fiscal déclare généralement cette retenue au plus tard le 20 du mois suivant et la paie conformément à la procédure de retenue applicable. La taxe sur la valeur ajoutée, appelée goşulan baha üçin salgyt, s’applique généralement au chiffre d’affaires imposable des personnes morales et des entrepreneurs individuels au taux de 15 %. La base imposable est le prix hors taxe sur la valeur ajoutée. Un taux zéro s’applique aux transactions précisées à l’article 105. La Banque centrale, certains contractants d’hydrocarbures et sous-traitants effectuant des travaux pétroliers, les personnes morales de droit privé et les entrepreneurs individuels relevant du régime simplifié font notamment partie des catégories indiquées comme non assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée. Les personnes morales et les associés déclarent généralement chaque mois, tandis que les entrepreneurs individuels et les sociétés de personnes bénéficient de modalités particulières de déclaration semestrielle ou annuelle. Les déclarations sont généralement dues le 20 du mois suivant et le paiement le 25. Un mécanisme d’autoliquidation ou de retenue peut s’appliquer aux paiements versés à des non-résidents. Une facture fiscale, ou hasap-faktura, justifie la transaction ; la taxe en amont n’est déductible que si la déduction est légalement autorisée et peut être affectée à l’activité imposable. Les accises s’appliquent à la production ou à l’importation de produits désignés par des personnes morales et des particuliers. Les produits concernés comprennent notamment l’alcool et la bière, le tabac, l’essence et le gazole. Le barème indiqué fixe l’accise à 34,5 % pour la bière, 44,85 % pour le vin ou l’alcool jusqu’à 20 %, 70,15 % pour l’alcool à plus de 20 % et jusqu’à 30 %, 88,55 % pour l’alcool à plus de 30 %, et 40 % pour l’essence ou le gazole. Le traitement des importations peut différer ; le barème donne comme exemples la bière à 66 %, avec un minimum de 6 TMT par litre, et le tabac à 59 %, avec un minimum de 2,5 USD par paquet. Les délais de déclaration et de paiement dépendent du Code fiscal et de la procédure douanière. L’impôt sur l’utilisation du sous-sol s’applique aux personnes morales et aux entrepreneurs individuels qui extraient des minéraux autres que les eaux souterraines, à l’exception des contractants d’hydrocarbures couverts par un contrat spécial. Le taux est de 22 % pour le gaz et de 10 % pour le pétrole brut. Pour les autres minéraux, un barème de rentabilité s’étend de 0 % lorsque la rentabilité ne dépasse pas 15 % à 50 % au-delà de 25 %, avec des taux intermédiaires de 30 %, 32 %, 35 %, 40 % et 45 %. La période déclarative est trimestrielle ; la déclaration est généralement due le 20 du mois suivant et le paiement le 25. Les contractants d’hydrocarbures peuvent également être soumis à des acomptes dus le 25 de chaque mois. L’impôt foncier s’applique généralement aux personnes morales et aux personnes morales étrangères détenant des biens de production au Turkménistan. La base est la valeur annuelle moyenne des immobilisations et des stocks, et le taux est de 1 %. Le calcul comptable est effectué à hauteur de 0,25 % pour le premier trimestre, 0,5 % pour le premier semestre, 0,75 % pour neuf mois et 1 % pour l’année. La déclaration est généralement due le 20 et le paiement le 25 du mois suivant. La règle fournie exclut les personnes morales de droit privé de cette catégorie de redevables de l’impôt foncier. Les exonérations comprennent certaines organisations éducatives, sanitaires, agricoles, religieuses et publiques, ainsi que certains biens situés en zone franche. Le Turkménistan applique aussi des prélèvements locaux et affectés à des fins particulières. La taxe sur la publicité est de 5 % à Ashgabat et Arkadag, de 4 % dans les centres régionaux et de 3 % ailleurs. Une redevance d’aménagement du territoire, un prélèvement sur les exploitants de parkings, une taxe sur la vente de véhicules payable avant la transaction et une taxe sur les détenteurs de véhicules payable avant le contrôle technique peuvent également s’appliquer. Une taxe d’habitation ou de logement est fixée à 0,3 % du revenu brut hors taxe sur la valeur ajoutée pour les entrepreneurs individuels, avec un minimum de 5 TMT par mois ; les autres salariés paient 5 TMT par mois, les personnes morales agricoles 0,5 % et les autres personnes morales 1,5 %. Une contribution au Fonds agricole correspond à 3 % du bénéfice facturé et un prélèvement sur un compte spécial d’Ashgabat à 0,5 % de sa base imposable. La répartition des recettes entre budgets régionaux ne correspond pas au taux dû par le contribuable. Pour 2026, les parts de taxe sur la valeur ajoutée, d’impôt sur les bénéfices et d’impôt sur l’utilisation du sous-sol attribuées aux budgets locaux diffèrent entre Ashgabat, Arkadag, Ahal, Balkan, Dashoguz, Lebap et Mary. Par exemple, Dashoguz et Lebap reçoivent 100 % des parts indiquées, tandis qu’Ashgabat reçoit 5,1 % de la taxe sur la valeur ajoutée, 5 % de l’impôt sur les bénéfices et 6 % de l’impôt sur l’utilisation du sous-sol. Le portail fiscal officiel du Turkménistan recense 30 accords en vigueur visant à éviter la double imposition. L’allégement conventionnel exige généralement une demande et un certificat officiel de résidence de l’autre État. Le certificat peut être présenté avant le paiement ou dans les trois ans suivant la fin de la période concernée. Le crédit d’impôt étranger portant sur l’impôt sur le revenu, les bénéfices ou les biens est généralement limité au montant de l’impôt turkmène et exige une preuve délivrée par l’autorité étrangère. La Direction des impôts peut délivrer à un non-résident un certificat indiquant l’impôt payé au Turkménistan. Un trop-perçu est d’abord imputé à une autre dette fiscale ou à une sanction, généralement à compter du lendemain. En l’absence de dette, le contribuable peut soumettre une demande écrite de remboursement ; le service fiscal prépare généralement une recommandation dans les 10 jours et l’autorité financière rembourse la somme dans les 20 jours. Un remboursement tardif entraîne un montant indiqué de 0,03 % par jour et le délai général pour demander le remboursement est de cinq ans. Les contrôles fiscaux peuvent être effectués sur pièces ou sur place. Un contrôle sur pièces porte normalement sur au plus les cinq années fiscales précédentes, sous réserve d’exceptions lorsque la base imposable couvre plusieurs périodes. Le service fiscal donne généralement un préavis d’au moins cinq jours ouvrables, mais un soupçon d’infraction peut permettre un contrôle sans préavis. Un contrôle dure normalement au plus deux mois ; une autorité fiscale supérieure peut le prolonger jusqu’à un an. Des contrôles croisés sont possibles et les corrections peuvent être limitées pendant un contrôle. Une réclamation écrite est d’abord adressée au responsable du service fiscal compétent. Une réclamation ultérieure est généralement déposée dans le mois suivant la décision et l’autorité statue normalement dans le mois. Le dépôt d’une réclamation ne suspend généralement pas l’exécution. Les recours judiciaires sont disponibles en vertu du droit turkmène. Les impayés peuvent entraîner des intérêts, des sanctions financières, des mesures sur les comptes ainsi que la saisie ou la vente de biens ; une dette incontestée d’une personne morale peut être recouvrée sans action judiciaire distincte.
Impôts au Turkménistan
Le système fiscal du Turkménistan couvre les revenus des particuliers et des entreprises, la taxe sur la valeur ajoutée, les accises, les biens, les ressources naturelles et les prélèvements locaux. L’année fiscale court du 1er janvier au 31 décembre et les impôts sont généralement payés en manats turkmènes ; les montants en devises étrangères doivent être convertis au taux de change officiel. La résidence fiscale, la forme juridique, l’activité, la source des revenus et les accords internationaux applicables déterminent les obligations, les taux et les modalités déclaratives.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

