Le recensement de 2022 a comptabilisé 7 057 841 personnes au Turkménistan. Les zones rurales représentaient 52,9 % de la population et les zones urbaines 47,1 %. Le Mary comptait 22,9 % de la population, le Dashoguz 22 %, le Lebap 20,5 %, Achgabat 14,6 %, l’Ahal 12,5 % et le Balkan 7,5 %. Un modèle de la Banque mondiale et de l’OIT estimait à environ 2 millions le nombre de personnes en emploi en 2022, tandis qu’aucun total officiel régulièrement publié n’est disponible. L’agriculture est le principal secteur d’emploi, avec plus d’un million de travailleurs signalés, mais seulement environ 49 800 enregistrés comme salariés agricoles formels. En 2023, les services représentaient 39,5 % de l’emploi, notamment l’éducation (8,7 %), le commerce (8,8 %), le transport, l’entreposage et la communication (5,7 %), ainsi que la santé et le travail social (3,7 %). L’industrie hors construction représentait 12,3 % ; l’immobilier, 1,8 %, et l’hébergement et la restauration, 1,2 %. L’emploi est concentré dans des structures liées à l’État, même si des données plus anciennes de 2020 indiquaient 25 % de propriété publique, 50 % de propriété non publique et 23 % de propriété mixte, d’associations publiques ou de coopératives. Les entreprises publiques ont généré 59,2 % du chiffre d’affaires en 2023, ce qui ne représente pas leur part de l’emploi. L’administration du marché du travail relève du ministère du Travail et de la Protection sociale de la population, des organismes locaux du travail et de l’emploi à Achgabat, dans les velayats, les etraps et les villes subordonnées, ainsi que des hyakimliks. Le Comité national des statistiques, le Médiateur et la coopération avec l’OIT contribuent également aux données, au contrôle ou aux politiques du travail. Le Portail de l’emploi de la population publie les offres en temps réel. Les entreprises de toutes formes de propriété, y compris les entrepreneurs individuels, sont censées déclarer leurs postes vacants, et les services de l’emploi organisent également des salons périodiques. Les démarches exigent couramment une pièce d’identité, un livret de travail le cas échéant et une preuve de spécialité. Les informations vérifiées sur les frais publics ne sont pas disponibles ; il faut donc confirmer les frais locaux et les listes d’attente auprès du service compétent. En 2024, les rapports officiels des services de l’emploi ont enregistré 25 987 demandeurs d’emploi et 18 468 placements. En 2025, ces chiffres étaient de 26 807 demandeurs inscrits et 21 004 placements. Les rapports incluaient les personnes handicapées : 115 inscrites et 103 placées en 2024, puis 104 inscrites et 99 placées en 2025. Il s’agit de données administratives, et non d’un taux national complet de placement. La formation influence l’accès aux emplois disponibles. Les programmes d’enseignement professionnel et technique durent généralement de 1 à 1,5 an, la formation professionnelle peut durer jusqu’à 6 mois et l’enseignement professionnel secondaire dure généralement de 2 à 4 ans. Le Turkménistan comptait 45 établissements d’enseignement professionnel secondaire en 2024. Pour les admissions de 2024-2025, 16 080 places étaient prévues dans l’enseignement supérieur et 10 303 dans l’enseignement professionnel secondaire. Les programmes suivent les normes et classifications nationales. L’affectation des diplômés ou l’orientation vers un emploi sont régies par des règles du Cabinet des ministres, mais les éléments disponibles n’établissent pas de garantie générale automatique d’emploi. Une méthode d’enquête auprès des employeurs et une plateforme numérique prévues en 2026 doivent permettre de recenser les besoins en qualifications, avec une demande croissante de compétences numériques, en intelligence artificielle et de compétences manuelles qualifiées dans la construction et l’industrie manufacturière. L’Atlas Geljegiň hünärleriniň atlasy présente des informations sur les métiers d’avenir. L’enregistrement de résidence, souvent désigné par le terme russe пропи́ска (propiska), peut restreindre les déplacements entre les régions et limiter l’accès aux offres hors de la zone d’enregistrement de la personne. Les marchés régionaux du travail sont organisés autour des velayats et des etraps, avec une forte offre de main-d’œuvre rurale et une dépendance importante à l’agriculture. Les séries régionales comparables et actuelles sur les salaires et l’emploi n’ont pas été vérifiées ; il faut donc vérifier les possibilités locales plutôt que de les déduire des moyennes nationales. Le secteur manufacturier privé a connu une forte rotation du personnel en 2023, avec 46,4 % de départs et 51,6 % d’embauches, ce qui indique une mobilité dans ce segment sans prouver une tendance nationale générale. Le salaire minimum était de 1 410 TMT à partir du 1er janvier 2025. À partir de cette date, les salaires ont augmenté de 10 % dans les établissements financés par le budget, les entreprises autofinancées et les associations publiques. En 2024, les salaires nominaux dans les moyennes et grandes entreprises ont progressé de 10,6 %. Les salaires médians actuels, les séries salariales sectorielles et les mesures du pouvoir d’achat réel ne sont pas publiquement vérifiés de manière fiable ; ces chiffres ne permettent donc pas de déterminer ce qu’un ménage type peut acheter. Le Code du travail, notamment les modifications signalées en 2025, prévoit un contrat de travail, le libre choix de la profession et du lieu de travail, l’égalité de rémunération et la sécurité au travail, et interdit le travail forcé. La durée normale du travail ne peut dépasser 40 heures par semaine. Les heures supplémentaires sont limitées à 4 heures sur deux jours consécutifs et à 120 heures par an. Le congé annuel est généralement de 30 jours calendaires, et de 45 jours pour les enseignants et les personnes handicapées. Les normes juridiques et les pratiques d’application ne sont pas nécessairement identiques. Le travail informel demeure une caractéristique importante du marché du travail. Une estimation des Nations unies le chiffre à plus de 530 000 personnes et indique que le travail informel représente 29,5 % chez les femmes et 18 % chez les hommes. Les arrangements informels peuvent réduire la documentation, la protection sociale et la possibilité de faire appliquer les conditions de travail. La production de coton présente également des risques documentés en matière de travail : en 2024, le contrôle de l’OIT a porté sur cinq régions, 472 champs, 1 762 cueilleurs, 472 agriculteurs, 379 établissements publics ou entreprises publiques et 2 047 employés. Des risques de mobilisation systémique et de travail forcé ont persisté malgré une feuille de route nationale. Le recensement de 2022 a dénombré 176 320 personnes en âge de travailler employées à l’étranger comme lieu de travail principal, dont 166 277 en Türkiye et 6 030 dans la Fédération de Russie. Un autre chiffre national interne s’élevait à 122 829. La Loi sur l’emploi considère les citoyens travaillant à l’étranger comme étant en emploi et prévoit un quota du Cabinet des ministres pour la main-d’œuvre étrangère ; des séries fiables et actuelles sur les flux et les effectifs migratoires ne sont toutefois pas publiquement vérifiées. Le Concept de développement du marché du travail à l’horizon 2030 a été approuvé le 5 septembre 2025. Ses objectifs déclarés comprennent l’amélioration de l’emploi, un meilleur alignement sur les normes internationales du travail, le développement des services numériques, l’amélioration des données du marché du travail et le renforcement de la coopération avec l’OIT. En 2026, la mise en œuvre devrait passer par le Portail de l’emploi de la population et les services régionaux de l’emploi. Ces évolutions ne suppriment pas les effets pratiques du travail informel, du manque de données, des obstacles à la mobilité régionale ou des différences entre les règles formelles et les conditions de travail.
Marché du travail au Turkménistan
Le zähmet bazary du Turkménistan, ou marché du travail, est officiellement réglementé par les services publics de l’emploi, les autorités régionales et les parcours entre formation et emploi, tandis que l’accès réel varie selon le secteur et la région. L’agriculture et les services dominent l’emploi : en 2023, l’agriculture représentait environ 42,5 % et les services 39,5 %, contre 12,3 % pour l’industrie hors construction. Le travail informel, les restrictions liées à l’enregistrement de résidence, les écarts de compétences et le manque de données publiques influent sur la recherche d’emploi et l’accès aux possibilités.
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