Les principales autorités sont le ministère de l’Intérieur, Immigration Support Services, le Chief Immigration Officer et les agents d’immigration. Immigration Support Services traite les demandes de visa, de prolongation, de modification, d’annulation et de transfert au moyen de sa plateforme en ligne. Les demandes reçoivent un numéro de référence permettant de suivre leur état. La plateforme accepte les fichiers PDF, JPEG, JPG ou PNG ; un agent peut néanmoins demander les originaux ou des traductions anglaises. Le ministère compétent se trouve à Georgetown. L’entrée exige généralement un passeport ou une autre preuve d’identité et de nationalité acceptée, ainsi que le visa requis selon l’annexe I ou l’ordonnance sur les visas applicable. Les arrivées par voie aérienne ou maritime passent par un port officiel. À une frontière terrestre, la personne doit se présenter sans délai à un agent d’immigration. Les voyageurs répondent honnêtement aux questions, font la déclaration requise et peuvent devoir subir un examen médical. Le départ passe également par un port officiel et comprend la déclaration requise. L’absence d’un tampon d’entrée ou d’un permis peut entraîner un risque d’éloignement. Le régime ordinaire de l’immigration couvre les visiteurs, les activités commerciales, l’emploi et les études. Un permis de séjour à l’arrivée autorise un séjour déterminé, pour un motif et sous certaines conditions. Les demandes d’emploi, d’études et d’activités commerciales exigent souvent un passeport, ses tampons et une photo, un extrait de casier judiciaire et un rapport médical. L’autorité peut imposer des conditions concernant le lieu de résidence, la profession ou la sécurité. Un document dans une langue étrangère doit être traduit en anglais lorsque cela est demandé. Les demandes d’emploi suivent la procédure en ligne pour les visas de travail. Le dossier comprend normalement un contrat ou une lettre d’emploi ainsi que des renseignements sur l’employeur parrain. Une demande de permis de séjour peut aussi exiger l’enregistrement de l’entreprise, des preuves de conformité fiscale et auprès du National Insurance Scheme, des titres professionnels et un contrat signé. Les directives officielles indiquent un délai de traitement d’environ un mois. Un avis de 2025 du ministère des Affaires étrangères indique que l’employeur devrait obtenir l’autorisation avant l’arrivée, et que l’entreprise devrait être enregistrée et en règle auprès du National Insurance Scheme et de la Guyana Revenue Authority ; il mentionne également un visa et un permis de travail à l’arrivée, ainsi qu’une validité annoncée de trois ans. Les consignes administratives diffèrent entre les sources publiées ; les exigences actuelles d’Immigration Support Services et de l’employeur parrain déterminent la demande. Une demande d’études exige normalement une lettre d’acceptation d’un établissement enregistré ou accrédité, une preuve de moyens financiers ainsi que le passeport du parrain et une lettre de visa à entrées multiples. Une demande de permis de séjour peut exiger des documents de l’établissement ou de l’entreprise qui parraine, notamment les preuves d’enregistrement, de conformité fiscale et de conformité au National Insurance Scheme. Les personnes de 18 ans ou plus peuvent devoir fournir un extrait de casier judiciaire et un rapport médical. L’avis de 2025 du ministère des Affaires étrangères mentionne la notification préalable de l’école, la transmission de la lettre d’acceptation au ministère de l’Intérieur et un visa annoncé comme valable trois ans. Une demande commerciale peut exiger l’enregistrement de l’entreprise, une preuve d’assujettissement à l’impôt professionnel, la conformité au National Insurance Scheme, une lettre de permis du parrain, un extrait de casier judiciaire et un rapport médical, ainsi que le motif, les dates, la durée et le port du permis de séjour demandé. Un visa de visiteur peut exiger la page d’identité du passeport et une photo, un certificat de moralité, les pièces d’identité du parrain, une invitation ou une lettre de visa à l’arrivée, ainsi que l’acte de naissance du demandeur. Selon le cas, des actes de mariage ou des enfants, des justificatifs médicaux et un relevé bancaire peuvent aussi être demandés. Les consignes consulaires décrivent un visa touristique valable un mois et à entrée unique. Le passeport devrait normalement rester valable au moins six mois après la date de départ prévue et contenir au moins deux pages vierges. Une prolongation de séjour pour visiteur peut exiger une preuve de moyens financiers, le passeport complet avec ses tampons et le passeport du parrain. Les frais publiés indiquent 5 125 GYD pour une prolongation et 28 700 GYD lorsque celle-ci dépasse trois mois ; les documents publics indiquent un maximum de deux prolongations et une durée pouvant aller jusqu’à trois mois par prolongation. L’autorisation temporaire prévue à l’article 12 de l’Immigration Act, Cap. 14:02, peut durer jusqu’à trois mois pour les ressortissants qui ne relèvent pas de la partie B de l’annexe I, et jusqu’à six mois pour ceux qui en relèvent. Le Chief Immigration Officer peut prolonger l’autorisation pour une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée, sous réserve des conditions applicables. Une expiration sans prolongation peut rendre la personne immigrant interdit. Une autorisation temporaire ne crée automatiquement ni domicile ni droit de séjour permanent. La loi en vigueur et les documents officiels d’Immigration Support Services examinés pour le Guyana n’établissent pas de permis formel distinct de résidence permanente. Le séjour à long terme repose donc principalement sur des autorisations temporaires renouvelées ou sur la naturalisation, lorsque les conditions légales sont remplies. Le Marché et l’Économie uniques de la Caraïbe prévoit un régime distinct pour la libre entrée des ressortissants qualifiés de la CARICOM et la mobilité des facteurs. Les catégories salariées approuvées comprennent les diplômés universitaires, les musiciens, les artistes, les sportifs, les professionnels des médias, les infirmiers autorisés, les enseignants qualifiés, les artisans titulaires d’une Caribbean Vocational Qualification et les titulaires d’un Associate Degree. La personne doit posséder le certificat, l’accréditation ou l’inscription requis et reste soumise aux règles de la CARICOM. Les conjoints et personnes à charge peuvent être couverts pendant la période admissible. Les consignes ministérielles excluent les Bahamas, Montserrat et Haïti du régime indiqué. Un cas admissible au CSME peut permettre l’entrée et le séjour pour une durée déterminée ou indéterminée sans le permis ordinaire d’un agent d’immigration utilisé pour d’autres catégories, mais les exigences applicables de la CARICOM doivent tout de même être satisfaites. Un visa ou une autorisation de séjour liée à l’emploi, aux études ou aux activités commerciales n’autorise pas à lui seul une autre activité. Le parrainage, le respect des obligations par l’employeur et la profession ou le lieu indiqué peuvent déterminer les conditions de l’autorisation. Les documents examinés n’établissent pas le droit de travailler sous un statut de visiteur. Le dépassement de séjour, les fausses réponses, l’entrée ou la sortie illégale ou l’absence de l’autorisation requise peuvent exposer la personne à une procédure d’immigrant interdit et à un éloignement. Des empreintes digitales peuvent également être demandées. Les documents actuels examinés ne recensent pas de procédure nationale d’asile ou de réfugié au Guyana, qui n’est partie ni à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, ni à son Protocole de 1967, ni aux conventions de 1954 et de 1961 sur l’apatridie. Le bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) effectue l’enregistrement et la détermination du statut de réfugié dans le cadre de son mandat. Les solutions durables attestées sont le rapatriement volontaire et la réinstallation dans un pays tiers. Aucune voie nationale de recours en matière d’asile n’a été établie dans les sources examinées. La réponse pour les Vénézuéliens passe par un comité de coordination interinstitutions, tandis que les documents, la langue et le transport peuvent restreindre l’accès concret. La citoyenneté peut découler d’une naissance au Guyana, sous réserve des exceptions liées à l’immunité diplomatique et aux étrangers ennemis, ou de la filiation par une mère ou un père guyanais pour une personne née à l’étranger. Le mariage peut permettre de présenter une demande suivie d’un serment, sous réserve de conditions d’ordre public et de sécurité. La Citizenship Act prévoit aussi des voies d’enregistrement pour les citoyens du Commonwealth ou irlandais résidant habituellement au Guyana ou au service du gouvernement pendant les cinq années précédant la demande, sous réserve du pouvoir discrétionnaire ministériel, ainsi que pour certains mineurs, enfants abandonnés et apatrides. La naturalisation exige douze mois de résidence immédiatement avant la demande et au moins cinq années cumulées au cours des sept années précédentes, ainsi qu’une bonne moralité et l’intention de résider au Guyana. La demande utilise des formulaires sous serment en double exemplaire et peut exiger un passeport, des actes de naissance, de mariage et des documents familiaux, des recommandations, des attestations fiscales et du National Insurance Scheme ainsi que des photographies. La naturalisation exige en outre la publication d’un avis dans deux numéros d’un journal. Aucune voie d’accès à la citoyenneté par investissement n’a été établie. L’enregistrement ou la naturalisation prend effet au moyen de l’inscription ou du certificat pertinent et du serment. Le ministre peut refuser pour des motifs de sécurité nationale ou d’ordre public. L’article 7(2) de la Citizenship Act indique que les décisions discrétionnaires relatives à l’enregistrement, à la naturalisation et à la certification de la citoyenneté ne sont susceptibles ni d’appel ni de contrôle judiciaire. La citoyenneté peut être retirée en cas de fraude, de fausse déclaration, de dissimulation, de déloyauté, de conduite ennemie en temps de guerre ou, après naturalisation, de condamnation entraînant au moins douze mois d’emprisonnement. La Constitution permet également le retrait après l’acquisition volontaire d’une citoyenneté étrangère ou l’exercice des droits qui y sont liés. La renonciation exige une protection contre l’apatridie par l’obtention d’une autre nationalité. L’Immigration Act énumère comme motifs d’interdiction d’immigration, entre autres, une maladie transmissible, un risque de charge pour les fonds publics, des moyens insuffisants, certains motifs liés à la prostitution, une indésirabilité déclarée par le ministre et certaines personnes à charge. Certaines formulations légales sont archaïques et doivent être lues avec les consignes officielles actuelles. Un agent d’immigration notifie la décision et ses motifs. La personne peut faire appel auprès du magistrat le plus proche dans les sept jours ; la décision du magistrat peut être portée devant un juge de la Haute Cour en chambre dans les sept jours ou dans un délai prolongé accordé par le tribunal. Un arrêté d’éloignement ne peut être prononcé ni exécuté avant la décision sur l’appel. Le Chief Immigration Officer peut annuler ou renvoyer une décision. Un recours contre le refus, la révocation ou les conditions d’un permis est porté devant le Chief Immigration Officer, dont la décision est décrite comme définitive par la loi. La détention dans une prison ou un lieu désigné se limite à la durée nécessaire à l’enquête ou à l’éloignement, et un magistrat peut ordonner l’éloignement.
Droit de l’immigration au Guyana
Le droit de l’immigration du Guyana régit l’entrée, les visas, le séjour temporaire, le travail, les études, les activités commerciales, le statut lié à la famille, les demandes de protection, la citoyenneté et l’éloignement. Un visa ou un permis de séjour à l’arrivée n’autorise que le motif et la durée accordés ; il ne crée pas automatiquement un droit permanent de résider au Guyana. Le Marché et l’Économie uniques de la Caraïbe (CSME) prévoit un régime distinct de mobilité des travailleurs qualifiés pour les ressortissants admissibles de la CARICOM. Une personne considérée comme immigrant interdit peut être éloignée en cas d’autorisation expirée, d’entrée illégale, de fausses réponses ou d’autres motifs prévus par la loi.
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