La loi no 6/1987 régit l’entrée, le séjour et le départ des ressortissants étrangers. Un visa d’entrée peut être délivré pour une durée allant jusqu’à 45 jours et le séjour autorisé peut durer jusqu’à trois mois à compter de l’entrée. Un visa de transit peut durer jusqu’à 15 jours. Les visas à entrées multiples sont généralement valables jusqu’à trois mois après leur délivrance ; une autorisation d’entrées et de sorties multiples liée à un visa de séjour peut être valable jusqu’à six mois. Le motif du visa est déterminant et sa modification exige une autorisation écrite. La Direction générale des passeports et de la nationalité, aussi appelée Office des passeports et de l’immigration, relève du ministère de l’Intérieur. Les missions libyennes à l’étranger et le ministère des Affaires étrangères gèrent les procédures consulaires. La pratique actuelle peut exiger un renvoi de l’Office des passeports et de l’immigration à Tripoli, un passeport valide pendant au moins six mois, deux photos, une demande et des frais. Les catégories de visa publiées incluent les visas de visite, de regroupement familial et d’affaires, mais un visa délivré à l’étranger peut ne pas être accepté à tous les ports ni dans toutes les zones de l’est ou de l’ouest. Un ressortissant étranger doit généralement s’enregistrer auprès de l’autorité des passeports la plus proche dans les sept jours. Le fournisseur d’hébergement déclare l’arrivée et le départ de la personne dans les 48 heures ; l’employeur déclare le début et la fin de l’emploi dans les sept jours. Un visa de séjour doit normalement être converti en permis de séjour dans un délai d’un mois. Les exceptions indiquées concernent les séjours temporaires allant jusqu’à trois mois et les personnes à charge de moins de 16 ans. Le permis reste lié au visa, au motif et à la durée autorisée. Une absence de plus de trois mois peut mettre fin au séjour légal. Le conjoint, les enfants mineurs, les filles non mariées et les parents ou frères et sœurs mineurs à charge peuvent être admissibles au séjour sur la même base, si les conditions applicables sont remplies. Un permis de travail est obligatoire avant le début de l’emploi. L’employeur doit obtenir une autorisation préalable pour le recrutement, le contrat et l’affectation ; certaines professions nécessitent l’accord de l’autorité compétente. La procédure officielle eJraat énumère dix étapes et 22 pièces justificatives, indique des frais nuls et un délai estimé de 1,5 à 9,5 jours environ. Une régularisation Wafed menée en 2025 pour les travailleurs étrangers déjà entrés officiellement exigeait une inscription sur Wafed, un contrat de travail confirmé et un certificat médical ; la date limite est passée et cette opération ne constitue pas une amnistie générale permanente. Les documents officiels examinés ne révèlent pas de procédure nationale distincte, clairement établie, de visa étudiant ou de séjour étudiant. Le séjour lié aux études dépend donc d’un visa lié à un motif précis et d’un examen individuel. Le regroupement familial est formellement reconnu. La Déclaration constitutionnelle intérimaire libyenne de 2011 reconnaît un droit d’asile et interdit l’extradition des réfugiés politiques. La Libye n’est pas partie à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés ni à son Protocole de 1967, mais elle a ratifié la Convention de l’OUA sur les réfugiés de 1969. Elle n’a ni législation nationale sur l’asile ni procédure étatique de détermination du statut de réfugié. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ou HCR, est autorisé à enregistrer des personnes de certaines nationalités. L’inscription peut être possible sans pièces d’identité ; les documents utiles peuvent comprendre un passeport, une pièce d’identité, un acte de naissance, un permis de travail, un livret de famille ou un document scolaire. Les services du HCR sont gratuits. L’inscription au HCR ne crée ni statut de réfugié en Libye ni permis de séjour et n’offre pas de protection fiable contre le retour ; elle ne remplace pas non plus une autorisation de séjour ou d’entrée légale. La loi no 19/2010 porte sur la migration irrégulière. Elle couvre l’entrée ou le séjour sans autorisation ou permis requis de résidence ou de transit. Les infractions connexes incluent le fait de faire entrer ou sortir des personnes de Libye, de les transporter ou de les aider, de les héberger ou de les cacher, d’utiliser de faux documents de voyage ou d’identité, ainsi que d’organiser ou de diriger de tels actes. La loi no 6/1987 sanctionne également l’entrée, le séjour ou le départ sans visa valable, les fausses déclarations, les infractions aux conditions du visa, le maintien sur le territoire après un ordre de départ et le travail sans autorisation. Une expulsion peut faire suite à une entrée sans visa valable, à l’expiration d’un permis de séjour dont la prolongation est refusée, à la révocation du visa ou à une décision judiciaire d’expulsion. Le directeur général peut ordonner à la personne de se présenter ou de résider dans un lieu indiqué et peut prendre des dispositions pour sa détention jusqu’à l’exécution de l’expulsion. Le retour après une expulsion exige une décision motivée. Les pratiques de détention et d’expulsion varient fortement selon les régions et les autorités politiques. La Direction de lutte contre la migration illégale (DCIM) gère des lieux de détention officiels. Le HCR visite certains sites et inscrit généralement les personnes après leur libération ou sur rendez-vous, plutôt qu’à l’intérieur des centres de détention. Des rapports font état de risques de détention arbitraire, d’exploitation, de traite, de violence et d’accès restreint aux soins médicaux et à la justice. La législation prévoit une décision administrative motivée du directeur général et une expulsion judiciaire, mais le texte examiné de la loi no 6/1987 n’établit ni procédure d’appel claire et générale ni suspension automatique de l’expulsion. Le HCR et les rapports des Nations Unies décrivent des recours juridiques limités, l’absence d’évaluation individuelle et un risque de refoulement, c’est-à-dire de retour vers un lieu où la personne pourrait subir un préjudice grave. Le HCR peut fournir un plaidoyer, une aide juridique et des orientations en vue d’une libération, mais ne peut garantir un recours auprès de l’État. Les sources examinées n’établissent pas de statut direct de résidence permanente ou indéfinie. Le séjour reste généralement lié à un visa, à un motif et à une durée déterminés ; un long séjour ne confère pas automatiquement un statut permanent. La citoyenneté est régie par la loi no 24/2010. La naturalisation exige officiellement une entrée légale, un titre de voyage valable, au moins dix ans de résidence légale, un revenu régulier, une bonne conduite, l’absence de condamnation pertinente, l’absence de certaines maladies et une limite d’âge de 50 ans, ainsi que d’autres conditions liées à l’intérêt public. La loi prévoit des exceptions, notamment pour des compétences particulières et pour certaines épouses étrangères d’hommes libyens après plus de deux ans de mariage. La nationalité à la naissance dépend principalement du père libyen ; des règles supplémentaires concernent les enfants nés à l’étranger, les enfants de mères libyennes dont le père est apatride ou inconnu, et les enfants dont les parents sont inconnus. La résidence seule ne confère pas automatiquement la citoyenneté. La loi permet aussi le retrait de la nationalité acquise dans certaines circonstances, notamment certains comportements au cours des dix années suivantes ou deux ans passés à l’étranger sans autorisation. Les frais et délais de traitement ne sont pas assez stables pour indiquer un tarif national unique. Une mission à Manchester a publié en 2025 des frais de 200 £ pour un visa de visite, de 500 £ pour un visa de regroupement familial ou d’affaires, de 200 £, 300 £, 500 £ et 600 £ pour les visas d’un, trois, six et douze mois, et de 100 £ pour une prolongation. Ces montants décrivent la pratique publiée par cette mission ; ils ne doivent pas être généralisés à toutes les missions ou à tous les ports libyens. Les versions anglaises des lois nos 6/1987 et 24/2010 sont des traductions non officielles ; le Journal officiel en arabe fait foi et il convient de confirmer les exigences actuelles auprès de la mission libyenne, de l’autorité des passeports ou du ministère du Travail compétent.
Droit de l’immigration en Libye
Le droit de l’immigration en Libye régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, le départ, les demandes de protection et la citoyenneté. Le séjour légal est généralement lié à un motif et à une durée déterminés, tandis que l’application varie entre Tripoli, l’est de la Libye et les différents ports d’entrée. Aucun système de résidence permanente ni aucune procédure nationale d’asile ne sont clairement établis dans les sources disponibles.
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