L’enseignement préscolaire accueille les enfants de la naissance à environ six ans dans des établissements réglementés qui les préparent à l’enseignement fondamental, mais sa couverture reste faible, à 7,53 % en 2024. L’enseignement fondamental commence vers six ans et dure neuf ans : le premier cycle dure six ans et le second trois ans. Le Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) sanctionne cette étape. L’enseignement secondaire comprend les filières générale et technique, généralement dans un lycée, et le Baccalauréat est le principal diplôme de fin d’études secondaires. Le DEF peut mener vers l’enseignement secondaire général ou technique, ou vers une filière professionnelle associée, mais ne garantit pas automatiquement une place. Les écoles peuvent être publiques, privées, communautaires ou organisées sous forme de médersa. Une médersa relève de l’enseignement scolaire formel lorsqu’elle suit des programmes et évaluations reconnus ; une école purement religieuse n’a pas automatiquement ce statut. L’enseignement spécialisé et l’éducation inclusive visent à faciliter l’accès, la participation et l’apprentissage des enfants handicapés ou confrontés à d’autres vulnérabilités. L’enseignement supérieur, la formation continue, l’éducation non formelle et la formation professionnelle initiale hors du système scolaire constituent des parcours distincts. Le cadre juridique malien prévoit un enseignement public gratuit et laïc ainsi que le droit d’aller à l’école sans discrimination. Les parents sont tenus d’inscrire les enfants à l’école et de les y maintenir au moins jusqu’à la fin de l’enseignement fondamental. Les écoles privées fixent leurs propres frais et contributions. Même la scolarisation publique peut entraîner des dépenses indirectes pour les fournitures, les vêtements, le transport et la nourriture, et aucun tarif national fiable ne s’applique à tous les établissements. La Constitution reconnaît les langues nationales comme langues officielles, tandis que le français est la langue de travail. Les langues nationales désignées dans le cadre juridique comprennent le bamanankan, le bomu, le bozo, le dɔgɔsɔ, le fulfulde, le hasanya, le mamara, le maninkakan, le soninke, le soŋoy, le syenara, le tamasayt et le xaasongaxanŋo. L’enseignement fait appel à une langue officielle et aux langues nationales suivant les règles des autorités éducatives, mais la combinaison effectivement utilisée dépend du programme et du lieu. Le ministère de l’Éducation définit la politique nationale et le programme scolaire. La coordination régionale relève de l’Académie d’Enseignement (AE), tandis que le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) ou sa structure locale appuie l’administration pédagogique. Les collectivités locales, les communautés et le Comité de Gestion Scolaire (CGS) contribuent à la gouvernance et aux ressources des écoles ; les associations de parents d’élèves comme l’APE et l’AME y participent aussi. Porteduc soutient l’identification, l’affectation, l’inscription, le transfert et le maintien à l’école relevant des AE. Le Centre National des Concours de l’Éducation (CNECE) organise les examens nationaux. Les enseignants évaluent les élèves de manière continue et périodique selon un système axé sur les compétences, et les écoles communiquent les résultats aux élèves et aux parents. Les examens nationaux comme le DEF et le Baccalauréat sont distincts des évaluations ordinaires en classe. En 2025, 350 409 candidats ont passé le DEF dans 1 842 centres. L’accès reste inégal. En 2024, le taux brut de scolarisation, qui compare les effectifs inscrits à la tranche d’âge officielle, était de 81,3 % au primaire et de 50,6 % au premier cycle du secondaire ; le taux d’achèvement du primaire était de 68,7 %. En 2024-2025, plus de 2 000 écoles ne fonctionnaient pas en raison de l’insécurité, ce qui perturbait la scolarité de 601 800 enfants et le travail de 12 036 enseignants. L’aide peut prendre la forme de kits scolaires, de coins lecture, d’installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement, de mesures d’hygiène menstruelle, d’un soutien psychosocial et de programmes d’urgence. En 2025, le programme MYRP II a soutenu 204 496 enfants de 3 à 18 ans à Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Taoudénit et Tombouctou. Il faut donc vérifier l’autorité responsable et l’aide disponible pour chaque région et établissement.
L’école au Mali
La scolarité au Mali comprend l’enseignement préscolaire, neuf années d’enseignement fondamental et l’enseignement secondaire. Le système comprend des écoles publiques, privées, communautaires et certaines médersas, mais l’accès et la continuité scolaire varient fortement selon les régions. L’enseignement public est légalement gratuit et laïc, mais les familles peuvent devoir payer les fournitures, les vêtements, le transport et la nourriture.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

