Le système d’enseignement supérieur malien propose des formations universitaires et professionnelles en sciences, technologie, ingénierie, santé, agriculture, eaux et forêts, élevage, droit, sciences politiques et administration publique, économie et gestion, langues et littérature, sciences sociales, éducation, communication et journalisme, travail social, sport et jeunesse, ainsi qu’études islamiques. Les formations peuvent être proposées en journée ou, dans certains cas, en soirée. Les diplômes professionnels comprennent la Licence Professionnelle, le DUT, le BTS, le DTS et les diplômes d’ingénieur. La structure nationale LMD suit le décret-cadre de 2008, même si sa mise en œuvre diffère selon les établissements et que certains programmes sont en cours de réorganisation. Une Licence dure normalement six semestres et correspond à 180 crédits. Un Master dure normalement quatre semestres et correspond à 120 crédits. Un Doctorat dure normalement six semestres et correspond à 180 crédits, avec des travaux de recherche et une thèse. Un semestre vaut 30 crédits. Le DUT, le BTS, le DTS, les diplômes d’ingénieur et les diplômes d’État reconnus au niveau doctoral complètent la structure LMD. L’obtention d’un diplôme ne donne pas automatiquement accès au programme suivant : la capacité d’accueil, l’autorisation du programme, la sélection et les règles de l’établissement restent déterminantes. Le Mali compte des universités publiques, des grandes écoles et instituts publics, ainsi que des établissements privés d’enseignement supérieur. La DGESRS recense 10 universités publiques, 13 grandes écoles et instituts publics et 207 établissements privés d’enseignement supérieur ; les établissements publics d’enseignement supérieur comptaient 140 375 étudiants en 2023. Les universités publiques comprennent l’Université de Gao, l’Université de Kayes, l’Université de Ségou, l’Université de Sikasso, l’Université de Tombouctou, l’USSGB, l’USTTB, l’UKB, l’UPB et l’UYOB. Les grandes écoles et instituts publics comprennent le CIAR-Mali, le CERFILTEX, l’ENI-ABT, l’ENETP, l’ENSUP, l’ESJSC, l’IPU, l’IHERI-ABT, l’INFTS, l’INFSS, l’INJS, l’IPR/IFRA et l’IZSEJ. Le Baccalauréat ou un diplôme équivalent accepté est généralement le diplôme requis pour entreprendre des études de premier cycle. Un Master exige normalement une Licence ou un diplôme équivalent, tandis qu’un Doctorat exige normalement un Master ou l’équivalent. Les programmes peuvent prévoir une inscription ouverte, l’examen d’un dossier ou un concours. Les règles précises d’âge, de nationalité, de documents et de sélection dépendent de l’établissement et du programme. Les pièces courantes comprennent une copie du Baccalauréat ou du diplôme précédent, les relevés de notes, un acte de naissance, un certificat de nationalité et des photos ; certains programmes demandent aussi un CV ou un document d’équivalence. Les candidats aux établissements publics doivent généralement effectuer une préinscription en ligne sur Campus Mali. La plateforme permet une recherche par niveau, domaine, établissement et qualification, et autorise généralement jusqu’à trois choix. Après l’acceptation d’un choix par un établissement, le candidat le confirme puis effectue l’inscription physique et le paiement. Les établissements privés suivent leurs propres procédures de candidature, délais et exigences documentaires. Il n’existe pas de frais nationaux uniques pour tous les programmes d’enseignement supérieur. Campus Mali affiche les droits d’inscription et frais d’enseignement applicables à chaque programme public ; les établissements privés fixent leurs propres tarifs. Par exemple, une Licence à l’USSGB peut afficher des frais d’inscription uniques de 20 000 XOF, des frais d’enseignement annuels de 450 000 XOF, des frais annuels de bibliothèque et de carte de 10 000 XOF, ainsi que des frais de mémoire de 20 000 XOF. Une spécialisation de Master à l’USTTB pour 2026 indique d’autres totaux : 250 000 XOF de frais d’inscription plus 600 000 XOF par an pour un étudiant de l’UEMOA non boursier, et 500 000 XOF de frais d’inscription plus 1 200 000 XOF par an pour un boursier ou un étudiant hors UEMOA. Ces exemples sont propres aux établissements cités et ne constituent pas un tarif national. Le CENOU administre les services aux étudiants et les aides financières, notamment les bourses, les trousseaux, les allocations de stage, de mémoire et de thèse, l’aide au transport, au logement, aux repas, à la santé et à l’action sociale. Les décisions de bourse s’appuient sur des critères scolaires et sociaux et ne sont pas automatiques. La plateforme MON CENOU et SAMA Money sont utilisées pour certaines démarches numériques. Les résidences et restaurants universitaires du CENOU sont présents notamment à Bamako, Koulikoro, Ségou et Kabala. La DGESRS gère aussi des possibilités de bourses complémentaires pour les études à l’étranger. Le MESRS définit la politique nationale de l’enseignement supérieur, gère l’accès et les flux étudiants et supervise les établissements publics et privés. La DGESRS met en œuvre la politique, fournit des informations, traite les admissions et les habilitations, et gère les équivalences de diplômes. L’AMAQ-SUP évalue les établissements, les programmes et la recherche en tant qu’organisme d’assurance qualité de l’enseignement supérieur. Un établissement privé doit être autorisé à être créé et à ouvrir ; ses programmes doivent être habilités, c’est-à-dire avoir reçu l’autorisation formelle de proposer la formation reconnue. La DGESRS évalue les diplômes étrangers dans le cadre d’une procédure d’équivalence. La lettre d’équivalence qui en résulte confirme le traitement du diplôme au Mali après examen. Les tarifs indiqués sont de 5 000 XOF pour un Baccalauréat, de 15 000 XOF pour un DEUG, DUT ou BTS, de 20 000 XOF pour une Licence ou une Maîtrise, de 25 000 XOF pour un Master, DEA, DESS ou diplôme d’ingénieur, et de 30 000 XOF pour un Doctorat, CES ou DES. Les DU ainsi que les certificats courts, de recyclage ou de développement professionnel ne sont pas automatiquement admissibles à une équivalence. Le parcours habituel mène du Baccalauréat à une Licence, Licence Professionnelle, DUT, DTS ou BTS, ou à une grande école sur concours ; de la Licence au Master ou à l’emploi ; puis du Master au Doctorat. Le parcours d’études approprié dépend du diplôme, de l’établissement, des places disponibles, de l’autorisation du programme et des règles de sélection.
Les études supérieures au Mali
L’enseignement supérieur au Mali est un système réglementé proposé par des universités publiques, de grandes écoles et des instituts, ainsi que par des établissements privés d’enseignement supérieur. La structure principale des diplômes suit le modèle LMD : Licence, Master et Doctorat. L’admission, les frais, la sélection, l’aide aux étudiants et la reconnaissance dépendent de l’établissement, du programme et du niveau de qualification.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

