L’art mauritanien associe des pratiques patrimoniales établies à des formes plus récentes d’arts visuels, de cinéma, de photographie et de design. Le ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement coordonne l’action culturelle nationale par l’intermédiaire d’organismes tels que la Direction de l’Action Culturelle, la Conservation Nationale du Patrimoine et de la Culture, l’Office national des musées, la Bibliothèque nationale, l’Institut Mauritanien de Recherche et de Formation en matière de Patrimoine et de Culture et l’Institut national des arts. L’accès passe par les institutions officielles, les festivals, les expositions, les prix, les services de recherche et la transmission communautaire non formelle. Les montants des frais officiels sont souvent publiés nulle part ; un tarif non documenté ne doit donc pas être considéré comme nul. La littérature orale et la musique occupent une place particulièrement importante. Une mahadra est un système communautaire de transmission des savoirs traditionnels et de l’expression orale. Le T’heydinn est une forme épique et musicale hassaniya interprétée avec des griots et des instruments traditionnels ; sa transmission dépend largement des familles et des communautés, et les répertoires complets deviennent moins courants. Les mesures de sauvegarde comprennent la documentation, la publication, l’enregistrement audiovisuel, la formation des jeunes et la participation des communautés qui perpétuent la tradition. Le patrimoine culturel immatériel de Mauritanie lié à l’UNESCO comprend le T’heydinn, la calligraphie arabe, les savoir-faire liés au palmier dattier, la gravure sur métal, la mahadra, les pratiques du henné, l’épopée de Samba Gueladio et la zaffa des mariages traditionnels. Le oud fait l’objet d’une candidature en 2026, mais ne doit pas encore être présenté comme un élément inscrit. La Mauritanie a ratifié la Convention de l’UNESCO de 2003 en 2006. La littérature comprend la poésie, les récits, les proverbes, les épopées et les œuvres en arabe et dans les langues nationales. Les écrivains et éditeurs peuvent recourir aux unions littéraires, à la Bibliothèque nationale, à l’IMRFPC, aux festivals littéraires et aux services de publication. Le dépôt légal permet de déposer les œuvres publiées à la bibliothèque nationale ; les indications publiées donnent des délais de traitement d’environ 3 à 20 jours, selon le service. L’authentification, l’entretien et la numérisation des manuscrits nécessitent une demande et le dépôt du manuscrit original auprès de l’IMRFPC ; le délai dépend de sa taille et de son état. L’authenticité et l’intégrité matérielle restent importantes lors de l’étude, de la conservation ou de l’exposition des manuscrits. La musique se développe par l’apprentissage familial, les pratiques communautaires, les festivals culturels et les événements nationaux consacrés au patrimoine musical. Les consignes publiées pour les prix privilégient les participants mauritaniens, les chansons de 15 minutes maximum, les instruments traditionnels et les contenus compatibles avec les valeurs éthiques et d’unité humaine indiquées. Les arts du spectacle comprennent le théâtre, la danse, la zaffa, le folklore, les spectacles populaires et les prestations de griots. Selon les consignes publiées pour les prix, une production théâtrale mauritanienne peut être limitée à 60 minutes, nécessiter une carte artistique et devoir respecter les valeurs éthiques et culturelles indiquées. Un organisateur de festival privé adresse généralement à la Direction de l’Action Culturelle une demande ministérielle indiquant l’objet, la date, la durée et le lieu ; le délai annoncé est d’environ 3 à 5 jours et les frais ne sont pas précisés. Les arts visuels constituent un domaine émergent et inégalement développé. Les arts plastiques, la peinture, le dessin, la sculpture, la poterie, la mosaïque et la gravure sur métal apparaissent dans les expositions, les événements culturels, les foires patrimoniales et les prix, tels que le Prix présidentiel des beaux-arts. Les candidatures à un prix peuvent exiger la nationalité mauritanienne et une fiche d’information sur l’œuvre ; les consignes publiées mentionnent la compatibilité avec les valeurs éthiques ou islamiques indiquées. L’Institut Français de Mauritanie a documenté des partenariats d’exposition. La photographie donne lieu à des expositions et à des activités documentaires, notamment des photothèques et l’exposition photographique CINETOURATH, mais son développement national actuel n’est pas quantifié. La production cinématographique se développe grâce à des projets locaux, des festivals, la coopération internationale et des initiatives telles que CINETOURATH à Nouadhibou. Les demandes de tournage professionnel précisent le projet, les dates et les zones ; les professionnels étrangers fournissent des copies de leur passeport et l’utilisation d’un drone doit être déclarée. Les délais de traitement publiés vont d’environ 3 à 20 jours. L’architecture patrimoniale mauritanienne est particulièrement associée aux anciens ksour d’Ouadane, de Chinguetti, de Tichitt et d’Oualata, inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Un ksar est un établissement historique dont l’architecture peut comprendre des ruelles étroites, des maisons à cour, de la pierre locale, de l’argile et du bois, des mosquées sobres, des mahadras, des bibliothèques de manuscrits et des décorations géométriques. La Conservation Nationale, le Conseil national du patrimoine culturel et le ministère interviennent dans la conservation, le classement, la restauration et l’étude du patrimoine. Une demande de classement d’un site peut passer par la moughataa, circonscription administrative, puis par le ministère et la Conservation Nationale ; le délai indiqué est d’environ 30 à 90 jours. L’exportation temporaire d’un bien culturel pour une exposition, une étude ou une restauration exige des dates, les modalités de rapatriement, une invitation et une assurance tous risques lorsque le bien appartient à l’État ; le délai indiqué est d’environ 3 à 7 jours. L’artisanat et le design sont principalement traditionnels et non formels. Ils comprennent le travail du métal, la bijouterie, la ciselure, la poterie, la vannerie, les textiles, les tapis, le tannage, la teinture, la mode, la décoration, l’artisanat du palmier dattier et le henné. L’apprentissage, les pratiques communautaires, les festivals patrimoniaux, les foires, l’initiative de village artisanal à Chinguetti et la formation à la céramique constituent des formes d’accès documentées. La loi 2012-038 protège l’art populaire et de nombreuses œuvres traditionnelles, mais l’exploitation lucrative du patrimoine culturel traditionnel nécessite l’autorisation de la Cellule des Droits d’Auteur et des Droits Voisins et le paiement des frais applicables. Les autorités peuvent refuser ou suspendre un usage préjudiciable. Les éléments disponibles ne vérifient l’existence d’aucune institution spécialisée nationale, aucun programme public, système de subventions, collection muséale, circuit de festivals ou marché commercial consacré à l’art numérique ; l’activité du secteur des médias ne doit donc pas être présentée comme une infrastructure d’art numérique. La loi 2012-038 protège les œuvres littéraires et artistiques, la musique et les chansons traditionnelles, les contes, la poésie, les danses, les spectacles populaires, le dessin, la peinture, la gravure, la sculpture, la poterie, la mosaïque et les œuvres utilisant le métal, le bois, la bijouterie, la vannerie et les textiles. Les droits moraux ne peuvent être transférés ni s’éteindre par prescription. Les droits patrimoniaux comprennent la reproduction, la représentation publique et la radiodiffusion. La photographie et les arts appliqués bénéficient d’une durée de protection indiquée de 70 ans ; les artistes interprètes, producteurs de phonogrammes, producteurs de vidéogrammes et organismes de radiodiffusion disposent également de droits indiqués de 70 ans. Aucune déclaration d’œuvre n’est nécessaire pour que la protection commence. Les contrats écrits avec les producteurs sont importants pour les œuvres audiovisuelles, car les coauteurs peuvent comprendre le scénariste, l’adaptateur, le dialoguiste, le réalisateur et le compositeur de l’œuvre originale ; les droits de reproduction, de projection publique, de radiodiffusion, de sous-titrage et de doublage doivent être attribués clairement. Les litiges relèvent du tribunal civil compétent. La Mauritanie dispose d’expositions, de festivals, de prix, de foires artisanales et de mécénat communautaire documentés, mais les éléments disponibles n’établissent pas l’existence d’un réseau national de galeries commerciales, de marchands ou de maisons de vente aux enchères. Il n’existe pas non plus de données nationales fiables sur les prix, les revenus des artistes ou l’enseignement formel complet de toutes les disciplines artistiques. Les décisions d’exposer, de filmer, de publier, de conserver, d’exporter ou d’exploiter commercialement une œuvre dépendent donc de l’institution, de l’événement, du statut patrimonial, du contrat et de l’usage envisagé.
L’art en Mauritanie
L’art en Mauritanie comprend la littérature orale, la musique, la danse, le théâtre, le cinéma, la photographie, les arts visuels, l’architecture patrimoniale, l’artisanat et les pratiques numériques. Les institutions officielles, les festivals, la transmission communautaire et l’apprentissage familial y contribuent. Les traditions orales, la musique, les arts du spectacle, l’architecture patrimoniale et l’artisanat sont les domaines dont la présence locale est la mieux documentée. Le droit mauritanien protège les œuvres artistiques et les expressions culturelles traditionnelles, tandis que les galeries contemporaines, les infrastructures d’art numérique et les marchés commerciaux nationaux restent limités ou insuffisamment documentés.
VivAVia peut faire des erreurs. Vérifie les informations importantes.

