La principale base juridique de l’assurance privée est le Code des assurances établi par la Loi 93-40 du 20 juillet 1993 et modifié par l’Ordonnance 026-2007 du 9 avril 2007. La supervision du secteur a été transférée au Ministère des Finances en 2018. La DCA, créée au sein du ministère par le Décret 349-2019, article 186, et la Commission de Contrôle des Assurances supervisent les agréments, les tarifs, la conformité et la solidité des assureurs. La Commission Consultative des Assurances fait également partie du cadre national de l’assurance. La DCA peut inspecter les assureurs au moyen de contrôles documentaires et sur place au moins une fois par an, y compris éventuellement sans préavis. Les assureurs soumettent des rapports semestriels et annuels, font certifier leurs comptes par au moins deux commissaires aux comptes et doivent maintenir des provisions techniques, une marge de solvabilité et un dépôt de garantie. La Mauritanie ne figure pas sur la liste officielle des membres de la CIMA ; le Code des assurances national s’applique donc au lieu d’un transfert au code CIMA. Le dernier rapport national complet sur le marché retrouvé porte sur l’exercice 2022 et a été publié en 2024. Il indique un chiffre d’affaires total de MRU 1,297,579,578. L’assurance incendie représentait 56.1 % du chiffre d’affaires déclaré, l’assurance automobile 11.3 %, le Transport et Facultés Maritimes (TFM) 6.4 %, la catégorie BDM 5.6 %, l’assurance vie 5.0 %, l’aviation 4.6 %, l’assurance maladie 4.1 %, la responsabilité civile 3.0 %, les risques spéciaux 3.0 %, le voyage 0.2 % et la construction 0.1 % ; les autres catégories représentaient 0.7 %. Le rapport ne précise pas l’intitulé complet de la catégorie BDM. DAMANE et NASR représentaient ensemble 86 % du marché déclaré. Ces chiffres sont datés : aucun tableau national complet plus récent ni registre plus récent n’a été trouvé. Les produits privés disponibles comprennent l’assurance des biens et contre l’incendie, des machines, du transport, de l’aviation, de la responsabilité civile, des véhicules, de la construction et de l’ingénierie, du voyage, de la vie et des accidents personnels. Les documents sur DAMANE indiquent des garanties dommages aux biens, ingénierie, transport, aviation et des produits d’entreprise adaptés. Ceux sur NASR citent la responsabilité civile automobile, l’incendie, le vol, les dommages au véhicule assuré, les bris de glace et la garantie du conducteur. Le rapport de 2022 répertoriait 17 assureurs : SMAI, SGA, DAMANE, TAAMIN, MEDINA, CNA, AGM, El WAVA, RIM-Assurances, CAR, SAAR, SALAMA, GAMA, NASR, MAR et SUNU ; IMAN y était indiquée comme étant encore en cours d’agrément. La mutuelle SEHATY figurait également dans cet état du marché. Parmi les courtiers, on trouve Nouvelle GS Mauritanie Rema Broking, Ascoma Mauritanie et CCAR. Vérifiez directement l’agrément actuel d’un prestataire et la disponibilité de ses produits, car cet état du marché n’est pas un registre public à jour. Les voitures, motos, camions et engins agricoles doivent être couverts par la RCA (Responsabilité Civile Automobile). La RCA couvre les dommages corporels et matériels causés à des tiers ; elle ne couvre pas automatiquement le conducteur ni les dommages au véhicule assuré. Des garanties facultatives peuvent couvrir les dommages au véhicule, le vol, les bris de glace ou les risques concernant le conducteur. Le transport et les cargaisons importées utilisent généralement le TFM auprès d’un assureur local agréé. Avant l’ouverture d’un chantier, un projet de construction doit être couvert par une assurance de responsabilité civile et une garantie dommages-construction. Les risques situés en Mauritanie ne peuvent pas être assurés directement à l’étranger ; la violation de cette obligation de placement local peut entraîner une pénalité de 50 % de la valeur assurée. Un client peut généralement souscrire directement auprès d’un assureur agréé ou passer par un courtier autorisé. Une police doit préciser les parties, le risque assuré, la date de début et la durée de la couverture, le montant garanti, la prime, les règles de renouvellement et de résiliation, les obligations de déclaration, les délais de réclamation et de paiement ainsi que le délai de prescription applicable. Un devis est nécessaire, mais aucun tarif général public n’a été trouvé. Le rapport officiel indique que des tarifs homologués sont principalement utilisés pour la RCA. L’assuré doit déclarer le risque avec exactitude et signaler par lettre recommandée toute aggravation nouvelle dans les 15 jours. Il doit déclarer un sinistre rapidement, et au plus tard dans le délai contractuel ; les délais minimaux légaux comprennent cinq jours ouvrables pour de nombreux sinistres, deux jours ouvrables pour un vol et 24 heures pour la mort d’un animal d’élevage. L’assuré doit fournir les renseignements demandés sur le sinistre dans les 15 jours. L’assureur doit présenter une offre détaillée par catégorie de dommage dans les trois mois suivant la réception de la demande. Si le montant ne peut pas encore être déterminé, il peut présenter une offre provisoire. Une offre tardive entraîne une majoration de 5 %, tout comme un paiement tardif. Après acceptation d’une offre, l’assuré dispose de sept jours pour se rétracter ; le paiement doit avoir lieu au plus tard un mois après l’expiration de ce délai. Si l’assureur refuse la demande, il doit motiver son refus dans le délai prévu pour l’offre ; un refus tardif entraîne également la majoration de 5 %. L’action en justice est soumise à une prescription de deux ans et doit être précédée d’une réclamation ou d’une mise en demeure amiable pour une action en paiement. Le Fonds de Garantie Automobile (FGA) protège les personnes blessées lorsque le conducteur responsable est inconnu, non assuré ou insolvable. Les assureurs RCA financent collectivement ce fonds. En 2025, les informations officielles sur la réforme indiquaient que sa mise en œuvre était achevée à 90 %, tandis qu’un projet de texte d’application attendait encore la validation du Ministre des Finances ; l’accès opérationnel complet n’était donc pas encore établi. L’assurance sociale légale est administrée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), un établissement public créé par la Loi 67-039 du 3 février 1967. Ses branches couvrent les prestations familiales, les risques professionnels et les pensions de vieillesse, d’invalidité et de survivants. La couverture s’étend à des groupes comprenant les travailleurs régis par le Code du travail ou les règles de l’emploi maritime, les contractuels et agents non permanents de l’État, les élèves d’écoles professionnelles, les stagiaires et apprentis, les employés de maison ainsi que les travailleurs temporaires ou occasionnels. La couverture des risques professionnels inclut les accidents du travail et de trajet. Les informations officielles du ministère indiquent des âges de départ à la retraite de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes, ainsi qu’une durée de service ouvrant droit à la pension. Le financement de la CNSS représente 14 % de l’assiette de cotisation : 13 % à la charge de l’employeur et 1 % à celle du travailleur. L’assiette mensuelle est plafonnée à MRU 15,000 ; le SMIG officiel est fixé à MRU 4,500. Le Décret 2021-186 répartit les cotisations entre 9 % pour les pensions, 2 % pour les risques professionnels et 3 % pour les prestations familiales. Les employeurs et travailleurs s’inscrivent à la CNSS et les employeurs déposent des déclarations trimestrielles de cotisations. Les demandes de prestations peuvent être faites par la CNSS, Guichet métier ou Khadamaty ; les pièces varient selon la prestation et peuvent comprendre des formulaires, des attestations de travail, des actes d’état civil ou de naissance, des certificats scolaires, des documents médicaux, des actes de décès ou des pièces d’héritage. Les paiements finaux sont effectués par une caisse de paiement ; les réclamations peuvent être déposées sur Guichet métier ou Khadamaty. Le renouvellement et la résiliation d’une police privée suivent les clauses du contrat. Les recherches disponibles n’ont pas trouvé de portail centralisé pour changer ou résilier une assurance privée en Mauritanie. Les procédures de la CNSS sont distinctes de l’assurance privée, laquelle complète généralement la protection sociale légale ou répond à une fonction différente.
Assurances en Mauritanie
En Mauritanie, l’assurance repose sur des contrats ou régimes légaux qui couvrent des risques définis touchant les personnes, les biens, les véhicules, les entreprises ou les revenus. Les assureurs privés et les courtiers proposent des garanties selon le Code des assurances, tandis que la CNSS fournit une assurance sociale légale à certains groupes de travailleurs. La Direction du Contrôle des Assurances (DCA) et la Commission de Contrôle des Assurances supervisent le marché privé sous l’autorité du Ministère des Finances. La responsabilité civile automobile, certains transports, la construction et les règles de placement local entraînent des obligations particulières au-delà du simple choix d’une police.
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