L’Immigration Act 2014 et l’Immigration Regulations 2014 constituent les principales règles. L’Immigration Division et le Director of Immigration traitent les demandes de visa et le contrôle de l’immigration au sein du Department of Justice and Border Control. Un non-citoyen doit normalement obtenir un visa valide avant d’entrer ou de séjourner à Nauru, sauf exception prévue par les règlements. L’entrée et le départ se font devant un agent de l’immigration et une carte d’arrivée ou de départ est obligatoire. Un passeport ou titre de voyage doit généralement rester valide pendant au moins trois mois. Les demandes peuvent être déposées en personne, par l’intermédiaire d’un représentant ou en ligne ; les demandes de visa de visiteur peuvent aussi être soumises par une mission nauruane ou un poste consulaire. Les formulaires sont en anglais et exigent généralement des copies certifiées conformes, des traductions certifiées en anglais, des justificatifs et le paiement de frais. Les frais ne sont généralement pas remboursables. Une entrée d’urgence peut être autorisée en cas de météo, de problème médical ou d’autre urgence, mais la personne doit se présenter immédiatement aux autorités. Le transit dans une zone réglementée ne constitue pas une entrée. Un Visitor Visa couvre les vacances, les visites à des amis ou à la famille, les conférences, les séminaires et les activités culturelles ou sportives. Il est normalement à entrée unique, limité à trois mois au maximum et n’autorise pas le travail, les activités commerciales ou les activités religieuses au-delà de la pratique ordinaire. Les Business Visas sont répartis en catégories General, Diplomatic, Education, Media, Religious Vocation, Research et Employment. L’activité doit rester conforme à l’objet du visa approuvé. Un Research Visa coûte 200 $ pour plusieurs entrées ou 100 $ pour une entrée ; le General Business Visa coûte 6 000 $ pour plusieurs entrées pendant au plus 12 mois, et le Media Visa coûte 8 000 $ pour une entrée. Les frais du Visitor Visa sont de 50 $ pour un mois, 150 $ pour deux mois et 250 $ pour trois mois. Les voies liées au travail et à la famille sont soumises à des conditions plus restreintes. Un Local Business Employment Visa peut être délivré à un ressortissant étranger travaillant pour un citoyen nauruan ou une entreprise détenue à 100 % par des Nauruans lorsqu’une pénurie de compétences locales, une qualification légale ou un besoin de service est démontré. L’employeur fournit normalement sa licence commerciale, le contrat de travail et une justification. Le visa doit être obtenu avant l’entrée ; il peut être valable jusqu’à 12 mois et permettre plusieurs entrées, mais lie le travail et le séjour à l’employeur et à l’activité désignés. La fin de l’emploi, le travail pour un autre employeur ou l’exercice d’une activité différente peut entraîner l’annulation du visa et le départ. Le tarif est de 300 $ pour une personne ou de 400 $ pour un conjoint et des enfants. Un Dependant Visa est destiné au conjoint, à l’enfant ou à la personne entièrement à charge d’un titulaire de Business Visa ou de Residence Visa. Il prend généralement fin en même temps que le visa principal ou à la fin de la relation ou de la dépendance ; il ne confère automatiquement ni droit au travail ni citoyenneté. Pour travailler, la personne à charge doit obtenir une modification de son visa. Un Residence Visa n’est accessible qu’à une personne à charge d’un citoyen nauruan. Il peut être délivré pour une période limitée ou illimitée et autorise plusieurs entrées et les activités commerciales, mais ne constitue pas une voie générale de résidence permanente indépendante. Un Special Purpose Visa couvre des situations telles que le service dans les forces armées, le personnel navigant ou les équipages de navires, une procédure judiciaire, une situation humanitaire ou d’urgence sans passeport, ou tout autre motif accepté par le Director. Un Long Term Stay Visa introduit en 2025 est réservé à une personne ou à un groupe couvert par un accord avec un autre État ; la demande doit être présentée par un représentant officiel d’un État. Un Public Service Employment Visa introduit en 2025 concerne un contrat de travail ou de conseil conclu avec un organisme de la fonction publique. Aucun de ces visas ne constitue un programme général d’immigration ouvert au public. Les études relèvent de la catégorie Education du Business Visa. Le travail relève de la catégorie Employment ou du Local Business Employment Visa. Le séjour familial passe généralement par un Dependant Visa ou, lorsque le lien est avec un citoyen nauruan, par un Residence Visa. Un visa de personne à charge ou de résidence ne crée à lui seul ni droit au travail, ni droit à l’installation permanente, ni citoyenneté. À l’expiration du visa, il faut normalement partir et déposer une nouvelle demande, sauf application d’un RPC Visa ou d’une exemption ministérielle. Le dépassement de la durée de séjour coûte 50 $ par jour à compter de l’expiration du visa. La protection relève d’une procédure distincte régie par le Refugees Convention Act 2012. Le demandeur d’asile présente une demande au Secretary sans frais de demande ni frais de procédure. La définition du réfugié suit la Convention de 1951 et le Protocole de 1967. Le Secretary peut demander des renseignements d’identité, un entretien, des documents, une déclaration sous serment et des informations auprès d’autres sources, puis rend une décision écrite motivée comprenant des informations sur le recours. Le réfugié reconnu bénéficie du principe de non-refoulement : Nauru ne doit pas le renvoyer vers un lieu où le risque de protection concerné s’applique. Le Refugee Status Review Tribunal assure gratuitement un réexamen au fond dans un délai de 28 jours. Il peut confirmer, modifier, renvoyer ou remplacer la décision, avec un objectif de 90 jours à compter de la réception d’un dossier complet. Un recours devant la Supreme Court n’est possible que sur un point de droit et doit être déposé dans les 28 jours. Une demande de protection valide, ou un recours pendant devant le Tribunal ou la Supreme Court, empêche l’éloignement en vertu de l’article 11(1A) de l’Immigration Act. Les dossiers de protection sont confidentiels. Le Temporary Settlement Visa est initialement valable six mois et peut être prolongé ; il peut être délivré après la reconnaissance du statut de réfugié, d’une protection dérivée ou d’une protection complémentaire. Le RPC Visa est réservé aux personnes envoyées par l’Australie au titre des articles 198AD ou 199 du Migration Act 1958 australien et comporte des conditions relatives aux locaux, à la conduite ou aux activités. Il ne constitue pas une voie d’immigration nauruane indépendante. La citoyenneté est principalement régie par le Naoero Citizenship Act 2017. Les octrois ordinaires sont décidés par le Minister en consultation avec le Cabinet, après une demande adressée au Secretary, une enquête et un rapport. Les voies comprennent la naissance d’un parent nauruan, la naissance à Nauru avec apatridie, la naissance suivie de 20 années de résidence continue lorsque les parents n’étaient pas citoyens, la filiation par un parent nauruan, le mariage après sept ans de cohabitation légale à Nauru, l’adoption par un citoyen, la nouvelle demande d’un ancien citoyen et les demandes pour des mineurs ou personnes à charge liées à un parent. Le Cabinet peut lever la condition de résidence pour le mariage. La double citoyenneté est autorisée. L’approbation exige un serment ou une affirmation solennelle et un certificat de citoyenneté. Les frais des demandes ordinaires vont de 100 $ pour la filiation ou l’octroi à 500 $ pour une demande d’ancien citoyen ; plusieurs demandes liées à la naissance, au mariage, à l’adoption ou à un mineur ou une personne à charge coûtent 250 $. Le certificat de citoyenneté coûte 100 $ et son remplacement 150 $. Selon la procédure décrite, une décision de citoyenneté est définitive et ne peut faire l’objet d’un recours ou d’un réexamen judiciaire. Une annulation peut faire suite à une fraude, une corruption, une fausse déclaration, une dissimulation ou certaines infractions graves ; la personne dispose de sept jours pour présenter ses observations, et le risque d’apatridie doit être pris en compte. Le Nauru Economic and Climate Resilience Citizenship Act 2024, modifié en 2025 et 2026, crée une voie distincte fondée sur une contribution pour les ressortissants étrangers âgés d’au moins 18 ans qui apportent une contribution importante dans les domaines social, économique, industriel, commercial, climatique ou du développement. La demande doit être transmise au ECRCP Program Office par un agent agréé. Une vérification préalable, des contrôles de police et de la Financial Intelligence Unit, des justificatifs sur l’origine des fonds et, parfois, un entretien sont exigés. Le Cabinet ou le Minister prend la décision finale ; la contribution doit être versée au Treasury Fund avant la délivrance du certificat. Les frais publiés dans l’annexe 1 prévoient une contribution de 105 000 $ pour un demandeur, 110 000 $ pour une famille de quatre personnes au maximum et 115 000 $ pour une famille de cinq personnes ou plus, auxquels s’ajoutent les frais de demande, de vérification préalable et de passeport. Le Gazette de l’Iruwa Initiative 2026 indiquait une contribution principale de 90 000 $ pour les demandes déposées du 29 janvier au 30 juin 2026 ; toute prolongation ultérieure ou tout tarif actuellement en vigueur doit être confirmé dans l’instrument juridique applicable. La loi ne prévoit pas d’exigence de résidence ; la citoyenneté est distincte du Residence Visa. La perte ou l’annulation de la citoyenneté peut entraîner la saisie ou l’annulation des titres de voyage sans remboursement. Les demandeurs doivent préparer un passeport ou titre de voyage, des justificatifs d’identité, des photographies, des copies certifiées conformes et des traductions, des pièces relatives à la santé et à la moralité, un extrait de casier judiciaire, une licence commerciale le cas échéant, un contrat ou une offre d’emploi, une preuve de propriété nauruane lorsque nécessaire, des justificatifs de mariage, de naissance, d’adoption ou de dépendance, des moyens de subsistance et une adresse prévue. Les cartes d’arrivée demandent la nationalité, la profession, l’itinéraire, les condamnations passibles d’au moins deux ans d’emprisonnement, les refus ou annulations de visa, les éloignements ou expulsions et le motif du séjour. Les changements concernant le mariage, le divorce, la séparation, une naissance, une adoption, un décès, l’emploi ou une activité commerciale doivent être signalés par écrit sans délai ; la peine maximale est de 500 $. Une information d’immigration fausse ou trompeuse, l’entrave à un agent de l’immigration ou le non-respect de ses instructions peuvent chacun entraîner une peine maximale de 10 000 $. Les documents de citoyenneté faux ou falsifiés peuvent entraîner une amende maximale de 100 000 $ ou dix ans d’emprisonnement. Tout refus de visa doit être notifié par écrit avec ses motifs. Le Minister peut réexaminer un refus, une condition, une modification, une suspension ou une annulation si la demande est présentée dans les 14 jours ; il peut confirmer, modifier ou annuler la décision. Une ordonnance d’éloignement peut être prise en cas de statut migratoire interdit, d’entrée illégale, de condamnation prévue par la loi, d’expiration ou d’annulation du visa. Les motifs peuvent comprendre une violation des conditions du visa, un danger pour la paix ou l’ordre public, l’absence de moyens légaux suffisants, le trafic de migrants, une violation de la loi ou le fait d’être considéré comme un immigrant indésirable. Un recours contre une ordonnance d’éloignement est adressé au President dans les sept jours ; il doit être présenté par écrit et coûte 20 $, et la décision doit être rendue dans les sept jours. Un sursis peut être accordé. Le réexamen d’un refus, d’une condition ou d’une annulation de visa coûte 20 $. Le recours contre un éloignement coûte 20 $. Pour les décisions précises relevant des articles 11 et 13, l’Immigration Act limite tout autre contrôle judiciaire ; les recours en matière de protection et les décisions de citoyenneté suivent leurs propres règles.
Droit de l’immigration à Nauru
À Nauru, le droit de l’immigration régit l’entrée, les visas, le travail, les études, le séjour familial, la protection, la citoyenneté et l’éloignement. Les non-citoyens ont généralement besoin d’un visa en cours de validité et doivent respecter son objet, sa durée et ses conditions. Nauru prévoit des voies spécifiques pour les visiteurs, les travailleurs, les personnes à charge, les demandeurs de protection et certains demandeurs de citoyenneté, mais aucune voie générale de résidence permanente ou d’immigration à points.
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