La culture orale somalienne comprend la poésie, les chants, la danse, les proverbes appelés maahmaahyo, les contes, les berceuses et les récits qui préservent la mémoire, les valeurs sociales et l’identité. Les mères, les grands-mères, les autres femmes, les anciens, les poètes, les musiciens et les membres des communautés jouent un rôle central dans la transmission. Le somali reste un vecteur majeur, tandis que le théâtre, les publications imprimées, les médias électroniques et les plateformes numériques étendent la transmission aux villes, aux régions et à la diaspora. Les traditions familiales et communautaires sont particulièrement visibles dans le mariage et les noces. Une zaffa est un cortège nuptial festif qui peut inclure de la musique, de la danse, des rituels et un rassemblement marquant le passage à la vie conjugale. Les dépenses de mariage, les vêtements, les cadeaux, les contributions sociales, les déplacements et les spectacles varient selon le foyer, la communauté et le lieu ; il n’existe pas de coût national standard en Somalie. Le Xeer est un système coutumier transmis oralement qui guide les comportements, la médiation, la réconciliation, les compensations et l’entraide. Les anciens et les communautés concernées l’appliquent couramment, mais son poids social et son rapport au droit de l’État varient localement. La diya, c’est-à-dire une compensation convenue dans le cadre d’un règlement coutumier, peut faire partie de ce processus. Le Xeer ne remplace pas les droits humains ni les règles de l’État, et les pratiques coutumières ne peuvent justifier un préjudice. Le cycle annuel est étroitement lié à la vie pastorale et agricole. Le Gu est la principale saison des pluies, généralement d’avril à juin ; le Hagaa ou Xagaa est une saison sèche autour de juillet à septembre ; le Deyr est une courte saison des pluies autour d’octobre à décembre ; et le Jilaal est la principale saison sèche autour de janvier à mars. Les précipitations, la sécheresse, les inondations, la sécurité et les déplacements peuvent modifier le calendrier des pâturages et de la gestion de l’eau, des migrations du bétail, de la séparation des troupeaux, de l’éloignement des foyers et des travaux agricoles. Ces cycles saisonniers sont donc à la fois des repères culturels et des connaissances pratiques. Les vêtements traditionnels comprennent, pour les femmes, le dirak ou baati, le dirak/will, le shaash, le gar basaar et le dirra, et, pour les hommes, le mawus, le cimaamad et le koofi. Le hijab, l’abaya, le niqab et le khimar sont également portés. Les choix varient selon l’occasion, la région, l’âge, le cadre urbain ou rural, les pratiques religieuses et les générations. Les savoir-faire artisanaux portent notamment sur les textiles, les objets domestiques, les abris, le stockage et les récipients à lait comme le haan et le haruub. Les compétences et les connaissances sociales associées à ces objets sont aussi importantes que les objets eux-mêmes, et les femmes ainsi que les jeunes jouent un rôle central dans de nombreux travaux de sauvegarde. La Somalie n’est pas culturellement uniforme. Les régions du nord et du centre ont des traditions pastorales et liées aux chameaux plus marquées ; le sud présente des pratiques agro-pastorales, fluviales et agricoles ; et les communautés côtières, notamment les communautés benadiri et bravanaises, entretiennent des répertoires distincts. Les conflits, les déplacements, l’urbanisation, les migrations, les changements linguistiques, les chocs climatiques et la culture numérique transforment la transmission. Le ministère de l’Information, de la Culture et du Tourisme, son Département de la culture, la Commission nationale somalienne pour l’UNESCO auprès du MoECHE, SOMASA, les institutions culturelles, les États membres fédéraux, les organismes culturels locaux et les réseaux communautaires peuvent soutenir la documentation ou la sauvegarde, mais la gouvernance reste fragmentée et aucun registre national des traditions ni procédure d’accès unique n’a été établi. La Somalie est liée à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel depuis le 23 octobre 2020. Le Xeer Ciise a été inscrit sur la Liste représentative de l’UNESCO en 2024, et la zaffa l’a été en 2025 en tant qu’élément transnational impliquant la Somalie. Une inscription de l’UNESCO reconnaît un patrimoine culturel ; elle ne confère pas de droit individuel, ne prouve pas que chaque communauté pratique l’élément et ne crée pas de système national de permis. Une limite claire doit être posée concernant les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants ou précoces : une pratique héritée n’est pas automatiquement acceptable. L’Enquête somalienne sur la santé et la démographie de 2020 a indiqué que les mutilations génitales féminines concernaient 99 % des femmes et des filles de 15 à 49 ans, souvent entre cinq et neuf ans. Elles n’ont aucun bénéfice médical et peuvent causer des infections, des hémorragies graves, des complications à l’accouchement et des préjudices psychologiques. La pression sociale, les idées de pureté ou de capacité à se marier, les inégalités entre les genres et certaines interprétations religieuses peuvent contribuer à leur maintien, mais personne n’a l’obligation de perpétuer une pratique nuisible.
Traditions en Somalie
Les traditions en Somalie comprennent des pratiques, des symboles et des expressions transmis au fil des générations et liés à la vie familiale, au mariage, aux activités saisonnières, à la religion, aux vêtements, à la musique, à l’artisanat et aux identités régionales. La poésie, les chants, la danse, les proverbes, les contes et les savoir-faire pratiques sont transmis principalement par les familles et les communautés, plutôt que par un système national unique. Les pratiques varient selon les communautés pastorales, agricoles, côtières, urbaines, déplacées et de la diaspora.
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